Mathieu Lindon

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Mathieu Lindon

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Mathieu Lindon au salon du livre Radio France, 26 novembre 2011.

Naissance 9 août
à Caen (Calvados)
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Mathieu Lindon, né le 9 août 1955 à Caen[1] est un écrivain et journaliste français.

Il est le fils de l'éditeur Jérôme Lindon et le cousin germain de l'acteur Vincent Lindon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Mathieu Lindon rencontre, à l'âge de 23 ans Michel Foucault, chez lequel il vit rue de Vaugirard majoritairement de 1978 à 1984[2], joue un rôle déterminant pour lui. Il revendique alors pleinement son homosexualité. Il sort indemne d'une longue addiction aux drogues dures[3].

Mathieu Lindon publie son premier roman, Nos plaisirs, en 1983, sous le pseudonyme de Pierre-Sébastien Heudaux, soit P.-S. Heudaux, prononcé Pseudo.

Au début des années 1980, il est journaliste au Nouvel Observateur. En 1984, il entre à Libération comme critique littéraire, puis chroniqueur, travail qu'il poursuit jusqu'à nos jours.

En 1987, son roman Prince et Léonardours, qui narre les viols et les tortures subis par deux adolescents amoureux, est menacé d'interdiction par le ministère de l'intérieur, poursuites abandonnées devant les réactions d'intellectuels.

En 1988 et en 1989, il accompagne Hervé Guibert à la villa Médicis à Rome. Ce dernier le fait apparaître comme personnage de son roman À l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie, sous un autre nom.

En 1998, il reçoit le Grand Prix littéraire des lycéens d'Île-de-France pour Champion du monde.

Le Procès de Jean-Marie Le Pen (1998) raconte la tentative d'un avocat juif homosexuel, vivant avec un beur, Mahmoud, d'atteindre le chef du Front national lors du procès d'un assassin raciste. Jean-Marie Le Pen obtient la condamnation pour diffamation de l'auteur et de l'éditeur par le tribunal de grande instance de Paris. En 1999, plusieurs auteurs se déclarent solidaires de Mathieu Lindon, et prêts à reprendre les passages incriminés de son livre, dans une pétition (Béatrix Beck, Edmonde Charles-Roux, Didier Daeninckx, Marie Darrieussecq) ou en dehors (Christine Angot). En 2002, Mathieu Lindon, son éditeur P.O.L et Serge July engagent un recours devant la Cour européenne des droits de l'homme[4]. En 2007, ils sont déboutés par la Cour de leur requête pour violation du droit à la liberté d'expression, la Cour estimant que « la teneur des passages (incriminés) était de nature à attiser la violence et la haine […]. »

Publications[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Textes[modifier | modifier le code]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Sollers, La Littérature contre Jean-Marie Le Pen. À propos du roman de Mathieu Lindon : « Le Procès de Jean-Marie Le Pen », POL, 1998.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice d'autorité personne du catalogue général de la BNF
  2. Mathieu Lindon rend un maigre "hommage" à Michel Foucault, Jérôme Dupuis, L'Express.fr, publié le 14 janvier 2011
  3. Un récit autobiographique de Mathieu Lindon, Jérôme Garcin, Le Nouvel Observateur, 3 janvier 2011
  4. CEDH, Lindon, Otchakovsky-Laurens et July c. France, 22/10/2007, 21279/02 et 36448/02
  5. Marie Turcan, « Le prix Zorba, “l’anti-Goncourt” qui honore le livre le plus hypnotique de l’année, remis à Mathieu Lindon », Les Inrockuptibles,‎ 13 novembre 2013 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]