Art holographique

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Autoportrait holographique de Ventseslav Saynov

L'art holographique est l'ensemble des œuvres exploitant la découverte de Dennis Gabor en 1947 du principe de l'holographie.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1960, la mise au point du rayon laser permet le développement de cette technique. En 1968, Stephen A. Benton invente l'hologramme de transmission, très lumineux et visible à la lumière blanche.

La première exposition a lieu en 1968 dans le Michigan, une autre suit à New York en 1970[1] ; le développement du mouvement suit dans les années 1970, et se manifeste principalement aux États-Unis et au Canada, au Japon et en Allemagne[1].

Techniques[modifier | modifier le code]

Les hologrammes sont obtenus par interférences de deux rayons laser. Ces interférences sont enregistrées sur une pellicule, qui est ensuite développée, comme pour la photographie argentique[2]. On distingue l’holographie par transmission ou par réflexion, selon les positions relatives de l’objet, des lasers et de la pellicule[2].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Colorée, à la façon du dégradé de l'arc-en-ciel, l'image holographique résulte d'une décomposition de la lumière blanche, mais on peut aussi obtenir des hologrammes achromatiques, donc en noir et blanc.

Image analogique, photographie tridimensionnelle, l'hologramme donne une densité à la lumière, souligne la tridimensionnalité de l'objet en ne conservant de celui-ci que son épure lumineuse. L'image holographique donne donc de l'objet et de l'être humain une vision transparente, spectrale. L'hologramme apparaît (en raison de sa tridimensionalité et à l'instar de la photographie stéréoscopique du XIXe siècle) comme une image troublante, dotée à la fois d'un réalisme et d'une dimension fantomatique.

Domaines[modifier | modifier le code]

L'hologramme est bien accueilli par plusieurs domaines artistiques telles le cinéma, la vidéo, l'infographie, la photographie, des installations, les jeux de lumière etc.

L'art holographique s'est surtout développé aux États-Unis, en Grande-Bretagne, au Japon et au Canada.

Exemples[modifier | modifier le code]

L'artiste Dean Randazzo combine la photo, des films, des images faites par ordinateur, pour créer des nouvelles formes holographiques complexes dont le mouvement et la transformation restent comme facteurs principaux dans ses œuvres.

Dans une œuvre de Paul Newman, les rayons projetés par les canons laser sont décomposés par différents types de lentilles rayées et brisées, créant ainsi des nouvelles images expérimentales aux résultats imprévisibles.

L'artiste Georges Dyens, combine la pratique holographique à la sculpture, à la vidéo, à la musique, au laser et à la fumée. Dans une de ses expositions, pour percevoir les photographies et les hologrammes disposés côte-à-côte afin de créer un parcours horizontal, le spectateur est invité à marcher sur cette ligne de feu et à s’imprégner de l’ambiance créée par une lumière particulière, reflet de l’âme et reflet des flammes, symboles de l’énergie et du souffle vital.

La France, connaît, au début des années 1980, des tentatives de cinéholographie. Menées avec le laboratoire d'optique de l'université de Besançon, ces recherches sont l'occasion d'un hommage à Étienne-Jules Marey, l'inventeur de la chronophotographie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Laurent Gervereau, Dictionnaire mondial des images, Nouveau Monde éditions, , 2263 p. (ISBN 978-2-36583-810-8, présentation en ligne)
  2. a et b Olivier Hertel, « Expo : quand les artistes jouent avec les hologrammes », Sciences et Avenir,‎ (lire en ligne, consulté le 2 décembre 2017)