Beaufremont

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Beaufremont
Panorama général.
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Blason de Beaufremont
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Neufchâteau
Canton Neufchâteau
Intercommunalité Communauté de communes de Bulgnéville entre Xaintois et Bassigny
Maire
Mandat
Daniel Delétoille
2014-2020
Code postal 88300
Code commune 88045
Démographie
Gentilé Beaufremontais(es)
Population
municipale
84 hab. (2013)
Densité 9,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 27″ N 5° 45′ 19″ E / 48.2575, 5.7552777777848° 15′ 27″ Nord 5° 45′ 19″ Est / 48.2575, 5.75527777778
Altitude 460 m (min. : 348 m) (max. : 492 m)
Superficie 9,02 km2
Localisation

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Beaufremont est une commune française située dans le département des Vosges. Elle est essentiellement connue pour être une ancienne place forte du duché de Bar puis du duché de Lorraine.

Ses habitants sont appelés les beaufremontais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Beaufremont se situe aux marches sud de la Lorraine, sur le flanc d'une colline qui porte le même nom. Pratiquement, il se situe à dix kilomètres de l'autoroute A 31 reliant Dijon à Nancy, à 80 km au sud de cette dernière et à équidistance des sorties de Châtenois et Bulgnéville. Plus précisément, Beaufremont a pour voisin au levant le village d'Aulnois où s'écoule le Grand Bany, tandis qu'au couchant se trouve le village de Lemmecourt où coule le Petit Bany et qu'enfin au nord s'étend Landaville, bourg où le Petit Bany se jette dans le Grand. Les eaux de ces deux ruisseaux se jettent dans le Mouzon, un affluent de la Meuse.

Prise de vue aérienne du village de Beaufremont (fin des années 1990)

Le village, accroché au coteau, surplombe une étendue assez grande sur le pourtour de laquelle des saules pleureurs sur un sol tombant trahissent la présence passée des berges d'un étang. Ce dernier s'étendait avant la Révolution depuis la digue de la Marcarie située au-dessus de Lemmecourt jusqu'aux confins du hameau de Roncourt où les parcelles de pré sont toujours appelées "la Queue de l'Étang". Au-delà de cette vallée, la terre remonte doucement puis de plus en plus abruptement pour former le coteau (que les géologues dénomment cuesta, la côte en espagnol) dit du bois de Saint Charles. Cette ligne de crête marque la limite ouest du territoire de la commune au-delà de laquelle s'étend la vallée de l'Anger et les villages de Gendreville et Jainvillotte.

Beaufremont sous la neige (2006)

Le bois de Saint-Charles offre une protection naturelle à la source d'eau appelée Naburnessart qui rassasie les Beaufremontais. En contrebas du bois était autrefois une ferme qui elle-même était une ancienne fabrique de tuiles et a donné aux parcelles avoisinantes le nom des "Tuileries". Le passant peut encore observer les ruines de cette bâtisse en prenant la petite route communale qui mène à Saint Charles. Au sud du territoire, entre Roncourt et Aulnois, s'étend un autre bois, le "François Châtel" qui borde la "Queue de l'Étang" et dans lequel prend naissance le petit Bany.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune semble indissociable de celui de la famille qui s'orthographie Bauffremont.

Une légende attribue l'origine du nom de cette famille à Bowermund, chef burgonde qui, après s'être fait baptiser et avoir pris comme devise « Dieu aide au premier Chrétien », prit part en 427 à la défaite des Huns. Par la suite, celui-ci aurait fondé une place forte sur une colline des bords de Meuse à laquelle ses fils auraient donné son nom.

Cette légende est attestée par l'historien local Jean-Charles Chapellier qui écrit en 1860 :

"Les premiers de ces seigneurs sont restés inconnus de nos chroniqueurs. À défaut de généalogie réelle antérieure au XIIe, le P. Claude Perri, dans son histoire de Châlons-sur-Saône publiée en 1659, avait admis une suite d'aïeux au moyen desquels il faisait descendre cette noble famille d'un chef ou roi des Bourguignons du nord nommé Vauvremont ou Beaufremontius, guerrier qui, au sortir d'Allemagne, se serait fait chrétien avec ses gens, vers l'an 427. De là, les descendants de ce prince se seraient qualifiés de Premiers barons chrétiens de Bourgogne."[1]

