Augustine Henry

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Augustine Henry
Henry & Elwes.jpg
Augustine Henry (à gauche), et Henry Elwes
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 72 ans)
Abréviation en botanique
A.HenryVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Caroline Orridge Henry (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Augustine Henry (1857–1930) est un sinologue irlandais, passionné d'horticulture. Il est surtout connu pour avoir envoyé plus de 15 000 spécimens biologiques secs et graines, 500 échantillons de plantes à Kew Gardens au Royaume-Uni. Dans les années 1930, c'est une autorité reconnue : il est membre de sociétés en Belgique, Tchécoslovaquie, Finlande, France et Pologne. En 1929, l'Institut botanique de Pékin lui dédicace le second volume de Icones plantarum Sinicarum, une collection de planches de plantes.

En 1935, J. W. Besant écrit : « Les beaux arbres et arbustes à fleurs de nos jardins des régions tempérées du globe doivent leur diversité au travail de pionnier du professeur Henry[1] ».

Jeunesse et éducation[modifier | modifier le code]

Augustine Henry est né le à Dundee, en Écosse, de Bernard Henry (négociant en lin) et de Mary (née McManee). La famille s'installe à Cookstown, comté de Tyrone, Irlande, peu de temps après[2].

Jusqu'à ses études de médecine en 1879, A. Henry est scolarisé à la Cookstown Academy et ensuite aux Queen's College de Galway (B.A.) et Queen's College de Belfast (M.A.)

Henry termine ses études de médecine à Édimbourg. Au cours d'un stage, il est encouragé par Robert Hart (en) à rejoindre l'Imperial Customs Service (en), en Chine.

C'est ainsi qu'il se trouve à Shanghai en 1881 comme Assistant Medical Officer et Customs Assistant. Il est envoyé au poste éloigné d'Yichang (Itchang) en 1882, dans la province d'Hubei, en Chine centrale, pour étudier des plantes utilisées par la médecine chinoise. Il est également envoyé dans les districts d'Hupeh, Szechuan, Simao (Yunnan), Mengsi et Formose (Taïwan). Plus tard, il fait des études de droit et devient membre de l'Empire du Milieu. Il a étudié le chinois avant de partir en Chine et acquiert sur place une grande aisance dans cette langue. Il atteint le rang de mandarin.

Passionné de plantes[modifier | modifier le code]

À Yichang et en d'autres régions de Chine, il collecte des plantes, des graines et des spécimens qu'on ne connaissait pas encore. En 1888, il publie une liste de plantes chinoises pour le Journal of the Royal Asiatic Society. À cette époque, la flore et la faune de la Chine ne sont pas bien connues. Vers 1896, 25 genres nouveaux et 500 nouvelles espèces ont été identifiées grâce à ses spécimens. Henry envoie 15 000 spécimens biologiques (plantes séchées et graines) et 500 échantillons de plantes. La plupart donneront des plantes bien connues dans les jardins aujourd'hui[3].

Son nom est donné à 19 d'entre elles et en particulier Aconitum hemsleyanum par William Botting Hemsley de Kew[4].

Henry donne ses instructions au collectionneur de plantes Ernest Wilson pour qu'il trouve Davidia involucrata, déjà découverte par le prêtre missionnaire français, le père Armand David.

À son retour en Europe, il passe ses instructions au jardin botanique de Kew.

En 1900, Henry vient en France pour étudier à l'école nationale des Eaux et Forêts de Nancy.

Il est co-auteur avec Henry John Elwes du volume 7 Trees of Great Britain and Ireland 1907–13[5].

Sa contribution fut ici particulière car il propose un système d'identification basé sur les feuilles et les brindilles, la position des bourgeons pour identifier, même en l'absence de fruits et de fleurs. Il s'implique dans la mise en service de la « Chair of Forestry » à Cambridge University en 1907, et s'y maintient jusqu'en 1913. Il est responsable avec C. Forbes, le directeur du département des forêts pour le ministère de l'agriculture, des instructions techniques pour une parcelle forestière de 4 000 m2 à Avondale (en), comté de Wicklow.

Renaissance celtique[modifier | modifier le code]

Henry s'intéresse au mouvement Arts & Crafts et au renouveau celtique. Il connait le poète W.B. Yeats, George William Russell (Æ), Charlotte, épouse de George Bernard Shaw. Il est en relation avec les familles de Roger Casement et Erskine Childers[6].

Royal College of Science, Dublin[modifier | modifier le code]

Il est titulaire de la « Chair of Forestry » du « College of Science » (devenu plus tard University College Dublin), en 1913, et participe ensuite à la mise en place du Service National des Forêts (National Forestry Service).

Travaux[modifier | modifier le code]

  • (en) The Trees of Great Britain and Ireland, 1907–13, co-auteur H. J. Elwes. Private (subscription only) publication. Edinburgh.
  • (en) Notes on Economic Botanical of China, introduction par E. Charles Nelson, Boethus Press 1986 (ISBN 0-86314-097-1).
  • (en) Anthropological work on Lolos and non-Han Chinese of Western Yunnan.

Plantes devant leur nom à Augustine Henry[modifier | modifier le code]

Ces plantes lui doivent leur nom[7] :

Références[modifier | modifier le code]

  1. Besant, J. W. (1935) 'Plantae Henryanae', Gard. Chron. 98 (9 novembre 1935): 334–335.
    « The wealth of beautiful trees and flowering shrubs which adorn gardens in all temperate parts of the world today is due in a great measure to the pioneer work of the late Professor Henry »
  2. Marion Maxwell, « Augustine Henry is The Accidental Botanist », Culture northernireland.org, (consulté le ).
  3. Nelson, E. C. (2000). A Heritage of Beauty, An Illustrated Encyclopaedia, Annex X11 – Augustine Henry's Plants, 309–324. Irish Garden Plant Society 2000 (ISBN 0-9515890-1-6).
  4. (en) Seamus O’Brien, « Best Augustine Henry plants », The Telegraph,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. Elwes, H. J. & Henry, A. (1913). The Trees of Great Britain & Ireland. Vol. VII. p. 1848–1929. Private publication. [1]
  6. Book Review – The wood and the trees : Augustine Henry, a biography, vol. 24, coll. « New Zealand Journal of Botany », , 673 p. (DOI 10.1080/0028825x.1986.10409951, lire en ligne).
  7. « Augustine Henry – the 'forgotten' plant hunter », Country Gardener, UK, vol. 127,‎

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bretschneider. (1898) History of European Botanical Discoveries in China, 1898 London.
  • Lamb, K. & Bowe, P. (1995). A History of Gardening in Ireland. The Botanic Gardens 1995, (ISBN 0-7076-1666-2)
  • Nelson, E. C. (2000). A Heritage of Beauty, An Illustrated Encyclopaedia, Annex X11 – Augustine Henry's Plants, 309–324. Irish Garden Plant Society 2000 (ISBN 0-9515890-1-6).
  • Pim, S. (1984). The Wood and the Trees Augustine Henry, Boethus Press, (ISBN 0-86314-097-1)
  • Smyth, N. (2002). Augustine Henry's Chinese expeditions. Trinity College, Dublin.

Liens externes[modifier | modifier le code]

A.Henry est l’abréviation botanique standard de Augustine Henry.

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