Alfred Meyer (peintre)

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Alfred Meyer
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Mouvement
Influencé par
Œuvres principales
Étienne Marcel, prévôt des marchands, Doña María Pacheco, le Firmanent, Figure d'après Raphaêl

Alfred Meyer est un peintre, émailleur d'art, céramiste né en 1832 à Paris mort dans la même ville en 1904. Essentiellement émailleur d'art, aquarelliste, céramiste, il a été Invité à rejoindre les impressionnistes pour leur première exposition en 1874 chez Nadar. Il n'a cependant pas suivi le courant des impressionniste, gardant son style parfois très classique pour les peintures, mais très original dans les œuvres d'art décoratif, ce qui lui a valu d'être exposé au Salon de Paris dès 1863[1].

L'émailleur d'art[modifier | modifier le code]

Il est avant tout céramiste et peintre-émailleur, et c'est à ce titre qu'il participe à la première exposition des peintres impressionnistes chez Nadar en 1874. À partir de 1858 jusqu'en 1871, il travaille à la manufacture nationale de Sèvres. C'est un technicien très savant qui redécouvre les procédés des émailleurs limousins du Moyen Âge[2]. Il est encore professeur à l'école Bernard-Palissy de Paris et il publie L'Art de l'émail de Limoges[3].

L'œuvre[modifier | modifier le code]

Alfred Meyer est l'élève de François-Édouard Picot puis de Émile Lévy, son activité d'émailleur ne l'empêche pas de peindre, dans le style de la peinture de genre qui n'a pas le moindre rapport avec l'impressionnisme. Son originalité réside dans ses émaux dont il a présenté des pièces au Salon de peinture et de sculpture de 1870, et deux autres au Salon de 1869, pièces qu'il présente de nouveau à l'exposition impressionniste sous les numéros 89, 90, 91 et 91 bis[4]

Ses œuvres à la première exposition impressionniste de 1874[modifier | modifier le code]

Son invitation à l'exposition impressionniste de 1874 s'explique par la volonté de montrer aux critiques d'art que ce nouveau salon n'était pas une nouvelle édition du salon des refusées. Citation|Pourquoi demander à Louis Debras de les rejoindre? ou à Émilien Mulot-Durivage, ou Léon-Paul Robert? ou Alfred Meyer, qui a de plus été médaillé au salon de 1866 ? Rallier des artistes comme eux, c'est montrer (...) que l'on ne propose pas une nouvelle édition du salon des refusés (...) dans l'espoir de rencontrer plus d'indulgence (à la critique et à la presse)[5]. C'était en tout cas l'avis d'Edgar Degas, qui souhaitait un éventail d'artistes le plus large possible contrairement à Claude Monet qui souhaitait un nombre d'artistes restreint pour bien définir l'objectif des impressionnistes[4]. Cette question sera d'ailleurs à l'origine de querelles permanentes au sein de la société anonyme des artistes peintres, sculpteurs et graveurs, et à l'occasion des huit expositions qu'elle va organiser[6].

En 1874, il présente les œuvres suivantes : N°87 : Étienne Marcel, prévôt des marchands émail - N°88 Doña María Pacheco émail [note 1] - N° 89 Le Firmanent, émail[note 2] - N°90 Figure d'après Raphaël émail - N° 91 Figure d'après Raphaël 2 , émail - N° 91 bis : Idylle émail[4]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. les numéros 87 et 88 ont déjà figuré au salon de 1872
  2. d'après Émile Lévy l'émail a figuré au salon de 1870

Références[modifier | modifier le code]