Barrage Vauban

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Barrage Vauban
Le barrage vu depuis la place du Quartier-Blanc.
Le barrage vu depuis la place du Quartier-Blanc.
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Commune Strasbourg
Coordonnées géographiques 48° 34′ 46″ N, 7° 44′ 17″ E
Fonction
Franchit l'Ill
Fonction défensive
Caractéristiques techniques
Type pont-écluse
Longueur 120 m
Construction
Construction 1681-1688
Architecte(s) Sébastien Le Prestre de Vauban
Maître(s) d'œuvre Jacques Tarade
Historique
Protection  Inscrit MH (1971, rive droite (avant-poste, portions du mur fortifié), rive gauche (mur de jonction, bastion), écluse)
 Inscrit MH (1995, parois du système fortifié de vannes d'eau)

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Barrage Vauban

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Barrage Vauban

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Barrage Vauban

Le barrage Vauban, aussi appelé grande écluse ou encore terrasse Vauban, est un pont-écluse classé monument historique situé à Strasbourg.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le barrage est construit de 1681 à 1688 par l'ingénieur français Tarade sur les plans de Vauban.

Face aux progrès de l’artillerie et des techniques de combat, les ponts couverts ne permettaient plus de défendre correctement le sud de la ville. On décida donc d’édifier, à quelques mètres en amont, une nouvelle construction capable de faire face aux nouvelles contraintes de la guerre « moderne ».

Ce barrage fut utilisé lors du Siège de Strasbourg en 1870[1], provoquant ainsi l'inondation des quartiers situés en amont.

Après 1870, les autorités allemandes font surélever le barrage d'un étage et le recouvrent de terre et de gazon.

En 1966, la ville de Strasbourg aménage une terrasse panoramique sur le toit de l'édifice[2].

Le barrage Vauban fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le [3].

En 2011, le barrage a fait l'objet d'une étude archéologique du bâti remarquable menée par le Pôle d'Archéologie Interdépartemental Rhénan sous la direction de Maxime Werlé couplé à une étude des documents d'archives[4].

Fonction[modifier | modifier le code]

Baptisé « la grande écluse », le barrage était censé, en cas d’attaque, en obstruant ses arches par fermeture des vannes, faire monter le niveau de la rivière l’Ill et inonder tous les terrains situés au sud de la cité, et donc les rendre infranchissables par l’ennemi.

Constituées principalement de champs et de vergers, ces zones, une fois noyées, devenaient de véritables marécages dans lesquels étaient censées s’embourber les troupes ennemies.

Structure[modifier | modifier le code]

Les ponts couverts, vus depuis la terrasse du barrage Vauban.

L’édifice est parfois nommé « Passage Vauban » ou « Pont Vauban » car il s’agit également d’un couloir menant d’une rive à l’autre de l'Ill. Ce « passage » comporte trois ponts-levis. Deux escaliers intérieurs et un ascenseur pour les personnes à mobilité réduite permettent l’accès du public sur le toit du barrage qui fait office de terrasse et offre une vue panoramique sur les ponts couverts et la cathédrale.

Le « passage public », porte le nom de Georges Frankhauser (1888 - 1968), fondateur de l’Association des amis du Vieux Strasbourg. Dans ce passage sont exposés des statues et des moulages en plâtre des statues de la cathédrale. Des expositions temporaires s'y tiennent régulièrement comme la Biennale Internationale du Verre en 2013 et 2015.

Emplacement[modifier | modifier le code]

Le barrage Vauban avec à droite la Commanderie Saint-Jean.
L'arrière du barrage.

Le barrage se trouve dans le quartier historique de la Petite France et enjambe l’Ill. Il reliait les fortifications – aujourd’hui disparues – de la ville. Il se situe en face des ponts couverts.

Proches des deux extrémités du barrage se dressent l’Hôtel du Département où siège le Conseil départemental du Bas-Rhin (côté place du Quartier-Blanc), le Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg ainsi que la Commanderie Saint-Jean qui abrite l’École nationale d’administration (côté place Hans Jean Arp).

Sur les deux pointes situées devant les tours des ponts couverts, et en aval du barrage Vauban, on peut voir deux séries d’embrasures situées très près du niveau de l’eau ; il s'agit très certainement d’emplacements homologues aux batteries de rupture telles que l'on en trouve dans de nombreux ports de mer fortifiés, qui permettent de couler sur place des bateaux tentant d'investir la place.

Restauration[modifier | modifier le code]

Entre 2010 et 2012, des travaux de restauration, de mise en valeur et de mise en sécurité ont été réalisés par la Ville de Strasbourg. L'architecte en chef des monuments historiques, Christophe Bottineau, a assuré la maîtrise d'œuvre de cette opération[5]. Celle-ci a entraîné la réfection complète de la terrasse et de l’étanchéité ; la création d’une toiture végétalisée remplaçant les talus de pleine terre existants ; la réfection de l’accès à la terrasse panoramique et son accessibilité aux personnes à mobilité réduite (mise en place de deux escaliers et d’un élévateur) ; la mise en sécurité et mise en propreté du niveau inférieur ; la restauration des façades, le remplacement des pierres altérées, le dessalement, le nettoyage et le jointeoiement des parements[6].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dominique Toursel-Harster, Jean-Pierre Beck, Guy Bronner, Dictionnaire des monuments historiques d’Alsace, Strasbourg, La Nuée Bleue, , 663 p. (ISBN 2-7165-0250-1)
    Strasbourg, Grande écluse de fortification, dite barrage Vauban pp. 440-441

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Documentation de l'exposition sur Neudorf (p.8) » [PDF], Archives municipales de Strasbourg (consulté le 21 janvier 2012)
  2. Répertoire des rues Strasbourg et banlieue, DNA 1992.
  3. Notice no PA00085039, base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. « FOUILLES PREVENTIVES », sur pair-archeologie.fr, (consulté le 22 janvier 2015)
  5. « Compromis pour un barrage de Vauban », Le Moniteur,‎ , p. 54
  6. CLAUDON Olivier, « Le barrage Vauban sera rouvert début octobre », Dernières nouvelles d'Alsace - Edition de Strasbourg,‎ , p. 48