Alban Lefranc

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Alban Lefranc
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Alban Lefranc, né à Caen en 1975, est un écrivain, auteur dramatique et traducteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses premiers romans sont des vies imaginaires dans lesquels il "réinvente" les vies de Mohamed Ali, Rainer Werner Fassbinder, Maurice Pialat, Andreas Baader, la chanteuse Nico[1].

Publié en 2006, Des foules, des bouches, des armes retrace les premières années de la Fraction armée rouge vue par les yeux de Bernward Vesper, premier compagnon de Gudrun Ensslin avant qu'elle fonde la RAF avec Andreas Baader. Le roman est repris sous une forme augmentée et largement modifiée, sous le titre Si les bouches se ferment (Verticales, 2014) [2],[3]

En 2009, Vous n'étiez pas là (Verticales), qualifié d'« antibiographie », est consacrée à la chanteuse Nico.

En paraît Le ring invisible aux éditions Verticales, qui réinvente la jeunesse du boxeur Mohamed Ali[4]. À propos du Ring invisible, Florence Bouchy dans Le monde des livres a écrit : "L'Ali de Lefranc est un agrégat de corps sportifs et subversifs, à travers lesquels jouissances verbale et physique se contiennent et se relancent mutuellement. Dans l'espace potentiel qu'est son texte, aire de perfection protectrice contre le chaos des désirs débridés qui l'assaillent, l'écrivain s'engage pleinement. Prouvant au passage que pour lui, comme pour d'autres, la littérature est un sport de combat." (Le Monde des livres, 11/4/2013). À la mort de Mohamed Ali, Lefranc évoque le boxeur dans Libération[5].

En , il publie L'amour la gueule ouverte, hypothèses sur Maurice Pialat, aux éditions Hélium/Actes Sud. "C’est à l’au-delà du sentimentalisme que s’intéresse Alban Lefranc, à cette contrée où «la sagesse ne viendra jamais», dont Pialat fut peut-être le premier explorateur" (Mathieu Lindon, Libération[6]. "À nouveau, la langue d’Alban Lefranc fait merveille : transmutant le matériau brut des entretiens ou des écrits de confidence, elle offre une poésie rythmique digne de son sujet écorché et toujours combattant"[7].

Son sixième roman, L'Homme qui brûle (Rivages) paraît en août 2019, et figure sur la première liste du Prix Décembre [8]. "Avec ce glorieux roman magmatique, errance d’un homme perdu dans un Paris à feu et à sang, l’écrivain délivre l’annonce d’un millénarisme pour notre temps" écrit Eric Loret[9] dans Le Monde. Mathieu Lindon dans Libération salue "l'humour noir" du roman [10]. Dans une longue interview avec Marie Richeux sur France Culture, l'auteur parle de son "parti pris littéraire de maintenir les fils du sérieux et de la farce"[11].

Fassbinder, la mort en fanfare (Rivages, 2012 ; Rivages Poche, 2019) " fait s'enchevêtrer films, vie de Fassbinder et histoire, s'infiltre au plus profond pour, dans un revirement final, se l'approprier et le transfigurer en un objet romanesque" [12],[13],[14] "Du cinéaste Fassbinder à l'écrivain Alban Lefranc, une possession a eu lieu" (Marianne Dautrey, Le Monde des livres).

Publications en revues[modifier | modifier le code]

Il a fondé la revue bilingue (français/allemand) La mer gelée à Dresde en 2000. Après cinq ans d'interruption, la revue reprend chez l'éditeur Le Nouvel Attila en , puis chez Vanloo à partir de 2021.

Il collabore à de nombreuses revues, en France, en Allemagne, au Québec.

Traductions[modifier | modifier le code]

Alban Lefranc a traduit de l’allemand deux romans de Peter Weiss : Le Duel et L'Ombre du corps du cocher ; mais aussi Le cœur électrique de Peter Stephan Jungk et Roman de l'au-delà de Mathias Politycki.

Il a traduit aussi trois scénarios de Fassbinder : Maman Küsters s'en va au ciel/ Le droit du plus fort, Tous les autres s'appellent Ali adaptés au théâtre sous le titre de Le Bonheur (n’est pas toujours drôle) et mis en scène Pierre Maillet avec notamment Marilú Marini.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Steve Jobs est publiée en aux éditions Quartett [15]. La pièce est créée en 2020 dans une mise en scène Robert Cantarella, avec Nicolas Maury dans le rôle-titre.[16]

Il a aussi publié Table Rase aux éditions Quartett en [17].

