Adriaen Isenbrant

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Adriaen Isenbrant
Naissance
Vers 1580-90
Décès
Nationalité
Activité
peintre
Influencé par
Œuvres réputées
La Vierge et l'Enfant (d), Triptyque de l'Assomption de la ViergeVoir et modifier les données sur Wikidata

Adriaen Isenbrant[1] (entre 1480 et 1490 - , Bruges), est un peintre de la Renaissance flamande. L'identification réalisée à l'occasion de l'Exposition des Primitifs flamands et d'Art ancien de Bruges en 1902[2] par Georges Hulin de Loo d'Adriaen Isenbrant au Maître de la Vierge des Sept Douleurs n'a pas été contestée. Le corpus d'œuvres qui lui a été de ce fait attribué a été complété en 1933 par Friedländer[3], puis par différents critiques jusqu'à constituer un important catalogue.

On trouve mention d'Adrien Isenbrant en 1510 lorsqu'il entre dans la guilde des peintres de Bruges. Dans sa notice nécrologique de 1551, il est mentionné qu'il a reçu le titre honorifique de meester, ce qui témoigne d'une carrière prolifique, parallèlement à des postes d'importance au sein de la guilde.

Selon H. Pauwels[4], il avait probablement un grand atelier spécialisé dans les sujets religieux et les peintures de dévotion car sa production est abondante.

En 1520, il participe à la création des décors de l'Entrée triomphale de l'empereur Charles Quint à Bruges.

Antonius Sanderus louange la maîtrise de l'artiste dans le rendu des visages et indique qu'il a été l'élève de Gérard David. Cependant, cette assertion est réfutée par le fait qu'il était déjà maître lorsqu'il s'installa à Bruges[5].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Aucun tableau d'Adriaen Isenbrant n'étant signé ou documenté, le catalogue de ses œuvres reste hypothétique.[6]

Adriaen Isenbrant[modifier | modifier le code]

  • Vierge des Sept Douleurs, Église Notre-Dame, Bruges (fig. 1).
  • Lamentation sur le Christ mort, huile, 37 x 40 cm, Musées royaux des beaux-arts, Anvers, inv. 571.[réf. 1]
  • Portrait de Paulus de Nigro, 1518, huile sur bois, 34,5 × 27,5 cm, Groeningemuseum, Bruges, inv. 0000.GRO1280.I.[réf. 2]
  • Triptyque avec Madone, saint Jean Baptiste et saint Jérôme, huile sur panneaux, 92 x 69,7 cm, Groeningemuseum, Bruges, inv. 0000.GRO1376.I.[réf. 3]
  • Triptyque avec présentation au temple, 1510, huile sur panneaux, 42,6 x 60,5 cm, Sint-Salvatorskathedraal, Bruges, inv. 0301.S.034.[réf. 4]
  • Triptyque de l'Assomption de la Vierge, huile sur bois de chêne, hauteur : 115 cm, panneau central : 86 cm, volets : 37 cm, Musée national du Moyen Âge, Paris, inv. Cl.23758.[réf. 5]
  • Repos pendant la fuite en Égypte, huile sur panneau, 28,1 x 38,5 cm, Museum voor Schone Kunsten, Gand, inv. 1914-CE.[réf. 6]
  • Christ de douleur, huile sur panneau, 46 x 29 cm, Museo Nacional del Prado, Madrid, inv. P02818.[réf. 7]
  • Pieta, Église San Gil Abad, Burgos[réf. 8].
  • Vierge à l'Enfant, huile sur panneau, tondo Ø 21,2 cm, Museu Nacional Machado de Castro, Coimbra, inv. MNMC 3351.[réf. 9]
  • Christ couronné d'épines et Vierge de pitié, huile sur toile transféré du bois, 105,4 x 92,7 cm, The Metropolitan Museum of Art, New York, inv. 04.32 (fig. 2).[réf. 10]
  • Homme pesant des pièces d'or, huile sur bois, 50,8 x 30,5 cm, avec bandes latérales de 4,5 cm à gauche et à droite, The Metropolitan Museum of Art, New York, inv. 32.100.36.[réf. 11]
  • Triptyque de la vie de la Vierge, huile sur panneaux, panneau central 31,4 x 25,7 cm, panneaux latéraux 31,4 x 12,7 cm, The Metropolitan Museum of Art, New York, inv. 13.32a–c.[réf. 12]
  • L'Adoration des mages, huile sur bois, 33,5 cm × 27,4 cm, collection Michal et Renata Horstein, Musée des beaux-arts de Montréal, inv. 2012.49.[réf. 13]
  • Mariage mystique de sainte Catherine, huile sur panneau, Alte Pinakothek, Munich, inv. 13191 (fig. 3).[réf. 14]

Adriaen Isenbrant et Joachim Patinier[modifier | modifier le code]

Atelier d'Adriaen Isenbrant[modifier | modifier le code]

  • Adam et Éve, huile sur panneau de chêne, 48,6 x 37,8 cm, Fine Arts Museums of San Francisco, inv. 1962.10 (fig. 4).[réf. 16]

Attribuée à Adriaen Isenbrant[modifier | modifier le code]

Attribution douteuse[modifier | modifier le code]

  • La Vierge à l'Enfant, huile sur panneau cintré, 95 x 64 cm, attribution à Isenbrant dans la Collection Bentinck-Thyssen, Luxembourg[7], attribution rejetée dans la vente Sotheby du 25 janvier 2001[8].

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Adriaen, Adrian, ou Adrien ; Isenbrant, Ysenbrant, ou Ysenbrandt.
  2. Cf. Bruges 1902 : exposition de tableaux flamands des XIVe siècle, XVe siècle et XVIe siècle, catalogue critique, Gand, 1902.
  3. L'ouvrage a été traduit en anglais. Cf. Friedländer 1974.
  4. Cf. MRBAB 1963.
  5. Cf. Till-Holger Borchert, « Adrien Isenbrant » dans Bruges 1998, p. 120.
  6. Cf. Bruges 1998, p. 120-122.
  7. François Daulte, La Collection Bentinck-Thyssen aux Musées de l’Etat du Grand-Duché de Luxembourg, Bibliothèque des Arts, Lausanne,‎ , p. 4
  8. Vente Sotheby's

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le siècle de Bruegel : La peinture en Belgique au XVIe siècle, Bruxelles, Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique,‎ , p. 116–117.
  • Hilliard T. Goldfarb, « La collection Hornstein, un tableau majeur d'un primitif flamand », Revue M du Musée des beaux-arts de Montréal,‎ , p. 12-13 (ISSN 1715-4820)
  • (en) Max J. Friedländer, Early Netherlandish Painting : The Antwerp mannerists Adriaen Ysenbrant., vol. XI, Leiden, A. W. Sijthoff,‎ , 126 p. (ISBN 90-286-0202-X).
  • Maximiliaan J. P. Martens (dir.), Bruges et la Renaissance : De Memling à Pourbus, Bruges, Ludion - Flammarion - Stichting Kunstboek,‎ , p. 320.

Données numériques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]