Mais ce dernier donne d'autres hypothèses pour l'origine du nom Beaufremont :

  • l'une renverrait à la présence d'un beffroi sur le mont :

"Le nom de Beaufremont est écrit de différentes manières dans les anciens titres; on y lit : Beffroymont, Befroidmont, Beffromont, Baffrimont, Boufranmont, etc, et on l'appelle encore Boufromont dans le patois du pays. Ces diverses dénominations ont fait conjecturer que ce lieu avait été ainsi désigné parce qu'on avait placé une grosse cloche vulgairement un beffroi, pour donner l'alarme et appeler les sujets en cas d'imminent péril, comme on faisait dans les autres châteaux, au son du cor, ou par des cris. C'est ce que rappelaient encore, dit-on, les vairs et contre-vairs des armes de Beaufremont, qui ne sont autre chose que des cloches sans nombre."[2]

  • une autre hypothèse, que Jean-Charles Chapellier défend particulièrement, relie l'étymologie du nom du lieu à sa description subjective :

"Il nous paraît plus simple d'admettre que ce château tire son nom de l'emplacement qu'il occupe : Beau-frais-mont, un mont à la fois beau et frais, d'où l'on découvre les vues les plus variées, avec un horizon à souhait, et on l'on respire toujours un air pur et tempéré."[2]

  • une dernière enfin concilie l'hypothèse attestant de la présence du beffroi avec l'existence du château fort :

"On pourrait cependant dire aussi que Baffrimont et Befroymont ont la même signification que Baffraiz, Beffrois ou Belfroit, de Belfredus (Beffroy), mots qui, d'après diverses citations du Glossaire de Ducange, furent employés au Moyen Âge pour désigner une des tours principales des maisons fortes, et même quelques châteaux environnés de fossés. D'après cette étymologie, Beffroymont signifierait alors tout simplement : Tour du Beffroy ou château fortifié situé sur le mont."[2]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Un tumulus funéraire situé au sommet de la colline de Saint Charles qui fait face au village, témoigne de la présence d'une communauté sur le territoire de la commune dès le néolithique. Les objets disposés dans les tombes pour accompagner les morts dans l'au-delà et retrouvés lors de fouilles archéologiques effectuées dans les années 1970 sont conservées au musée lorrain de Nancy. Le site est inscrit aux monuments historiques depuis le 17 octobre 2000.

Il est difficile d'établir la présence des peuples primitifs sur le territoire de la commune pendant l'Antiquité même s'il est très probable que ce dernier fut visité et investi étant donnée la situation topographique du lieu qui en fait un poste militaire facile à défendre[3]. L'emplacement de Beaufremont, non loin de Grand et de Soulosse ainsi que les noms des villages voisins renvoient à un peuplement très probable par les leuques et les romains (le nom de Jainvillotte viendrait du latin Jani-Villula qui renvoie au dieu Janus, Lemmecourt viendrait du celte lem ou lam qui signifie bois et du latin curia)[3].

Avant la fin de l'empire romain, le territoire de la commune est investi par les burgondes dont un de leur chef, Bowermund ou Vauvremont, jette les bases d'un château fort au début du Ve siècle. Par la suite, l'histoire du village de Beaufremont ne peut être objectivement évoquée sans entreprendre en même temps l'étude de celle de la famille de Bauffremont. La présence des vestiges du château fort qui appartient toujours à la famille qui porte le même nom montre l'évidence de ce rapprochement.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Un diplôme de l'empereur Frédéric Ier, daté de Mont-Bar au royaume de Bourgogne le 14 novembre 1157, cite le château de Bafrimont comme étant sous la protection de l'Empire[4][5]. Cette pièce importante révèle les noms des plus anciens seigneurs de Beaufremont qui nous soient parvenus (Eudes, Liébaud et Hugues) ainsi que la nature de la seigneurie de Beaufremont au XIIe siècle qui était un fief héréditaire relevant directement de l'Empire et comprenant des terres, des forêts, des étangs dans les territoires de Lemmecourt, Landaville-le-Bas, Gendreville, Médonville et Malaincourt.

La baronie de Beaufremont est également mentionnée en 1210, dans un titre de Renaud, évêque de Toul, à l'occasion d'une donation à l'abbaye Saint Epvre de Toul. Ce titre mentionne un certain Milo Miles, écuyer de Beffroimont, et Liébaud, son frère, qui cédait par cet acte à l'abbaye tout ce qu'il possédait à Trondes[5].

