Betsy Balcombe

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Betsy Balcombe
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Lucia Elizabeth « Betsy » Balcombe Abell (1802) fut une amie de Napoléon Ier durant son exil à Sainte-Hélène. Sa famille et elle devinrent des proches de Napoléon, ce qui attira la suspicion du Gouverneur Hudson Lowe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Lucia Elizabeth Balcombe est le second enfant de William et Jane Balcombe, née Cranston. Son père est directeur des ventes publiques de la Compagnie anglaise des Indes orientales, basé sur l'île de Sainte-Hélène.

Élisa et sa sœur Jane, de deux ans son ainée, sont envoyées en Angleterre pour leur éducation et y apprennent le français. En 1814, elles retournent à Sainte-Hélène et résident avec leur parents et leurs deux jeunes frères dans le Pavillon des Briars.

En octobre 1815, l'empereur Napoléon est exilé à Sainte-Hélène par le gouvernement britannique. Comme la résidence de Napoléon, Longwood House, n'est pas encore remise en état, il est logé dans un pavillon près des Briars, pour une durée de deux mois. Betsy Balcombe a peur de Bonaparte la première fois qu'ils se rencontrent[1], mais, au fil du temps, elle et l'empereur deviennent d’excellent amis[1]. Elle l'appela « Boney » si bien que les officiers et fonctionnaires français sont jaloux de la jeune Anglaise.

Après le départ de Napoléon pour Longwood House, Betsy Balcombe continue de lui rendre visite. Hudson Lowe, gouverneur de Sainte-Hélène, désapprouve l'amitié entre les Balcombe et Napoléon, les soupçonnant de transporter des messages secrets en provenance et à destination de Longwood.


En mars 1818, les Balcombe quittent Sainte-Hélène et retournent en Angleterre. En mai 1821, Betsy Balcombe épouse Edward Abell et a une fille. Le mariage échoue rapidement et elle doit vivre en enseignant la musique. Dans les années 1830, elle rejoint sa famille en Nouvelle-Galles du Sud, en Australie. Des années plus tard, elle retourne à Londres.

Elle resta en contact avec la famille Bonaparte toute sa vie. En 1830, Joseph Bonaparte rend visite à Betsy Balcombe à Londres. L’Empereur Napoléon III récompense Betsy Balcombe, avec 500 hectares de terres de vignes en Algérie en mémoire de son amitié à son oncle. En 1871, Betsy Balcombe meurt à Londres, âgé de 69 ans.

En 1960, l'écrivaine australienne Dame Mabel Brookes (1890-1975), petite-nièce de Betsy Balcombe, rachète le Pavillon des Briars et l'offre à la France[1].

Hommages à Betsy Balcombe[modifier | modifier le code]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Botanique[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre Vibert a dénommé l'une de ses roses Élisa Balcombe[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Lucia Elizabeth Balcombe Abell: To Befriend an Emperor: Betsy Balcombe's Memoirs of Napoleon on St. Helena. Welwyn Garden City, UK: Ravenhill, 2005, (ISBN 1-905043-03-1)
  • Anne Whitehead, Betsy And The Emperor: The True Story of Napoleon, a pretty girl, a Regency rake and an Australian colonial misadventure. Allen & Unwin, Sydney, 2015 (ISBN 978-1-76011-293-6)
  • (en) Thomas Costain, The Last Love, éd. Doubleday, 2000.