Bubale

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Alcelaphus buselaphus
Description de cette image, également commentée ci-après
Un bubale dans The book of antelopes de 1894, par Philip Sclater.
Classification selon Mammal Diversity Database
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Mammalia
Ordre Artiodactyla
Famille Bovidae
Sous-famille Antilopinae
Tribu Alcelaphini
Genre Alcelaphus

Espèce

Alcelaphus buselaphus
(Pallas, 1766)

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Les Bubales sont un genre d'antilopes africaines de la famille des Bovidae. Huit taxons ont été décrits et sont généralement considérés comme des sous-espèces de l'unique espèce Alcelaphus buselaphus. Certains auteurs ont proposé de les reconnaître comme des espèces à part entière, mais cette position ne fait pas consensus.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le bubale est cité par les auteurs grecs, dont Aristote (en grec ancien βουϐαλος), puis par les auteurs romains dont Pline (en latin būbalus).

Description[modifier | modifier le code]

Le bubale est une grande antilope, qui mesure de 1,5 à 2,45 m de long, pour une hauteur au garrot de 1,1 à 1,5 m. Il se caractérise par un dos fortement incliné, de longues pattes, de grandes glandes sous les yeux, une queue en touffe et un rostre long et étroit. Les poils du corps mesurent environ 25 mm de long et sont de texture assez fine. Les différentes sous-espèces se distinguent les unes des autres par la couleur du pelage, qui varie du brun pâle au gris brunâtre, et par la forme des cornes. Celles-ci sont au nombre de deux chez les deux sexes, s'élèvent à partir d'un seul pédicelle et mesurent de 450 à 700 mm de long[1].

Systématique[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Liste des sous-espèces[modifier | modifier le code]

Têtes de bubales. Voir la liste des sous-espèces pour la légende.

D'après Mammals of Africa (2013)[2] :

Répartition[modifier | modifier le code]

Carte de répartition des sous-espèces de bubales en Afrique.

Les bubales montrent un rare exemple de distribution panafricaine pour un grand mammifère, qui pourrait être liée à certaines adaptations alimentaires critiques. La clé de leur succès est peut-être leur capacité à extraire une nourriture de haute qualité des hautes herbes et à survivre avec des apports relativement faibles. Grâce à leur museau long et fin, les bubales peuvent extraire le limbe et même grignoter la gaine des feuilles. Cette caractéristique leur permet de se nourrir avec succès pendant la saison sèche, une période particulièrement critique pour les antilopes. Elle les aurait amené à occuper de vastes zones herbeuses à travers l'Afrique, sur une grande variété de régimes climatiques, et à déplacer les formes précédentes[3].

Menaces et conservation[modifier | modifier le code]

Le bubale est un animal qui supporte mal la captivité. On le trouve donc rarement dans les élevages ou les zoos. Il fait concurrence aux troupeaux domestiqués lorsqu'il broute l'herbe locale. Sa chasse est organisée couramment comme une attraction touristique promettant de beaux trophées et une viande savoureuse aux amateurs de safari. Cependant cette activité humaine a considérablement fait diminuer les populations[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Corson, Les antilopes d'Afrique : biologie, éthologie et chasse, Le gerfaut, , 152 p. (ISBN 2-914622-43-0, lire en ligne), p. 72-75.
  • (en) Colin P. Groves et Peter Grubb, Ungulate taxonomy, Baltimore, Johns Hopkins University Press, , 317 p. (ISBN 978-1-4214-0093-8, lire en ligne), p. 208-211.
  • (en) Leonard Morris Gosling et Isabella Capellini, « Alcelaphus buselaphus Hartebeest », dans Jonathan Kingdon et al., Mammals of Africa, vol. VI : Pigs, Hippopotamuses, Chevrotain, Giraffes, Deer, and Bovids, Londres, Bloomsbury Publishing, (ISBN 978-1-4081-2251-8, lire en ligne), p. 510-526.
  • (en) José R. Castelló, Bovids of the world : antelopes, gazelles, cattle, goats, sheep, and relatives, Princeton et Oxford, Princeton University Press, , 664 p. (ISBN 978-1-4008-8065-2, lire en ligne), p. 528-539.

Références biologiques[modifier | modifier le code]

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