Bouctou

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Bouctou (« Gaïchoutou Ein Atouboutoute, c’est-à-dire la femme au gros nombril en tamacheq »[1]) est la fondatrice légendaire de la ville de Tombouctou au Mali. La tradition orale veut que Bouctou soit originaire d’Essouk. D’autres sources[1] la disent « sonraï, originaire de Khaïragho, localité se trouvant à l’est de la ville de Rarhous ».

Bouctou, femme célèbre targui dont la ville de Tombouctou porte le nom.

On a coutume de dire que le monde est vieux, mais que l’avenir sort du passé ; telle est la part de l’histoire…

Qui l’aurait cru, qu’une femme serait le symbole de la ville de Tombouctou ? L’histoire remonte au XIIIe siècle. Il paraitrait que Bouctou, en ce temps, habitait un endroit parle quel les marchands maghrébins passaient.[réf. nécessaire] Il arrivait très souvent à ces derniers de lui confier leurs marchandises à cause de sa sagesse et de sa fiabilité.

Gardienne d’un puits, ‘’Tin’’ ou ‘’Tim’’ qui signifierait lieu en langue touareg, la ville de l’actuelle Tombouctou pris le préfixe ‘’Tin’’ pour coller à la racine Bouctou ; alors elle devient avec plusieurs années de transformation, Tombouctou. Ce vieux site a longtemps été le symbole aussi de l’ancien palais d’un certain Mohamed Naddi qui fut pendant près de trente quatre ans (on parlerait de 1433 à 147[Quoi ?]) chef de lieu et maire de la ville.

Dans nos coutumes et traditions, le plus souvent les femmes sont longtemps restées en marge, ce qui est fait exprès d’ailleurs. Cette révélation est un exemple frappant des femmes qui ont marqué l’histoire aux côtés des hommes vaillants (souvent même sur les champs de bataille) des temps immémoriaux.

Voici que Bouctou, une femme, est à l’origine d’une ville de civilisation, de tradition et de religions, riche en histoire, tourisme. Par la même occasion, et pour l’intérêt de toutes les nations du monde, l’UNESCO reconnu la ville de Tombouctou, en 1989 comme patrimoine culturel mondial. La ville abrite quelques mausolées et tombes, mosquées, centres culturels et musées. Il y a aussi des écoles coraniques célèbres reconnues pour les tonnes de manuscrits qu’elles engorgent.

A l’image de Bouctou, nombreuses sont ces femmes qui ont laissé aux hommes le port du chapeau de héros, sachant bien qu’elles ont joué de très grands rôles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Salem ould Elhadj, « Les arts à Tombouctou », TAPAMA, nº 1, 1996, pp. 6-18, Éditions Donniya, Bamako.

Adame Ba Konaré, dictionnaire des femmes célèbres du Mali, page 108 et 109, édition Jamana, 1993 Bamako, Mali