La Baraque (Louvain-la-Neuve)

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La Baraque est un quartier "autonome[pas clair]" de la ville de Louvain-la-Neuve en Belgique.

Historique[modifier | modifier le code]

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À l'origine, le hameau de La Baraque, idéalement situé à mi-chemin entre Bruxelles et Namur, faisait office de relais.

Lors de l'installation de l'Université catholique de Louvain à Louvain-la-Neuve, en 1972, le quartier de La Baraque, seul hameau existant sur le site d'implantation de l'université, était destiné à la démolition. Quelques habitants, résistant à la pression de l'université, refusèrent l'expropriation. Ne voulant pas quitter leurs maisons ils s’opposèrent à la politique d'urbanisation de la ville qui prévoyait de tout démolir et de bâtir du neuf. Au premier rang de ces opposants on trouvait un ouvrier des papeteries de Mont-Saint-Guibert, syndicaliste, Jules Casse. Dans un premier temps ils obtinrent la révision du Plan particulier d'aménagement, le PPA10.

Autour d'eux s'est rapidement (1974-1975) constitué un groupe de personnes (au départ principalement des étudiants en architecture en provenance de Louvain) désireuses de construire un habitat alternatif et attirées par un mode de vie communautaire dans la mouvance post-soixante-huitarde libertaire. Trois terrains furent "squattés" par des étudiants (un ancien verger, et deux zones arborées, dénommées : « "Les bulles" » et « "Le jardin" ») dans l'espace du hameau, avec l'aval du propriétaire.

C'est ainsi que sont apparues les premières "habitations". Il s’agissait d'anciennes roulottes foraines, de bus (notamment de la STIB, de caravanes, de cabanes en matériaux de récupération (anciennes serres à raisin en provenance de Hoeilaart), parpaing de béton, bois, verre, Eternit, terre, paille ), de géode. Ces habitats insolites, après avoir été vaguement tolérés, furent finalement autorisés et le quartier de la Baraque bénéficia d'un statut spécial, obtenu de haute lutte par ses habitants en 1985 : le plan d'urbanisme d'Ottignies-Louvain-la-Neuve lui a octroyé le statut de "zone d'habitat expérimental", ce qui lui permit d'échapper à certaines règles d'urbanisme (ni plus ni moins que certains lotisseurs d'importance). Depuis l'arrivée de l'université la population du quartier a évolué. D'abord majoritairement étudiante, elle s'est peu à peu diversifiée.

En 1980 une des zones "expérimentales", zone dite "du Verger", fut récupérée par l'Université en vue d'y réaliser des habitations sociales. Les occupants déménagèrent. Une nouvelle zone, dénommée "le talus", fut ouverte, toujours avec l'aval du propriétaire. Dès cette époque un petit élevage artisanal de moutons revit le jour dans le hameau à l'initiative d'habitants du Talus. .

Fin des années quatre-vingt le quartier de la Baraque participa au concours qualité village organisé par la Fondation Roi Baudouin, il y obtint une "mention".

En 1990 commencèrent les travaux de réalisation des logements sociaux par la SNL autour du Verger. Dans les années 1990 et 2000 le vieux hameau s’adjoignit un nouvel ensemble d'habitations, dit "la boucle des métiers".

Deux activités collectives se perpétuent chaque année au fil des décennies, pour la plus grande joie de ses habitants, la fête annuelle (fin juin début juillet) et la fabrication artisanale du cidre (en septembre).

Expériences communautaires[modifier | modifier le code]

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Le quartier compte, outre la maison de quartier (le bar du zoo) : un atelier protégé, un groupe d'artisans (sculpture, danse, théâtre...), deux crèches, une maison franciscaine, un atelier de restauration de meubles anciens, un magasin bio... de nombreux potagers et serres individuelles. Il compte de nombreux artistes : musiciens, sculpteurs, chanteurs(e), photographes, peintres, réalisateurs, etc... mais aussi des plombiers, éducateurs, enseignants, thérapeutes, ...

En dehors des serres individuelles, le quartier possède également un jardin potager collectif dans lequel sont cultivés des légumes, des fruits et des fleurs. Mis à part cet aspect agricole, les habitants du quartier pratiquent aussi un élevage de proximité: des moutons, des chèvres et des poules fournissent du lait, des œufs et de la viande.

Les habitations souvent auto-construites, fourmillent de réalisations originales faisant une bonne place aux techniques propres à ce que l'on appelle aujourd'hui le développement durable. Ils ont été en ce sens des précurseurs.

Les objectifs initiaux qui guidèrent le développement de ce quartier sont :

  • L'auto-construction,
  • La réappropriation du temps et de l'espace,
  • La vie communautaire,
  • Le faible coût de fonctionnement,
  • La gestion collective.

Les habitants du quartier de La Baraque se dénomment eux-mêmes "baraquis", non sans une note de dérision et pour railler l'étroitesse d'esprit de ceux qui désignent généralement en Belgique par ce vocable une population de démunis aussi bien en termes de savoir que de richesse. En 2014, le « quartier de la Baraque », dit « vieux quartier », existe depuis 1974.

Articles connexes[modifier | modifier le code]