Cinéma[modifier | modifier le code]

Il a travaillé comme co-scénariste du film de Christoph Hochhäusler, Je t'ai vue sourire (MACT Productions)[18].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • Des foules, des bouches, des armes, Paris, éditions Melville / Léo Scheer, 2006 (ISBN 978-2915341386)
  • Vous n'étiez pas là, Paris, éditions Verticale/Gallimard, 2009 (ISBN 978-2070124046)
  • Fassbinder. La mort en fanfare, Paris, éditions Payot & Rivages, 2012; Rivages Poche, 2019
  • Le Ring invisible, Paris, éditions Verticales & Gallimard, 2013 - traduit en italien chez 66thand2nd, par Daniele Petruccioli.
  • Si les bouches se ferment, Paris, éditions Verticales, 2014 (ISBN 978-2070144815)
  • L'amour la gueule ouverte, hypothèses sur Maurice Pialat, éditions Helium, Actes Sud, 2015 (ISBN 978-2-330-04712-2)
  • L'Homme qui brûle, éditions Rivages, 2019

Théâtre[modifier | modifier le code]

Pièces radiophoniques[modifier | modifier le code]

  • L'amour la gueule ouverte: Hypothèses sur Maurice Pialat, France Culture, 2017
  • Ali après, diffusion France Culture, 2011
  • Vous n'étiez pas là, diffusion France Culture, 2011

Traductions[modifier | modifier le code]

  • Maman Küsters s'en va au ciel/ Le droit du plus fort, Tous les autres s'appellent Ali (Fassbinder), L'Arche, Paris, 2019
  • Il ring invisibile  (traduction en italien par Daniele Petruccioli), Rome, 66thand2nd, 2013
  • Le cœur électrique (Peter Stephan Jungk), Actes Sud, Paris, 2011
  • Roman de l'au-delà (Mathias Politycki), Actes Sud, Paris, 2011
  • L'Ombre du corps du cocher (Peter Weiss), éditions Perturbations, Paris, 2009
  • Angriffe, trilogie, (traduction en allemand par Katja Roloff), Munich, Blumenbar, 2008
  • Le Duel, (Peter Weiss), éditions Melville / Léo Scheer, Paris, 2006

Participations à des ouvrages collectifs[modifier | modifier le code]

  • OR/GOLD, La mer gelée, éditions Le Nouvel Attila, 2019
  • MAMAN, La mer gelée, éditions Le Nouvel Attila, 2017
  • En procès, éditions Inculte, 2016
  • CHIEN/HUND, La mer gelée, éditions Le Nouvel Attila, 2017
  • Berlin. Histoire, promenades, anthologie et dictionnaire, coll. Bouquin, éditions Robert Laffont, 2014
  • Face à Sebald, éditions Inculte, 2011
  • Le Ciel vu de la terre, éditions Inculte, 2011
  • Une chambre en ville, éditions Edwarda, 2011
  • Sacha Lenoir, Capricci, 2011
  • Écrivains en séries 2, éditions Laureli/Léo Scheer, 2011
  • Face à Lamarche-Vadel, éditions Inculte, Paris, 2009

Liste de références[modifier | modifier le code]

  1. Christine Marc et ier, « Alban Lefranc : le « je », fiction grammaticale 2 (des Bouches à Pialat) », sur DIACRITIK, (consulté le )
  2. « Alban Lefranc : le « je », fiction grammaticale 2 (des Bouches à Pialat) », DIACRITIK,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. « Note de lecture : « Si les bouches se ferment » (Alban Lefranc) », Charybde 27 : le Blog,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. Mathieu Lindon, « Alban Lefranc prend Cassius Clay en main », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. Alban Lefranc, « Ali, l’hérétique couronné », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. « Lefranc et Da Silva, à leurs amours », Libération.fr,‎ , http://next.liberation.fr/livres/2015/03/11/lefranc-et-da-silva-a-leurs-amours_1218771 (lire en ligne, consulté le )
  7. « Note de lecture : « L’amour la gueule ouverte (hypothèses sur Maurice Pialat) » (Alban Lefranc) », Charybde 27 : le Blog,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. lalettre, « Prix Décembre 2019 la première sélection », sur www.lalettredulibraire.com, (consulté le )
  9. « « L’Homme qui brûle », d’Alban Lefranc, entre fin du monde et abjection de soi », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  10. « Alban Lefranc, une fin des temps au présent », sur Libération.fr, (consulté le )
  11. « Alban Lefranc :"J’ai une fascination pour la profération poétique" », sur France Culture (consulté le )
  12. « Note de lecture : « Attaques sur le chemin, le soir, dans la neige » (Alban Lefranc) », Charybde 27 : le Blog,‎ (lire en ligne, consulté le )
  13. « Réécoute - Fip livre ses musiques : "Fassbinder, la mort en fanfare" d'Alban Lefranc », Fip Radio,‎ (lire en ligne, consulté le )
  14. « "Fassbinder, la mort en fanfare" de Alban Lefranc chez Rivages (Paris, France) », sur www.20minutes.fr (consulté le )
  15. « Steve Jobs », sur www.quartett.fr (consulté le )
  16. Posté par charybde2, « Entretien avec Alban Lefranc et Arno Bertina, in La moitié du fourbi – 8 . Note de lecture : La moitié du fourbi – 8 : « Instants biographiques » », sur Charybde 27 : le Blog, (consulté le )
  17. « Actoral.17 : Steve Jobs d’Alban Lefranc, aboli bibelot d’inanité sonore », DIACRITIK,‎ (lire en ligne, consulté le )
  18. « L’IMPOSTEUR | Poitiers Film Festival », sur www.poitiersfilmfestival.com (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]