Brasserie de l'Union à Jumet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Brasserie de l'Union à Jumet
Jumet - brasserie de l'Union - 03.jpg
Présentation
Style
Moderniste
Architecte
Maurice Hosdain
Construction
XIXe siècle -1947
Commanditaire
Brasserie de Jumet
Localisation
Pays
Région
Province
Commune
Adresse
rue Derbèque, 54
6040 Jumet
Accès et transport
Autobus
50 et 86
Coordonnées
Localisation sur la carte de Charleroi
voir sur la carte de Charleroi
Red pog.svg
Localisation sur la carte de Belgique
voir sur la carte de Belgique
Red pog.svg

La Brasserie de l'Union à Jumet est un complexe industriel situé à Jumet, Charleroi (Belgique). Depuis 2006, le site de la brasserie est desaffecté dans l'attente d'une reconversion[1],[2],[3]. Le site est implanté entre la rue de la Madeleine, la rue Derbèque et la rue Sohrier.

Histoire[modifier | modifier le code]

La brasserie a été fondée en 1864 par Jean-Baptiste Biernaux et Léopold Deponson en pleine révolution industrielle. Elle prend le nom de SA Brasserie de Jumet lorsqu'elle passe sous la propriété de la famille Biernaux en 1891[4]. Après la première guerre mondiale, en 1927, elle prend le nom de Brasserie de l'Union.

En 1935, à Londres, elle a reçu les médailles d'or de l'Exposition internationale de Londres. Avec l'achat par le groupe Alken-Maes en 1978, les installations de production sont modernisées avec une production de 350.000 hl[5],[6].

En 2004, la production a été réduite à 280.000 hl avec un personnel de 20 personnes[7].

Architecture[modifier | modifier le code]

Depuis sa fondation en 1864, le site a subi de multiples interventions d'extension et de modernisation, y compris différents types de langage architectural. L'intervention architecturale la plus récente est la plus remarquable et a été réalisée par l'architecte Maurice Hosdain. Il a inséré un bâtiment courbe à l'angle de la rue de la Madeleine et de la rue de Derbèque et a unifié les façades en briques des différents bâtiments. La façade proposée est caractérisée par le rytme de une grande haute verrière (rénové dans les années 1990), typique de l'esprit moderniste[1],[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Strauven, Iwan,, Le Maire, Judith, 1972- et Dailly, Marie-Noëlle,, Charleroi métropole : guide, architecture moderne et contemporaine, 1881-2017 (ISBN 978-2-8047-0367-7 et 2-8047-0367-3, OCLC 1020583104, lire en ligne), p. 150
  2. DH Les Sports+, « L’ex brasserie de l’Union dans l’impasse », sur www.dhnet.be, (consulté le 29 mai 2020)
  3. a et b Bricteux, Pierre. et Hannecart-Masure, Evelyne., Sites et bâtiments industriels anciens de Wallonie : Brabant wallon, Liège, Luxembourg, Namur, Hainaut, Ministère de la région wallone, Division du patrimoine, (ISBN 2-930112-50-6 et 978-2-930112-50-3, OCLC 491560453, lire en ligne), p. 60-61
  4. DH Les Sports+, « La brasserie de l'Union a 140 ans », sur www.dhnet.be, (consulté le 29 mai 2020)
  5. « ALKEN-MAES: SECONDE JEUNESSE DE LA BRASSERIE DE JUMET », sur Le Soir (consulté le 29 mai 2020)
  6. Sépul, René., Brasseurs d'ici : Histoire de la bière en Wallonie et à Bruxelles, Renaissance du livre, (ISBN 2-87415-536-5 et 978-2-87415-536-9, OCLC 68207720, lire en ligne), p. 27-29
  7. La Libre.be, « Alken-Maes mise sur ses bières spéciales », sur www.lalibre.be, (consulté le 29 mai 2020)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Iwan Strauven (dir.), Judith Le Maire (dir.) et Marie-Noëlle Dailly (dir. et photogr.), , Mardaga et Cellule architecture de la Fédération Wallonie-Bruxelles, coll. « Guide d'architecture moderne et contemporaine » (no 4), 2017, 367 p. (ISBN 9782804703677), p. 211
  • Bricteux, Pierre, et al. Sites et Bâtiments Industriels Anciens de Wallonie : Brabant Wallon, Liège, Luxembourg, Namur, Hainaut. Namur, Ministère De La Région Wallone, Division Du Patrimoine, 1995, p. 60-61.
  • René Sépul, and Cici Olsson. Brasseurs d’ici : Histoire de La Bière En Wallonie et À Bruxelles. Bruxelles, Renaissance Du Livre, 2006, p. 27–29.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]