Bataille de Vinchy

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Bataille de Vinchy
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Carte du royaume franc à l'avènement de Charles Martel (714). Paul Vidal de La Blache, Atlas général d'histoire et de géographie (1912).

Informations générales
Date
Lieu Les Rues-des-Vignes
près de Cambrai
Issue Victoire de Charles Martel
Belligérants
Austrasie Neustrie
Commandants
Charles Martel Chilperic II de Francie
Raganfred

Guerre civile des Francs

Batailles

Tertry (687) - Compiègne (715) - Cologne (716) - Amblève (716) - Vinchy (717) - Néry (719)
Coordonnées 50° 05′ 43″ nord, 3° 14′ 25″ est

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La bataille de Vinchy a eu lieu à Vinchy, dit également Vinciac, près de Cambrai, dans l'actuel département du Nord le 21 mars 717, dimanche de la Passion[1]. Elle est un affrontement entre Charles Martel et les Austrasiens d'un côté et le roi des Francs, Chilpéric II, et le maire du palais, Ragenfred (ou Rainfroi) de l'autre.

Contexte[modifier | modifier le code]

La bataille de Vinchy s'inscrit dans un double contexte :

  • l'affrontement entre les royaumes de Neustrie et d'Austrasie. La Neustrie dominée par l'Austrasie à l'époque de Pépin de Herstal cherche à secouer le joug de l'Austrasie et a envahi celle ci après le décès de Pépin en 714. Après des succès initiaux, la Neustrie vient de perdre en 716 la bataille de l'Amblève et Chilpéric II et Ragenfred sont rentrés en Neustrie.
  • Charles Martel écarté du pouvoir après le décès de son père Pépin cherche à retrouver la charge de Maire du palais des deux royaumes détenue par son père .

Bataille[modifier | modifier le code]

Après la victoire de l'Amblève, au lieu de suivre immédiatement Chipéric et Ragenfred, Charles s'est de nouveau servi de la tactique utilisée pendant sa carrière couronnée de succès. Il a pris le temps de rassembler une grande armée avant d'attaquer en position de force. Il a décidé de l'endroit et du moment de la bataille, au printemps 717.

Charles entre donc en Neustrie et ravage le pays jusqu'aux environs de Cambrai. Chilpéric et Rainfroi s'avancent au devant de lui.

Charles leur envoie un émissaire afin de leur faire savoir que la paix ne sera possible que s'il est rétabli dans les fonctions occupées par son père non seulement en Austrasie mais aussi en Neustrie. Chilpéric lui répondit qu'à ses yeux son père était un usurpateur qui avait supplanté la famille légitime et que par conséquent il ne pouvait accepter cette demande. L'affrontement fut donc inévitable.[2]

La bataille fut rude, meurtrière, longtemps incertaine mais finalement Charles inflige aux Neustriens une lourde défaite à Vinchy (le lendemain c'est le dimanche devant Pâques (qui tombe en 717 le 4 avril), en la tierce calende d'avril de l'an 717[3]).

Charles a poursuivi le roi en fuite et le maire du palais jusqu'à Paris.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Désormais les Neustriens ne sont plus capables de résister à Charles Martel même si des combats eurent encore lieu jusqu'en 719. Charles Martel disposait du pouvoir pour nommer les souverains des deux royaumes.

Après le succès de Vinchy, il a proclamé Clotaire IV, roi d'Austrasie, pour l'opposer à Chilpéric, et a destitué l'archevêque de Reims, Rigobert, pour le remplacer par Milon de Trèves. Chilpéric II et le maire du palais, Ragenfred, ont été presque complètement évincés après la bataille.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Charles Oman (historien), The Dark Ages 476-918, Londres, 1914.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Anselme de Sainte Marie, Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France tome 1, Paris, (lire en ligne), page 13
  2. Charles Théodore Beauvais de Préau, Victoires, conquêtes, désastres, revers et guerres civiles des Français depuis les Gaulois jusqu'en 1792, Paris, C.L.F. Panckoucke, (lire en ligne), pages 252-253
  3. Jean Deviosse, Charles Martel, Tallandier, 1978, p. 93.