La présence de la famille de Bauffremont dans le château médiéval est attestée dans les annales de l'Evêché de Toul[5]. En effet, en 1271, Gauthier de Bauffremont s'est fait élire évêque de Toul par une partie du chapitre puis chassé par le duc de Lorraine, Ferry III. Cet épisode qui vit le temps d'une bataille, les troupes du sieur de Bauffremont affronter celles de Ferri III fait dire aux historiens que les Bauffremont étaient capables de se soulever contre le duc de Lorraine. Au XIIIe siècle, les Bauffremont étaient attachés au service du duc de Bourgogne bien que les terres de la baronnie étaient situées dans le duché de Bar. Le premier à paraître à la cour de Bourgogne est Liébaud III, baron de Bauffremont qui était gouverneur lieutenant pour Phillipe-le-Bel au comté de Bourgogne en 1297 et 1298. Plus tard, Pierre de Bauffremont, comte de Charny fait partie des premiers chevaliers de la Toison d'Or réunis en 1430 à Bruges par le duc Philippe-le-Bon.

La branche aînée de la famille Bauffremont s'éteignit au début du XVe siècle siècle lorsque Jean de Bauffremont périt sur le champ de bataille d'Azincourt le 25 octobre 1415. De nos jours, sa pierre tombale peut-être vue dans l’église paroissiale de Beaufremont. Ainsi, la baronnie fut transférée à la branche cadette et resta dans la famille jusqu'en 1468, année de la mort de Pierre III qui n'avait pas de descendance masculine. René Ier d'Anjou, duc de Lorraine et de Bar, donna alors la baronnie à Ferry II, comte de Vaudémont. Mais le 13 mars 1486, la baronnie fut rétrocédée sous la pression de l'empereur à Claude d'Arberg de la maison Neufchâtel-Valangin qui était le neveu par alliance de Jean de Beauffremont, mort à Azincourt[5].

À la fin du Moyen Âge, Beaufremont est une baronnie s'étendant sur plusieurs villages protégée par un château fort. Entouré de fossés profonds et flanqué de tours dont les murs avaient quatre à cinq mètres d’épaisseur, c'était alors une puissante place forte aux confins des duchés de Bar, de Lorraine et de Bourgogne.

La Renaissance : le jeu des successions aboutit à la division de la baronnie en deux domaines[modifier | modifier le code]

En 1517, la baronnie passa par le jeu des successions aux comtes de Challant, une puissante famille originaire du Val d'Aoste. Son plus illustre membre, René de Challant, fidèle serviteur des ducs de Savoie, fit construire en l'église de Beaufremont la chapelle du saint évêque d'Aoste, saint Grat[6]. Lorsque René de Challant mourut en 1565, la propriété revint à ses deux filles issues du mariage avec Mencie du Portugal :

  • Philiberte de Challant (morte en 1589), mariée à Joseph de Tornielle (en italien : Giuseppe Tornielli) originaire de Milan;
  • Isabelle de Challant (1530-Turin le ), mariée à un noble d’origine italienne, issu d'une famille implantée dans la région germanophone du Trentin, Jean-Frédéric Madruce (en italien : Gian Federico Madruzzo).

Les deux familles s'installèrent alors à Beaufremont[5]. Plus tard, les petits-fils de René décidèrent de diviser la baronnie en deux parts égales en 1589. La partie basse du château revint aux Tornielle tandis que la partie haute revint aux Madruce. Cette séparation entraîna la modification de l'agencement du château dont les traces sont toujours visibles de nos jours. Elle concerna également les propriétés et les redevances dans les différents villages dépendants de la baronnie[7]. Cette séparation de la baronnie perdura jusqu'à la Révolution française.

Les comtes de Tornielles et de Madruce remplissaient aux côtés des ducs de Lorraine d'importantes fonctions. En 1625, la partie des Madruce échoue par mariage à Charles de Lenoncourt, seigneur de Serre[5], issu d'une illustre famille noble de Lorraine. Ce dernier est fait bailli et gouverneur de Saint-Mihiel en 1630 par le duc Charles IV.

