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Archidiocèse de Tarragone

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Archidiocèse de Tarragone
(ca) Arxidiòcesi de Tarragona
(es) Archidiócesis de Tarragona
(la) Archidioecesis Tarraconensis
Image illustrative de l’article Archidiocèse de Tarragone
La cathédrale Sainte-Thècle de Tarragone.
La cathédrale Sainte-Thècle de Tarragone.
Informations générales
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Affiliation Église catholique latine
Archevêque Joan Planellas i Barnosell (es),
depuis 2019
Langue(s) liturgique(s) catalan
Superficie 3 095 km2
Création du diocèse Ier siècle
Élévation au rang d'archidiocèse Ve siècle
Province ecclésiastique Province de Tarragone
Diocèses suffragants Gérone
Lérida
Solsona
Tortosa
Urgell
Vic
Site web site web
Statistiques
Population 623 230 hab. (2020)
Population catholique 523 500 fidèles
Pourcentage de catholiques 84 %
Nombre de paroisses 201
Image illustrative de l’article Archidiocèse de Tarragone
Localisation du diocèse
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

L'archidiocèse de Tarragone (en latin : archidioecesis Tarraconensis ; en catalan : arxidiòcesi de Tarragona ; en espagnol : archidiócesis de Tarragona) est une église particulière de l'Église catholique en Espagne.

Érigé au Ier siècle, le diocèse de Tarragone est élevé au rang d'archidiocèse métropolitain dès le Ve siècle. Il est l'archidiocèse historique de Catalogne, basé à Tarragone.

L'archidiocèse de Tarragone couvre cent trente-six municipalités civiles de Catalogne[1].

Cent dix-huit municipalités sont de la province civile de Tarragone, à savoir : Aiguamúrcia, Albinyana, L'Albiol, Alcover, L'Aleixar, Alforja, Alió, Almoster, Altafulla, L'Arboç, Arbolí, L'Argentera, Banyeres del Penedès, Barberà de la Conca, Bellmunt del Priorat, Bellvei, La Bisbal del Penedès, Blancafort, Bonastre, Les Borges del Camp, Botarell, Bràfim, Cabra del Camp, Calafell, Cambrils, La Canonja, Capafonts, Castellvell del Camp, El Catllar, Conesa, Constantí, Cornudella de Montsant, Creixell, Cunit, Duesaigües, L'Espluga de Francolí, Falset, La Febró, Figuerola del Camp, Forès, Els Garidells, Gratallops, Llorac, Llorenç del Penedès, Masllorenç, La Masó, Maspujols, El Milà, Montblanc, Montbrió del Camp, Montferri, El Montmell, Mont-ral, Mont-roig del Camp, El Morell, La Morera de Montsant, La Nou de Gaià, Nulles, Els Pallaresos, Passanant i Belltall, Perafort, Les Piles, Pira, El Pla de Santa Maria, La Pobla de Mafumet, La Pobla de Montornès, Poboleda, El Pont d'Armentera, Pontils, Porrera, Pradell de la Teixeta, Prades, Puigpelat, Querol, Renau, Reus, La Riba, La Riera de Gaià, Riudecanyes, Riudecols, Riudoms, Rocafort de Queralt, Roda de Barà, Rodonyà, El Rourell, Salomó, Salou, Sant Jaume dels Domenys, Santa Coloma de Queralt, Santa Oliva, Sarral, Savallà del Comtat, La Secuita, La Selva del Camp, Senan, Solivella, Tarragone, La Torre de Fontaubella, Torredembarra, Torroja del Priorat, Ulldemolins, Vallclara, Vallfogona de Riucorb, Vallmoll, Valls, El Vendrell, Vespella de Gaià, Vilabella, Vilallonga del Camp, Vilanova de Prades, Vilanova d'Escornalbou, Vilaplana, Vila-rodona, Vila-seca, Vilaverd, La Vilella Alta, Vimbodí i Poblet et Vinyols i els Arcs.

Les dix-huit autres municipalités sont de la province civile de Lleida, à savoir : L'Albi, Arbeca, Belianes, Cervià de les Garrigues, Ciutadilla, L'Espluga Calba, Fulleda, Guimerà, Maldà, Nalec, Els Omellons, Els Omells de na Gaia, La Pobla de Cérvoles, Sant Martí de Riucorb, Tarrés, Vallbona de les Monges, El Vilosell et Vinaixa.

Subdivisions

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L'archidiocèse de Tarragone compte deux-cent-une paroisses[2].

