Bertrand des Porcellets

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Bertrand des Porcelets est un sacriste de la cathédrale d'Arles de la famille des Porcellets, fils cadet de Rostaing des Porcelets, seigneur en partie de la ville d'Arles, actif dans les années 1050-1110.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il devient sacriste de la cathédrale d'Arles par simonie en 1056, et s'approprie immédiatement la jouissance des revenus du Vieux Bourg d'Arles qu'il cède à sa famille. Aicard de Marseille, l'archevêque d'Arles est déposé en 1082 comme simoniaque, mais Bertrand ne semble pas inquiété par les enquêtes que mène Gibelin de Sabran, le nouvel archevêque, pour assainir son diocèse, peut être en raison de la puissance de sa famille[1].

Selon la Salle des croisades du château de Versailles[2], il aurait pris part à la première croisade en 1106, mais aucun document contemporain ne permet de l'affirmer. En 1102, il assiste à l’assemblée présidée par Gibelin qui rattache le monastère de Saint-Roman de l’Aiguille à Psalmodie. Il part ensuite en pèlerinage en Terre sainte peu après, dans une expédition dont l'historien J-P Poly[3] estime qu'elle servait à exiler du diocèse d'Arles quelques personnes devenue gênantes : l'ancien archevêque Aicard, excommunié mais cherchant à reprendre son siège, Bertran des Porcellets et Raymond, doyen du chapitre d'Avignon « qui avaient trop longtemps cumulé leur office cathédrale avec les plaisirs de la chair »[4].

Il figure parmi les témoins du testament que Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse, rédige au Mont Pérégrin en Syrie le 31 janvier 1105, pendant le siège de Tripoli. Comme ce testament ordonne à ses héritiers de rendre tous les biens que le comte avait arrachés à l'archevêque d'Arles, Bertran est peut-être présent pour sauvegarder les intérêts de l'archevêque, espérant ainsi rentrer en grâce[5].

On perd ensuite sa trace. Son office de sacriste à Arles est pourvu en 1106, ce qui laisse supposer qu'il est mort à cette date, à moins que l'évêque ait décidé de le démettre de ses charges.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Aurell 1986, p. 43
  2. Salle des croisades
  3. JP Poly, La Provence et la société féodale, .
  4. Aurell 1986, p. 44.
  5. Aurell 1986, p. 147

Sources[modifier | modifier le code]