Les guerres et les misères du XVIIe siècle entrainent la vente des domaines[modifier | modifier le code]

Qualifié par les historiens français de "grand siècle", le XVIIe siècle voit passer passer en Lorraine des hordes de soldats qui ravagent les villages et rançonnent les habitants au cours des guerres qui opposent les grandes puissances européennes (voir guerre de Trente ans, Charles IV de Lorraine et traité de Vincennes). Ces guerres apportent également leur lot de maladies et d'épidémies (peste bubonique et typhus) qui contribuent au dépeuplement des villes et des villages.

Beaufremont et les villages de la baronnie n'échappèrent pas à ces affres. La peste fut le premier fléau dont la baronnie eut à gémir : elle s'y déclara avec une telle intensité dans les villages alentours que certains se dépeuplèrent entièrement[8]. Mais Beaufremont eut aussi à souffrir des conséquences militaires du conflit qui opposer Charles IV à Louis XIII.

En effet, en septembre 1635, Charles de Lenoncourt, baron de Beaufremont, répondit à l'appel du duc Charles IV et prit la conduite des troupes lorraines défendant Saint-Mihiel assiégée par Louis XIII en personne. L'issue de la confrontation tourna en la défaveur des lorrains et Charles de Lenoncourt fut fait prisonnier et incarcéré à la Bastille avec d'autres officiers lorrains bien que Louis XIII eut donné sa parole de leur laisser la liberté lors des négociations de reddition. En 1636, le cardinal de Richelieu ordonna la destruction des fortifications du château. Le motif invoqué était de pacifier la région en supprimant un refuge dont usait la soldatesque croate qui pillait et rançonnait les habitants des alentours. En fait, le ministre de Louis XIII en profitait pour punir Charles de Lenoncourt qui croupissait toujours à la Bastille et pour affaiblir, au passage, les défenses de la Lorraine. À quelques lieues de Beaufremont, la ville fortifiée de La Mothe connut un sort encore plus cruel puisqu'elle fut vidée de ses habitants et détruite pierre par pierre après avoir subi pas moins de quatre sièges entre 1634 et 1645[8].

En conséquence de ces tourments, la population de la baronnie chuta drastiquement (comme dans le reste des duchés de Lorraine et de Bar dont la population fut divisée par deux au cours de la guerre de Trente Ans) et les revenus de la terre diminuèrent considérablement. Les deux familles possédant la baronnie furent ruinées et durent vendre leur bien[5][8] :

  • Antoine de Lenoncourt, fils de Charles céda sa part du domaine le 15 juillet 1675 à François d'Alençon, lieutenant général au bailliage de Bar.
  • Les Tornielle en firent de même en 1687 à Claude-François Labbé, président de la chambre des comptes de Lorraine et conseiller-secrétaire d'Etat du duc Charles IV puis garde des sceaux du duc Léopold[9].

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Carte de Cassini où figurent les villages de la baronnie (Beaufremont est orthographié Boufraumont)

Au XVIIIe siècle, la baronnie de Beaufremont se compose de huit communautés villageoises implantées sur un territoire d'une superficie totale de 5378 ha : Aulnois, Beaufremont, Gendreville, Landaville-le-Bas, Lemmecourt, Malaincourt, Médonville et Urville. Trois petits cours d'eau arrosent ces communautés : le Bani (d'Aulnois à Landaville), le ruisseau de l'Etanchotte (de Beaufremont à Landaville en passant par Lemmecourt) et l'Anger (Malaincourt, Médonville, Gendreville). Avant 1789, les eaux du ruisseau de l'Etanchotte étaient retenues par des chaussées qui formaient trois étangs bien visibles sur les cartes de Cassini (l'étang de Lemmecourt d'une surface de 50 arpents, l'étang de réserve de 70 arpents et le grand étang de 300 arpents).[5] Le reste du territoire est partagé entre forêts et cultures, une partie appartenant directement au domaine seigneurial, l'autre étant la propriété de laboureurs issus des communautés.