Suffragants et province ecclésiastique

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Sa province ecclésiastique compte six diocèses suffragants localisés sur l'ouest de la Catalogne.

Tarragone est l'une des plus anciennes villes d'Espagne, probablement d'origine ibérique, comme l'indiquent ses pièces de monnaie et ses murs cyclopéens.

Selon la tradition, il existait déjà un évêché à Tarragone au Ier siècle. Le premier évêque attesté par écrit est le saint et martyr Fructueux (Fructuosus) pour l'année 259. C'est un archevêché depuis la fin du Ve siècle.

La conquête musulmane a entraîné sa disparition : « en 714 Tarragone fut détruite par les Musulmans, et [...] l’ancien ordre ecclésiastique disparut alors dans presque tout le nord de l’Espagne »[3].

Après la reconquête franque, des évêques de Tarragone sont à nouveau mentionnés pour 956 et 970-971, sous la juridiction de l'archevêché de Narbonne.

En 1091, un archevêché de Tarragone fut à nouveau créé, mais sous la tutelle des évêques de Vic. Saint Oldegaire (Oleguer) fut premier archevêque résidentiel (1118-1137),de Tarragone restaurée et légat papal chargé de la lutte contre les Musulmans d'Espagne (1123)[4] ; ce n'est que sous Anastase IV, par une Bulle qui confirmait sa juridiction métropolitaine (25 mars 1154), que Tarragone retrouva un nombre conséquent de suffragants[5]. Les archevêques de Tarragone firent très tôt opposition à leurs confrères de Tolède, à qui Rome avait confié la primatie sur l'Espagne dès 1088. Le pape Eugène III tenta vainement d'imposer à l'archevêque de Tarragone d'obéir à l'archevêque de Tolède comme à son primat (bulles Qualiter obedientia, 13 mai 1151[6], Divinæ majestatis clementiam, 9 février 1153[7] et Quisquis voluntatem gerit, 29 juin 1153[8]). Les archevêques de Tarragone[9] revendiquent depuis au moins 1691 (concile provincial de Tarragone)[10] le titre de « primat des Espagnes », titre qui n'est reconnu par Rome que depuis le Ier concile du Vatican[11].

Le pape a accordé aux archevêques de Tarragone le droit de couronner les rois d'Aragon à Saragosse (Bulle Cum quanta gloria, 17 juin 1206)[12].

L'archevêque de Tarragone Jaume Pujol i Balcells (2004-2019) rappelait ses responsabilités de « primat des Espagnes » mais aussi de « président de la conférence épiscopale de Tarraconaise »[13] (juin 2005), souhaitant l'affirmation nationale de la Catalogne[14].

Cathédrale et basiliques mineures

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La Sainte-Thècle (Santa Tecla) de Tarragone est la cathédrale de l'archidiocèse. Elle a rang de basilique mineure[15].

L'autre basilique mineure de l'archidiocèse est la basilique Sainte-Marie de Poblet (basílica de Santa María de Poblet) de l'abbaye de Poblet[16].

Évêques et archevêques

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Notes et références

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  1. (es) Municipios de la diócesis de Tarragona
  2. (es) Parroquias de la diócesis de Tarragona
  3. J.-F. Bladé, « Eauze et Auch », Annales du Midi 8/32 (1896), p. 389.
  4. F. Sabaté, The Crown of Aragon. A Singular Mediterranean Empire, Leiden – Boston 2017, p. 137.
  5. Jaffé–Loewenfeld, Regesta, II, p. 97, n°9854.
  6. Jean-Paul Migne, Patrologia Latina, CLXXX, col. 1472-1473.
  7. Jaffé–Loewenfeld, Regesta, II, p. 87, n°9697.
  8. Jaffé–Loewenfeld, Regesta, II, p. 89, n°9734.
  9. Goudot 2024a, p. 388-399.
  10. (es) V. de la Fuente, Historia eclesiástica de España, V, Madrid, , p. 604 note 5.
  11. (la) Acta Sanctae Sedis, vol. 5 : 1869-1870, p. 537.
  12. Bullarum diplomatum et privilegiorum sanctorum romanorum Pontificum (Taurinensis editio), III, Torino 1858, p. 197.
  13. https://es.zenit.org/articles/el-arzobispo-de-tarragona-evoca-el-significado-del-palio-que-ha-recibido/.
  14. El Nacional : L'arquebisbe de Tarragona prega per l'"afirmació nacional" de Catalunya (27 avril 2017).
  15. (en) Basílica catedral metropolitana i primada de Santa Tecla
  16. (en) Basílica de Santa María de Poblet

Articles liés

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Liens externes

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