Jean-Pierre Vibert

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Jean-Pierre Vibert, né à Paris le 31 janvier 1777, mort le 18 janvier 1866, est un rosiériste français du début du XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeune homme, Vibert a servi dans l'armée de Napoléon dont il est un fervent admirateur. À la suite de blessures de guerre, il se tourna vers le jardinage et devint propriétaire d'une quincaillerie rue du Four à Paris. Son magasin était près de chez André Dupont, horticulteur de l'impératrice Joséphine de Beauharnais. Il s'intéresse alors à la création de roses.

En 1812, il vend son magasin de matériel. Peu de temps après, en 1813, il achète des terres à Chennevières-sur-Marne pour créer une pépinière, où il hybride des roses, des arbres fruitiers et des vignes[1].

Il épouse Adélaïde Charlotte Heu en 1805, avec qui il a trois enfants (1816?):. Aimée, Adélaïde et Théodore.

En 1815, le pionnier des rosiéristes Jacques-Louis Descemet (1761-1839) doit céder sa pépinière de St-Denis. En effet, il a de graves difficultés financières liées à l'occupation du nord de Paris par les troupes britanniques à la suite de la bataille de Waterloo. Vibert rachète alors la pépinière de Descemet avec ses 10 000 plants et ses dossiers d'hybridation. Un mois plus tard, sa fille de 5 ans Adélaïde meurt et son épouse Adélaïde meurt également quelques mois plus tard.

Vibert a été l'un des fondateurs de la Société d'horticulture de Paris en 1827 (maintenant Société nationale d'horticulture de France).

Il déménage sa pépinière à Saint-Denis en Janvier de cette année puis à nouveau en 1835, à Longjumeau, au sud de Paris. Et encore une fois, en 1839, cette fois au sud d'Angers.

En 1851, Jean-Pierre Vibert vend sa pépinière à Angers à son contremaître, M. Robert, qui en 1867 lui a consacré le cultivar "Souvenir de Pierre Vibert". Vibert se retira dans la région parisienne, où il a publié des articles sur les roses et les raisins.

Il est décédé le 18 Janvier 1866 à 88 ans.

Il a créé de nombreux cultivars, parmi lesquels se trouvaient Adèle Heu nommé d'après sa femme et Aimée Vibert nommé d'après sa fille. Il s'est intéressé particulièrement aux roses tachetées et rayées. Ses hybrides couvrent toutes les classes de rosiers existantes à son époque mais les roses Galliques restent la classe à laquelle il se consacra le plus. Il a voyagé à travers l'Europe pour visiter d'autres rosiéristes et distribuer de nouveaux hybrides en Europe et aux États-Unis. Ses nombreux articles sur l'hybridation des roses et leur culture ont également eu une grande importance sur le développement de la culture de la rose.

Cultivars créés ou introduits par Jean-Pierre Vibert[modifier | modifier le code]

Yolande d'Aragon

On répertorie aujourd'hui 545 variétés de rose créées ou distribuées par Vibert[2] dont voici quelques exemples :

  • Aimable Rouge (1811),
  • Armide (1816),
  • Adèle Heu (1816),
  • Blanche de Belgique (1817),
  • Petite Lisette (1817),
  • Duchesse de Berry (1818),
  • Diane de Poitiers (1818)
  • Jeanne d`Arc (1818),
  • Daphné (1819),
  • Fanny Bias (1819),
  • Agathe Fatime (1820),
  • Duc de Bordeaux (1820)
  • Duchesse d`Angoulème (1821)
  • Ipsilanté (1821),
  • Joséphine de Beauharnais (1823)
  • Amélia (1823)
  • Ombrée Parfaite (1823),
  • Mousseux Ancien (1825),
  • Pourpre (1827),
  • Aimée Vibert (1828), rosier Noisette, encore nommé ‘Bouquet de mariée’, un rosier sans épines et aux boutons roses qui s'ouvrent en fleurs blanches tout l'été, qu'il a obtenu par l'hybridation de ‘Champney's Pink Cluster’ x un hybride de Rosa sempervirens.
  • Camaieux (1830),
  • Donna Marie (1830),
  • Zoé (1830),
  • Cramoisi Picoté (1832),
  • Hortense de Beauharnais (1834),
  • Blanchefleur (1835),
  • Quatre Saisons (1836),
  • Agar (1836),
  • D`Aguesseau (1836)
  • Invincible (1836)
  • Anaïs Ségalas (1837),
  • Alain Blanchard (1839),
  • Panachée Double (1839),
  • Oeillet Flamand (1840),
  • Cosimo Ridolfi (1842),
  • Yolande d'Aragon (1843) est probablement son chef d'œuvre, considérée par de nombreux amateurs comme le nec plus ultra de la rose ancienne, au coloris et au parfum exceptionnels.
  • Comtesse du Murinais (1843),
  • De la Grifferaie (1845),
  • Ambroise Paré (1846),
  • Turenne (1846),
  • Blanc de Vibert (1847),
  • Joasine Hanet (1847),
  • Sidonie (1847),
  • Pélisson (1848),
  • Soeur Marthe (1848),
  • Béranger (1849),
  • Nathalie (1849),
  • La Ville de Bruxelles (1849),
  • Zaire (1849)
  • Adèle Pavie (1850)

Confusion possible[modifier | modifier le code]

  • L'arrière petit-fils de Jean-Pierre Vibert s'appelle également Jean-Pierre Vibert et est aussi rosiériste. On peut voir ses créations sur http://www.jeanpierrevibert.com/

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dickerson, Brent C. (1992). The Old Rose Advisor. Portland, Oregon: Timber Press. ISBN 0-88192-216-1.
  2. Source: HelpMeFind.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Joyaux, "La Rose une passion française, Histoire de la rose en France (1778 - 1914)", Editions Complexe, Bruxelles, 2001

Liens externes[modifier | modifier le code]

Vibert est l’abréviation botanique standard de Jean-Pierre Vibert.

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