Anna Perenna

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Anne ou Anna Perenna est un personnage de l'Enéide de Virgile et des Fastes d'Ovide. Elle est devenue une déesse romaine, généralement représentée sous les traits d'une vieille femme.

Sources littéraire antiques[modifier | modifier le code]

Elle est chez Virgile la fille de Bélos, roi de Tyr, et la sœur de Didon. Elle quitte sa patrie, la Phénicie, et embarque avec sa sœur pour l'Afrique, où elles fonderont Carthage. Selon le livre 4 de Enéide de Virgile, elle aurait conseillé à Didon de s'abandonner à son amour le prince troyen Enée. Selon Ovide (Fastes livre 3), après la mort de Didon, elle se retire en Italie pour se soustraire aux poursuites d'Iarbas, roi gétule et y reçoit l'hospitalité d'Énée. Mais persécutée par Lavinie, la femme d'Énée, jalouse de sa beauté, Anna Perenna se jette dans les eaux du Numicus, dont elle devient la nymphe.

La déesse romaine[modifier | modifier le code]

Selon une autre légende, elle vit plus longtemps. Elle est déjà très âgée quand la plèbe de Rome fait sécession et se retire sur tirent le mont Sacré en 494 av. J.-C. Compatissant aux malheurs des plébéiens, elle vient chaque jour leur apporter de la nourriture, les sauvant de la famine. Par reconnaissance, ils lui batirent un temple. La fête d'Anna Perenna est célébrée chaque année le 15 mars dans un bois sacré près de Rome.

Postérité : "Anne, ma sœur Anne"[modifier | modifier le code]

"Anna Soror [Anne ma sœur] est l'apostrophe par laquelle s'ouvre le discours de Didon dès le début du livre 4 de l'Enéide ; cette expression sera reprise sous la forme d'une répétition (Anna soror, soror Anna) dans la 7e Héroïde d'Ovide, avant de passer à la postérité française dans la transposition célèbre de La Barbe Bleue[1]".

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. G. Devallet, "Jules Lemaitre en marge de l'Enéide", Énée et Didon : naissance, fonctionnement et survie d’un mythe, dir. R. Martin, Paris, Centre national de la recherche scientifique, 1990, p. 148-156

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