Alfonso del Granado

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Alfonso del Granado

Don Felix Alfonso del Granado Anaya (né le ) est un médecin, romancier et poète bolivien.

Quand il devient médecin en 1964, son père, le poète Don Javier del Granado, lui cède l'intérêt pour les travaux humanitaires ancrée dans cette famille noble. Il est le descendant direct du premier comte de Cotoca (conde de Cotoca[1]).

Le médecin internationalement reconnu comme une figure de la gynécologie et de 'obstétrique, est diplômé de l'American College of Obstetricians and Gynecologists, de l'American College of Surgeons et de l'American Society of Abdominal Surgeons, et est membre honoraire de l'Institut médical de Sucre et de la Royal Society of Medicine. Il est le créateur d'un instrument chirurgical utilisé sur la table d'opérations par des chirurgiens lors de leurs interventions dans le monde entier : l'aiguille de suture courbe[2]. De plus, il est un membre important de l'Académie bolivienne de la langue, membre correspondant de l'Académie royale espagnole et de l'Académie nord-américaine de la langue espagnole.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études et enseignement[modifier | modifier le code]

« la Iglesia se opone ―con justificada razon―, a lo que es muerte. La fecundación en probeta es vida. Es la concreción del sueño de muchas parejas que anhelan tener una familia estable y con hijos y que por causas físicas no pueden realizar ese sueño... [E]ste método enmienda los errores de la Madre Naturaleza...[3] »

  1. Modèle:Cita nota de prensa
  2. La concibió cuando trabajaba en los hospitales de la Universidad de Chicago durante los años sesenta del siglo pasado, independientemente de otra parecida desarrollada unos años antes por cirujanos oftalmológicos.
  3. Modèle:Cita nota de prensa

Il étudie la médecine à l'Université de Mayor de San Simon avec une bourse de la Fondation Simon I. Patiño de Genève. Il part ensuite aux États-Unis pour faire une spécialisation en médecine à l'Hôpital Chicago Lying-in, la maternité la plus ancienne d'Amérique du Nord fondée par Joseph Bolivar DeLee en 1889, où il fut résident principal. En 1974 l'Université de Chicago eut recours à un changement exceptionnel de statut pour lui accorder la nomination au poste de professeur clinique de médecine, sans qu'il n'ait à délaisser ses interventions dans des zones défavorisées des états de l'Illinois et de l'Indiana. En 1978, en Bolivie, il crée avec d'autres médecins la spécialité médicale de Gynécologie et Obstétrique de la Faculté de Médecine de l'Université Mayor de San Simon, et devient ministre e la Santé du Gouvernement de Juan Pereda Asbun durant quelques mois. En 1982, à travers son affiliation à l'hôpital Monte Sinai de Chicago, il lance le premier programme de la fécondation in vitro de la région centrale des États-Unis. De profundes convictions catholiques, contraire à l'avortement et la peine de mort, qu'il réitéra dans une interview faite en 1983 où il dit que la position de l'Église Catholique sur cette initiative est respectable et cita :

(voir citation ci-dessus)


Dans les années 198 et 1990, il travaille intensément en tant qu'enseignant-formateur des médecins en techniques de laparoscopie et de microchirurgie ouvrant ainsi de nouvelles frontières dans la médecine.

Œuvres littéraires[modifier | modifier le code]

À 30 ans, il commence sa carrière littéraire publiant ses premiers textes sur la rencontre entre la médecine et la littérature et de la façon dont l'une et l'autre se complètent : toutes deux abordent les abîmes de l'expérience humaine et le constatation du terrible effet du temps et de l'effondrement de la vie face à la mort. Avec une poésie moderne en langue espagnole différente de celle de son père, il  démontre que la médecine aussi peut être écrite en langue littéraire. On se rappelle de son admiration par Saul Bellow, qui fut un camarade à l'Université de Chicago et dont il apprit la pratique de l'humour comme technique littéraire qui rend possible la vision critique du monde. Dans ses romans, il construisit une œuvre qui combine le débordement imaginatif du réalisme magique avec un sens de l'humour qui va de l'ironie à la satire, plus mordante et sauvage. Tel un médecin légiste littéraire, ses romans analysent la société, son entourage, mais exposent aussi ses misères et hypocrisies, ainsi que ses vieilles valeurs et sa nature atroce et inhumaine.

Notes[modifier | modifier le code]

Modèle:Listaref

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Les œuvres principales d'Alfonso del Granado sont:

  • Poemas del amor y de la muerte (1968)
  • El holocausto a los dioses hambrientos (1973)
  • Cincuenta años de infierno (1985)
  • Las memorias de Holofernes (1989)
  • El rufián de Chicago (2004)
  • Biografía del poeta Javier del Granado (2013)

Sources[modifier | modifier le code]

  • Cáceres Romero, Adolfo, Diccionario de la Literatura Boliviana, Segunda Edición, La Paz, 1997, p. 89-90

Liens externes[modifier | modifier le code]