Agios Efstrátios

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant le monde insulaire image illustrant une île de Grèce
Cet article est une ébauche concernant le monde insulaire et une île de Grèce.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Agios Efstrátios
Άγιος Ευστράτιος (el)
Vue du village Agios Efstrátios depuis la mer.
Vue du village Agios Efstrátios depuis la mer.
Géographie
Pays Drapeau de la Grèce Grèce
Archipel Sporades thraces
Localisation Mer Égée
Coordonnées 39° 30′ 42″ N 25° 00′ 50″ E / 39.511667, 25.01388939° 30′ 42″ N 25° 00′ 50″ E / 39.511667, 25.013889
Superficie 43,3 km2
Géologie Île volcanique
Administration
Statut Dème

Périphérie Égée-Septentrionale
District régional Lemnos
Démographie
Population 270 hab. (2011)
Densité 6,24 hab./km2
Plus grande ville Agios Efstrátios
Autres informations
Découverte Préhistoire
Fuseau horaire UTC+02:00

Géolocalisation sur la carte : Grèce

(Voir situation sur carte : Grèce)
Agios Efstrátios
Agios Efstrátios
Îles de Grèce

Ágios Efstrátios ou Saint Eustrate (grec moderne: Άγιος Ευστράτιος) est une petite île grecque, au nord-est de la mer Égée 30 km au sud-ouest de Lemnos et 80 km au nord ouest de Lesbos. Elle forme un dème (municipalité) de la périphérie d'Égée-Septentrionale, dans le district régional de Lemnos.

C'est aussi l'île de Stratis dans le jeu vidéo ArmA 3.

Nom[modifier | modifier le code]

Selon la légende, l'île doit son nom à Saint Eustrate, qui aurait été exilé sur l'île au XIe siècle à cause de son opposition au métropolite Léon de Chalcédoine (1086)[1]. Sa tombe supposée est toujours visible. Auparavant l'île s'appelait Halonesos, l'« île du sel »[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le dème d'Agios Efstrátios depuis la réforme Kallikratis (2010)

Situation et accès[modifier | modifier le code]

L'île, isolée (cas rare parmi les îles grecques qui, pour la plupart, sont groupées en archipels), compte environ 300 habitants permanents. Elle est reliée par ferries à Lemnos (à 18 milles marins soit 30 km), à Kymi en Eubée (à 60 milles marins au sud-ouest soit 108 km) et au continent (port de Kavala à 58 milles marins au nord soit 100 km).

Géologie et topographie[modifier | modifier le code]

L'île est d'origine volcanique et présente plusieurs plages comme Agios Antonios, Avlakia et Lemoni. Avec ses 43,3 km², elle forme un triangle large de 6 km, long de 11 km, qui culmine au pic Simadi (Σημάδι) à 298 m.

Climat[modifier | modifier le code]

L'île présente un climat aride, les rares pluies éparses se produisant en hiver et ne suffisant plus, depuis des décennies, à remplir les citernes, d'où la nécessité d'importer de l'eau douce par bateau-citerne. L'été est long, très sec et fortement ensoleillé ; les arbres sont rares sur l'île.

Écologie[modifier | modifier le code]

La végétation est adaptée à l'aridité, avec beaucoup de plantes halophiles et xérophiles : la garrigue domine largement, du maquis subsiste dans les vallons, tandis que les collines sont souvent dénudées. L'agence de presse hellénique rapporta, le 4 juin 2009[3], qu'à la Conférence d'Athènes sur le changement climatique et les défis des générations futures[4] que le ministre grec du Développement, Kostís Hadjidákis, présenta Agios Efstrátios comme devant devenir « la première île 100 % verte de la Grèce », entièrement autonome en énergie grâce aux sources renouvelables (éolien et solaire) et aux transports alternatifs (voitures, camions, minicars, vélos électriques). Selon le ministre, 10 millions d'€uros auraient du être investis en 2010 pour parvenir à ce résultat, mais les conséquences de la dérégulation mondiale et des endettements de la Grèce frappèrent durement l'état grec et ces financements ne purent être assurés. Toutefois l'île, où les traditionnels ânes de bât ont toujours de l'utilité lorsque les carburants manquent, a été incluse dans le réseau Natura 2000. En 2012, à la suite du changement climatique, l'île connut une invasion de criquets sous-tropicaux[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Lieu d'exil[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

L'île fut souvent un lieu d'exil, comme pour le saint qui lui donna son nom. Dans les années 1930, elle fut une île-prison pour les opposants à la dictature du général Metaxas, et retrouva ce rôle en 1967 avec la dictature des colonels qui y envoya Míkis Theodorákis. En 1968, un tremblement de terre a détruit les bâtiments pré-fabriqués servant à détenir les exilés, effaçant ainsi cette partie de son histoire.

Économie[modifier | modifier le code]

Avec un paysage de rochers, l'agriculture est peu productive. L'île vit de la pêche et du tourisme pour ses nombreuses plages.

Population et société[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique d'Agios Efstratios[6]
Année 1920 1928 1940 1951 1961 1971 1981 1991 2001 2011[7].
Habitants 894 786 1 131 3 849 1 061 422 269 286 371 270

Santé et éducation[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Édités par Andronicos Demetracopoulos, Biblioth. eccles. græc. (Leipzig, 1866), I, 127-151 et 151-160.
  2. H. E. Stier (dir.), « Grosser Atlas zur Weltgeschichte », éd. Westermann 1985, ISBN 3-14-100919-8, page 19.
  3. « http://www.hri.org/news/greek/ana/last/09-06-04.ana.html#04 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  4. [1] (lien interrompu en mars 2013)
  5. Alain Salles, « L'invasion de sauterelles, nouvelle plaie de la Grèce », sur Lemonde.fr,‎ (consulté le 13 mai 2012)
  6. Démographie d'Agios Efstratios, Statistiques grecques Amt ELSTAT, Bibliothèque digitale (grec)
  7. Brochure du ministère de l'intérieur grec, mai 2010, d'après l'article en allemand.