Omar Agha

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Omar Agha
Gouverneur de la Régence d'Alger
Image illustrative de l'article Omar Agha
Omar Agha négociant avec des Américains.
Biographie
Nom arabe عمر آغا
Nom turc Ömer Ağa
Date de décès
Lieu de décès Alger, Algérie
Fonction
Titre Dey d'Alger
Règne -
Prédécesseur Hadj Mohamed Khaznadji
Successeur Ali Ben Ahmed Khodja

Omar Agha fut dey d'Alger d'avril 1815 à septembre 1817, à la suite de l'assassinat de son prédécesseur Mohamed Khaznadji le , ce dernier n'étant resté en poste que 16 jours à cause, aussi, de l’assassinat du précédent dey par des janissaires.

Un de ses faits politique notoire est le déclenchement d'une guerre contre la régence de Tunis.

Dey d'Alger[modifier | modifier le code]

The bombardment of Algiers, 27 August 1816, par George Chambers.

À la suite d'attaques de corsaires barbaresques contre des navires américains, la plus part dirigées par le Kabyle Hamidou, une expédition de l'US Navy dirigée par le capitaine Stephen Decatur, à la tête d'une escadre de neuf navires, est menée en 1815 contre la régence d'Alger. L'épisode est connu sous le nom de Seconde guerre barbaresque. La ville n'étant défendue par aucun navire, l'escadre atteint Alger et entame des négociations avec le dey d'Alger. Omar Agha finira par capituler le 30 juin 1815. La flotte de celui-ci qui se composait alors de plus de vingt gros navires dont cinq frégates et plusieurs corvettes était dispersé en Méditerranée et ne défendait pas sa capitale[1]. Il dénonce le traité dénonce peu de temps après et reprend ses attaques.

Le Congrès de Vienne, qui s'est penché sur le problème des esclaves chrétiens résultant de la piraterie barbaresque, charge le Royaume-Uni de faire entendre raison au dey d'Alger et aux beys de Tunis et de Tripoli.

Si ces deux derniers se montrent conciliants, il n'en est pas de même pour Omar Agha. Il faut le bombardement d'Alger le par l'escadre anglo-néerlandaise commandée par l'amiral britannique Lord Exmouth, pour amener le dey à la raison. Mais malgré la signature d'un traité et la libération de 3 000 esclaves chrétiens, cela a peu d'effet puisque le Dey force la population juive locale à reconstruire Alger, à la place des esclaves chrétiens[2]. Le Congrès d'Aix-la-Chapelle évoque à nouveau le problème de piraterie barbaresque en 1818.

Décès[modifier | modifier le code]

Omar est étranglé le par des janissaires, à la suite de ses défaites répétées, et à des problèmes intérieurs. Son successeur est Ali Ben Ahmed[3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Raïs Hamidou : Notice biographique sur le plus célèbre Corsaire algérien du XIIIe siècle de l’hégire d'après des documents authentiques et pour la plupart inédits, Typographie Adolphe Jourdan, Alger, (lire en ligne), p. XIII. — La mort du Raïs Hamidou.
  2. (en) Stephen Taylor, Commander: The Life and Exploits of Britain's Greatest Frigate Captain, Londres, faber and faber, , 354 p. (ISBN 978-0-571-27711-7), p.295
  3. Camille Rousset, La conquête d'Alger, Plon, , 291 p. (lire en ligne), p. 5-16

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Camille Rousset, La Conquête d'Alger, Paris, E. Plon et Cie, 1879, pp. 5-16. Gallica