La population était essentiellement paysanne et se composait d'une majorité de laboureurs, de manœuvriers, et de quelques petits artisans (charpentiers, tuiliers, maçons…). Les laboureurs élèvaient quelques chevaux, quelques vaches, quelques moutons et porcs. Ils possédaient en moyenne une à deux charrues. Le manœuvrier ne possède ni charrue, ni attelage mais il peut posséder quelques terres. Les déclarations de 1708 montrent que l'agriculture reposait essentiellement sur la production de céréales (blé, avoine, froment et orge) dont les rendements sont jugés faibles, la plupart des terres labourables étant mauvaises malgré la pratique de l'assolement et de la jachère. La vigne était également cultivée mais le vin était de médiocre qualité. Dans les jardins, étaient cultivées poix, lentilles et navets, la pomme de terre n'étant introduite qu'à la fin du XVIIIe siècle à Beaufremont. Les forêts étaient essentiellement plantées de chênes, de hêtres et de coudriers mais beaucoup de bois étaient ruinés et remplis de ronces, d'épines et de charmilles. Cette situation généralisée à la Lorraine au sortir des guerres du XVIIe siècle fit prendre au duc Léopold l'édit du 31 janvier 1724 qui interdisait aux troupeaux de paître dans les bois de réserve pendant cinq ans.[5]

Révolution[modifier | modifier le code]

À la Révolution, le château est vendu et entièrement détruit. La commune est alors érigée en chef-lieu de canton, statut qu'elle perdra dès 1801.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des derniers maires
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1971 mars 1989 Marcel Thivet SE  
mars 1989 mars 2008 Jean-Paul Thivet SE  
mars 2008 en cours
(au 18 février 2015)
Daniel Delétoille UMP  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 84 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
317 331 366 442 459 446 418 392 350
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
337 318 294 301 275 277 256 241 231
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
229 184 163 162 159 132 129 116 115
1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009 2013 -
111 88 98 77 73 70 71 84 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
  • La chapelle-colombier du château
  • L’inventaire topographique du patrimoine de la commune a été réalisé par le service régional[12].

Fêtes et coutumes[modifier | modifier le code]

  • Beaufremont fait partie des communes où l'on dresse des chavandes de bois que l'on brûle pour fêter Saint-Jean au solstice d'été. Au cours des années nonante, l'association locale "Entente et loisirs" éleva de hautes chavandes dont l'architecture travaillée s'inspirait de monuments célèbres.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Vairé d’or et de gueules.
Commentaires : Le blason repris par la commune n'est autre que celui de la Maison de Bauffremont, d’ancienne chevalerie.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et fortifications de la France au Moyen Âge, Strasbourg, éditions Publitotal,‎ 1978, reprint 1991, 1287 p. (ISBN 2-86535-070-3)
    Une vision d’ensemble de l’architecture castrale. Page 121 : Beaufremont

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Charles Chapellier, Essai historique sur Beaufremont, son château et ses barons, Epinal, Imprimerie de veuve Gley,‎ , 490 p., p. 22
  2. a, b et c Jean-Charles Chapellier, Essai historique sur Beaufremont, son château et ses barons, Epinal, Imprimerie de veuve Gley,‎ , 490 p., p. 23
  3. a et b Jean-Charles Chapellier, Essai historique sur Beaufremont, son château et ses barons, Epinal, Imprimerie de veuve Gey,‎ , 490 p., page 15 à 21
  4. Jean-Charles Chapellier, Essai historique sur Beaufremont, son château et ses barons, Epinal, Imprimerie de veuve Gey,‎ , 490 p., page 24 à 28
  5. a, b, c, d, e, f, g, h et i Sandrine Farnocchia, La Seigneurie de Beaufremont au XVIIIème siècle, Université de Nancy 2 (Mémoire de maîtrise),‎
  6. Marcel Albiser, Le fil d'Ariane. La famille de Bauffremont, Mirecourt,‎ , 20 p.
  7. Gembaux (archives de la famille Bauffremont), Copie du partage et division de la terre et baronnie de Boffromont, Nancy,‎
  8. a, b et c Jean-Charles Chapellier, Essai historique sur Beaufremont, son château et ses barons, Epinal, Imprimerie de veuve Gey,‎ , 490 p., page 297 à 336
  9. Dom Ambroise Pelletier, Nobiliaire ou armorial général de la Lorraine et du Barrois en forme de dictionnaire, Nancy, Thomas, père et fils,‎ , 837 p., page 427 à 429
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.
  12. Le patrimoine architectural et mobilier de la commune sur le site officiel du Ministère de la Culture (France) (Bases Mérimée, Palissy, Palissy, Mémoire, ArchiDoc), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques) diffusion RMN, et service régional de l'inventaire général de la Région Lorraine