Aktan Abdykalykov

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Aktan Abdykalykov
Aktan Arym Kubat-01.jpg

Aktan Arym Kubat en 2011 au FICA de Vesoul

Biographie
Naissance
Nationalité
Activités

Aktan Abdykalykov (en cyrillique Актан Абдыкалыков), également appelé Aktan Arym Kubat depuis 2003, est un cinéaste kirghiz, né le (59 ans) à Kountouou dans la région de Sakoulou en RSS kirghize (à l'époque intégrée à l'URSS).

Biographie[modifier | modifier le code]

Aktan Abdykalykov est artiste peintre de formation, diplômé de l'Institut des arts de Bichkek. Il a donc un parcours atypique pour un cinéaste de l'espace ex-soviétique, puisqu'il n'est pas promu d'une grande école de cinéma. Non issu de l'intelligentsia de la petite république soviétique, son intégration aux milieux artistiques n'est pas aisée. Il doit avoir recours à un arrangement pour parfaire sa technique, obtenant l'accès aux peintres kirghizes en échange du gardiennage des locaux d'une Académie de peinture.

En 1981, il est invité pour la première fois comme artiste décorateur pour les studios Kyrgyz Film. Durant dix ans, il occupe divers postes au sein des studios. Il est notamment l'auteur de tableaux et croquis destinés à inspirer les équipes de tournage entre l'écriture du scénario et celle du plan de tournage. Il évolue progressivement vers le poste de premier assistant, puis vers la réalisation et la mise en scène.

En 1990, il réalise son premier film documentaire The dog was running qui reçoit le Grand Prix du festival international de Bakou (Azerbaïdjan).

Sa trilogie de fiction débute en 1993, avec un premier court métrage de fiction, La Balançoire (Selkinchek). Il reçoit, entre autres, le grand prix du Festival de Potsdam (Allemagne).

Son premier long métrage, Le Fils adoptif (Beshkempir), sort en 1998. Consacré à l'enfance dans un village kirghize des années 1960, il reste son grand succès à l'étranger. Il a été primé notamment du Grand Prix et le Prix Findling du Festival international de Cottbus (Allemagne) et du Grand Prix du Festival international de Belgrade (Yougoslavie).

En 2001, il présente Le Singe (Maïmyl) à Cannes, dans la sélection Un certain regard. Ce second long métrage prolonge le parcours partiellement autobiographique par l'évocation de l'adolescence en Kirghizie. Ce film, qui achève la trilogie, a reçu le concours financier du Centre national de la cinématographie.

En 2010, il signe Le Voleur de lumière (Svet-Ake) présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes et qui a été présenté en film d'ouverture au Festival international des cinémas d'Asie de Vesoul en 2011.

Style[modifier | modifier le code]

Revendiquant comme un credo la catégorie « Art et essai », Aktan Abdykalykov propose un cinéma dénué d'effets spéciaux et d'artifices de mise en scène, en décor réel, avec une majorité d'acteurs non professionnels. Le scénario est pour lui un plan de travail, qu'il n'hésite pas à bouleverser et nourrir des événements qui surviennent sur le tournage, tout en conservant une forte cohérence d'ensemble.

Le choix soigné des cadres et le rythme plutôt paisible des scènes et des enchaînements, l'apparentent au cinéma classique d'Europe de l'Est et d'Union soviétique. En revanche, le parti pris de simplicité des sujets et des images l'en distingue fortement.

Par ailleurs, contrairement à nombre de ses contemporains de la CEI, il donne du Kirghizstan une image tendre, voire espiègle, volontiers optimiste, mais décidément réaliste.

En 2003, Aktan Abdykalykov, qui est un enfant adopté, choisit d'associer dans son nom les prénoms de son père biologique Arym et son père adoptif Kubat. Il signe désormais ses réalisations du nom d'Aktan Arym Kubat.

Filmographie sélective[modifier | modifier le code]

Documentaires et courts métrages[modifier | modifier le code]

  • 1990 : The dog was running (documentaire - Grand Prix du festival international de Bakou)
  • 1993 : La Balançoire (Selkinchek) (court métrage de fiction - Grand Prix du Festival de Potsdam)

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]