Angélique Ionatos

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Angélique Ionatos
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 67 ans)
Les LilasVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Αγγελική ΙονάτουVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Site web

Angelikí Ionátou (en grec moderne : Αγγελική Ιονάτου), connue en francophonie sous le nom d'Angélique Ionatos, est une compositrice et chanteuse grecque née le à Athènes et morte le aux Lilas[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1969, ses parents fuient la dictature des colonels pour la Belgique à Liège, en amenant leurs enfants, avant de choisir finalement la France[3]. Angélique Ionatos vit douloureusement cet exil.

En 1972, à tout juste 18 ans, Angélique Ionatos enregistre son premier disque en français, avec la collaboration de son frère Photis ; ce 33 tours, intitulé Résurrection, est couronné par le prix de l'Académie Charles-Cros[4].

En 1977, Angélique Ionatos éprouve la nécessité de revenir à la langue grecque : guitariste et compositrice, elle met en musique de nombreux poètes, grecs pour la plupart. C'est Odysséas Elýtis, prix Nobel de littérature 1979, qui l'a le plus inspirée, avec Marie des Brumes, Le Monogramme, Parole de juillet notamment. De 1989 à 2000, elle a été artiste associée au Théâtre de Sartrouville, qui fut dirigé par son futur époux, Claude Sévenier.

En 2015, elle intervient dans le film Je lutte donc je suis[5] de Yannis Youlountas[6] et participe également à la bande originale.

Angélique Ionatos meurt le à l'âge de 67 ans des suites d'une longue maladie, a annoncé le 8 juillet à l'AFP son fils Alexis Sévenier. Ses cendres sont dispersées en Grèce[2].

Style[modifier | modifier le code]

Angélique Ionatos a su puiser son inspiration au cœur de la culture traditionnelle grecque, en particulier dans la structure du thrène, ce chant improvisé sur des vers par les femmes, en Crète et en Épire, pour évoquer la vie des défunts, et dont la forme musicale et poétique lui semble prendre ses racines dans la tragédie grecque[7],[8]. Par son art qui se situe au carrefour entre musique grecque traditionnelle, chanson poétique et blues, Angélique Ionatos est une des voix - et des âmes - de la culture méditerranéenne[1].

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 1972 : Résurrection (avec Photis Ionatos)
  • 1975 : Angélique & Photis Ionatos
  • 1979 : I Palami sou
  • 1981 : La forêt des hommes (To dassos ton anthropon)
  • 1983 : O Hélios O Héliatoras
  • 1984 : Marie des Brumes (Maria Nefeli)
  • 1985 : Récital
  • 1988 : Le Monogramme (Sept chants d'amour d'Odysséas Elýtis)
  • 1989 : Archipel (Compilation)
  • 1991 : Sappho de Mytilène (avec Néna Venetsánou)
  • 1992 : O Erotas
  • 1994 : Mia thalassa
  • 1996 : Parole de juillet (Iouliou logos)
  • 1997 : Chansons nomades (avec Henri Agnel)
  • 2000 : D'un Bleu très noir ( avec César Stroscio)
  • 2003 : Angélique Ionatos canta Frida Kahlo : Alas Pa volar (Des ailes pour voler) ( avec César Stroscio)
  • 2004 : Anthologie (Compilation)
  • 2007 : Eros y muerte (avec César Stroscio)
  • 2009 : Comme un jardin la nuit (en duo avec Katerina Fotinaki)
  • 2015 : Reste la lumière

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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