Alain Prévost

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Alain Prévost
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Prix Roberge ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
Grenadou, paysan français (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Alain Prévost, né le à Paris et mort le à Chartres, est un écrivain français, fils de Jean Prévost et de Marcelle Auclair.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1944, âgé de 13 ans et demi, il rejoint sa famille dans le Vercors. Il y est témoin de violents combats[1]. Son père, résistant, est tué dans le Vercors par des soldats allemands en juillet 1944. Après la Libération, il poursuit des études à Paris, en Angleterre, aux États-Unis et au Canada où il obtient à Montréal son baccalauréat en 1946[1]. De 1947 à 1951, il étudie à l'université de Princeton où il se spécialise dans l'histoire des littératures anglo-saxonnes, il voyage à travers l'Amérique en exerçant divers métiers d'occasion et fait la rencontre de sa future épouse, parente d'un haut diplomate[1].

De 1951 à 1953, il travaille comme journaliste au bureau de l'Agence France-Presse de New York.

De retour en France, il acquiert en juin 1959 à Saint-Loup (Eure-et-Loir) l'ancien presbytère, pour y trouver le calme nécessaire pour écrire ses romans, ainsi que des œuvres destinées à la jeunesse qu'il publie sous le pseudonyme d'Hugues Varnac. En 1963, il reçoit le prix Roberge de l'Académie française pour ses romans Le chalutier minium et Le peuple impopulaire.

C'est au café du village de Saint-Loup (Eure-et-Loir), au cours de parties de billard, qu'il rencontre Ephraïm Grenadou, agriculteur, dont les histoires le captivent. Il décide de lui faire raconter sa vie et, d'octobre 1965 à février 1966, le reçoit chez lui deux soirs par semaine. À la fin de l'année 1966, le livre contenant le récit de sa vie intitulé Grenadou, paysan français sort. Son ouvrage connaît un certain succès ; il reçoit des mains d'Edgar Faure, ministre de l'Agriculture, le prix Eugène-Leroy[1].

En 1967, il devient Producteur radiophonique sur France Culture.

Sa dernière œuvre Le violon de Vincent, écrite pour la télévision, se passe dans le Vercors et est inspiré de la vie de Fabien Rey, un marginal vivant avec ses chiens qu'il a connu en 1944. Elle est mise en scène par le réalisateur Jean-Pierre Gallo, avec Charles Vanel dans le rôle principal (Vincent), et sa sœur, la comédienne Françoise Prévost dans le rôle de l'infirmière. Le téléfilm est diffusé sur la deuxième chaîne de l'ORTF le mercredi 12 décembre 1973[2].

Mort - Descendance[modifier | modifier le code]

Le dimanche , en fin d'après-midi, alors qu'il revient d'une partie de chasse et qu'il se trouve dans sa maison de Saint-Loup, il s'effondre subitement et demeure sans connaissance. Il est transporté d'urgence au centre hospitalier de Chartres où tous les efforts tentés pour le ranimer restent vains[3].

Ses obsèques sont célébrées à Saint-Loup le , il y est enterré[1].

Marié, il était père de deux enfants, nés en 1953 et 1955[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Le peuple impopulaire, roman, postface de Vercors, Éditions du Seuil, 1956 (réédité en 2011 chez La Thébaïde)
  • Bonne chance quand même, roman, Éditions du Seuil, 1957
  • Le chalutier Minium, roman, Éditions du Seuil, 1959
  • Le port des absents, roman, Éditions du Seuil, 1967
  • Adieu, Bois de Boulogne, nouvelles, Éditions du Seuil, 1972
  • L'Équitation, un art, une passion, avec Michel Henriquet, Le Seuil, 1972
  • Grenadou, paysan français, avec Ephraïm Grenadou et une préface de Claude Mesliand, Le Seuil, 1966 (réédité à plusieurs reprises depuis 1978 dans la collection Points-Histoire) (ISBN 978-2-02-004825-5)

Réalisation[modifier | modifier le code]

  • Transhumance I, Le Voyage, avec Jean-Pierre Gallo, ORTF, 1971
  • José-Luis Aranguren, ORTF, 1975

Scénario[modifier | modifier le code]

  • Le violon de Vincent de Jean-Pierre Gallo, scénario pour la télévision, 1973

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L'Express du (nécrologie)
  • Jean Prévost, Michel Prévost, Vacances à Yvetot, 1914, 1994, p. 5
  • Michel Prévost, Retrouver Jean Prévost, 2002, p. 146

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f L'Écho républicain de la Beauce et du Perche, 21 décembre 1971.
  2. L'Écho républicain de la Beauce et du Perche, 12 décembre 1973 : « Le violon de Vincent, une histoire d'amitié écrite avant de mourir par Alain Prévost »
  3. L'Écho républicain de la Beauce et du Perche, 21 décembre 1971 : « Inventeur de Grenadou et vivant à Saint-Loup, le romancier Alain Prévost est mort subitement, âgé de 41 ans ».

Liens externes[modifier | modifier le code]