Albrecht Mertz von Quirnheim

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Albrecht Mertz von Quirnheim
Quirnheim en 1944, dans son uniforme d’Oberst[a].
Quirnheim en 1944, dans son uniforme d’Oberst[a].

Naissance
Munich, Royaume de Bavière, Allemagne
Décès (à 39 ans)
Berlin, Bendlerblock, Allemagne
Origine Allemand
Allégeance Flag of the German Empire.svg Empire allemand
Flag of Germany.svg République de Weimar
Flag of the German Reich (1935–1945).svg Troisième Reich
Arme War Ensign of Germany (1938-1945).svg Wehrmacht
Grade Oberst[a]
Années de service 1923-1944
Conflits Seconde Guerre mondiale
Faits d'armes Complot du 20 juillet 1944
Mémorial au Bendlerblock.

Albrecht Mertz von Quirnheim ( à Munich - à Berlin) est un officier allemand et un combattant de la résistance allemande au nazisme, impliqué dans le complot du 20 juillet 1944 contre Adolf Hitler.

Biographie[modifier | modifier le code]

Quirnheim nait à Munich d’un père, Hermann Mertz von Quirnheim, officier d'état-major bavarois. Il passe sa jeunesse à Munich jusqu'à ce que son père soit nommé à la tête du Reichsarchiv (archives d'État). La famille déménage alors à Potsdam. Jeune homme, Quirnheim rencontre deux de ses futurs collègues conspirateurs, Werner von Haeften et Hans Bernd von Haeften, ce par l'entremise de connaissances familiales.

Après son baccalauréat, Quirnheim s'enrôle dans la Reichswehr en 1923. En 1925, il devient l'ami de Claus von Stauffenberg, lequel va être, près de vingt ans plus tard, la clé de voûte du complot du . Au moment où la Seconde Guerre mondiale éclate, Quirnheim est nommé officier dans l'organisation de l'état-major divisionnaire.

En 1933, Quirnheim a été favorable à l'arrivée au pouvoir de Hitler, mais il prend ses distances à l'égard du régime lorsqu'il découvre sa brutalité. En 1941, par exemple, sa démarche en faveur d'une application de traitements plus humains à l'égard des civils de l'Europe de l'Est provoque une querelle entre le ministre du Reich aux Territoires occupés de l'Est, Alfred Rosenberg, et le commissaire du Reich pour l'Ukraine, Erich Koch. En 1942, alors qu'il est promu Oberstleutnant[b] et qu'il est à la tête de l'état-major du 24e corps d'armée sur le front de l'Est, Quirnheim renforce ses liens avec la résistance par l'entremise de son beau-frère Wilhelm Dieckmann. Il est promu Oberst[a] en 1943.

En , Quirnheim s'implique dans le complot visant à assassiner Hitler. Avec son supérieur, le général Friedrich Olbricht et Stauffenberg, il prépare l'opération Walkyrie, un plan qui doit entrer en action aussitôt Hitler mort. Pendant ce temps, il succède à Stauffenberg au poste de chef de l’état-major du bureau général de l'Armée de terre (en allemand : Chef des Stabes im Allgemeinen Heeresamt) à Berlin (au Bendlerblock). Immédiatement après la tentative d'assassinat sur Hitler en Prusse-Orientale, le , Quirnheim presse le général Olbricht de déclencher Walkyrie, même s'ils n'ont pas la certitude que Hitler est mort. Cependant, à peu près au même moment, des informations indiquant que Hitler a survécu parviennent à Berlin.

En quelques heures, Quirnheim, Olbricht, Stauffenberg et Werner von Haeften sont arrêtés et hâtivement jugés sur ordre du Generaloberst[c] Friedrich Fromm, un partisan silencieux du coup d'État mais qui s'empresse de les trahir dès qu'il constate que le complot a échoué. Les conspirateurs sont immédiatement abattus et leurs corps sont enterrés, sans pierre tombale, au cimetière Matthäus du district Schöneberg de Berlin. Peu de temps après, Himmler fait exhumer les corps pour qu'ils soient incinérés et que leurs cendres soient dispersées.

Quelques jours après l'attentat, les parents de Quirnheim et une de ses sœurs sont arrêtés par la Gestapo ; son beau-frère Wilhelm Dieckmann est exécuté le .

Aujourd'hui, un mémorial est érigé au Bendlerblock, à l'endroit où Quirnheim et ses collègues conspirateurs ont été abattus.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Équivalent en français de colonel.
  2. Équivalent en français de lieutenant-colonel.
  3. Équivalent en français de général d'armée.

Références[modifier | modifier le code]