Adolphe Borgnet

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Adolphe Borgnet
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Portrait gravé par Joseph Demannez (1826-1902) d'après une photographie.
Naissance
Namur
Décès (à 70 ans)
Liège
Nationalité belge
Profession
professeur d’université
Activité principale
histoire

Charles Joseph Adolphe Borgnet (9 germinal an XII () à Namur à Liège)) est un historien et professeur d’université belge.

Biographie[modifier | modifier le code]

Aîné d'une famille de sept enfants originaire de Fumay, Adolphe achève ses études secondaires à l'Athénée de Namur en publiant sous le couvert de l’anonymat La Dewézade, une rareté bibliophilique dans laquelle il brocarde le corps professoral à l'occasion de la visite de l'inspecteur Louis Dewez (1822).

Il décroche le titre de docteur en droit à l’Université d'État de Louvain (1826) et exerce la fonction de juge d’instruction au tribunal de première instance de Namur (1830-1837), tout en consacrant ses loisirs aux études historiques.

Cette passion le détermine à opter pour une carrière d’enseignant à l’Université de Liège, dont il assume le rectorat de 1848 à 1853[1].

Élu correspondant de l’Académie royale de Belgique en 1836, il devient membre titulaire de la savante institution en 1846 et siège à la Commission royale d’histoire à partir de 1850.

Ses Légendes namuroises, publiées sous le pseudonyme de Jérôme Pimpurniaux et sa Lettre au baron de Reiffenberg, éditée sous celui de Bonaventure Pimpurniaux[2], illustrent une verve caustique qui lui fait écrire en vieux languaige que souvent meilleur office faict une férule franchement appliquée, qu'un encensoir toujours blandissant.

Adolphe Borgnet est le frère aîné de l'archiviste Jules Borgnet et, par ses sœurs Élise, Aline et Sophie, le beau-frère d'un bourgmestre de Namur, Jean-Baptiste Brabant, et de deux académiciens : le criminaliste Guillaume Nypels et l'officier du génie Armand Demanet.

Élise Bourdon (1808-1890), sa cousine épousée le 29 juin 1829, lui donne trois filles et un fils.

Il a pour petit-fils Adolphe Retté, poète symboliste et écrivain anarchiste.

Principales publications[modifier | modifier le code]

  • 1834 : Lettres sur la révolution brabançonne, Bruxelles, Berthot, libraire, X + 250 et 311 p.
  • 1837 : Légendes namuroises. Par Jérôme Pimpurniaux, ancien procureur au Conseil de Namur, ornées d’un portrait de l’auteur, avec un fac-simile de sa signature et augmentées d’une notice biographique par A. B., Namur, Leroux frères, XXII + 239 p. ; rééd. anastaltique, Namur, Librairie Au vieux Quartier, 1984.
  • 1844 : Histoire des Belges à la fin du XVIIIe siècle, Bruxelles, A. Vandale, éditeur-libraire, 2 vol. de XII + 316 et 430 p.; 2e éd., Bruxelles, A. Lacroix & Verboeckhoven, 1861-1862, 2 vol. de 334 et 370 p.
  • 1850 : Philippe II et la Belgique. Résumé politique de l’histoire de la révolution belge du XVIme siècle (1555 à 1598), Bruxelles, Meline, Cans et Cie, VII + 234 p. ; traduit en néerlandais : De Nederlanden onder Koning Filips II, Amsterdam, Frederik Muller, 1852, XIV + 316 p.
  • 1852 : Insurrection des Gantois contre Charles-Quint. 1536-1540. Tableau d’un révolution au XVIe siècle, Liège, Imprimerie de J. Desoer, libraire, 1852, 52 p.
  • 1853 : Manuel d’histoire et de géographie ancienne à l’usage des athénées belges, 4 éditions ; 4e éd., Liège, Imprimerie de Léon De Thier, 1870, XI + 366 p.
  • 1856-1858 : Guide du voyageur en Ardenne ou Excursions d'un touriste belge en Belgique ou excursions d’un touriste belge en Belgique, par Jérome Pimpurniaux, homme de lettres, membre de nulle société savante et décoré d’aucun ordre, Bruxelles, Delevingne et Callewaert, éditeurs, VIII + 399 p. (vol. 1) et Bruxelles, Librairie polytechnique de Aug. Decq, VI + 460 p. (vol. 2) ; rééd. anastaltique, Bruxelles, Culture et civilisation, 1981.
  • 1861 : Chronique de Jean de Stavelot, Bruxelles, N. Hayez, imprimeur de l’Académie royale de Belgique (Publications de la Commission royale d’histoire. Collection de chroniques belges inédites), XII + 664 + 90 p.
  • 1864-1876 : Ly myreur des histors, chronique de Jean des Preis dit d’Outremeuse, Bruxelles, M. Hayez, imprimeur de l’Académie royale de Belgique (Corps des chroniques liégeoises)
  • 1865 : Histoire de la révolution liégeoise de 1789 (1789 à 1795) d’après des documents inédits, Liège, L. De Thier & F. Lovinfosse, 2 vol. de XIV + 542 p. et 584 p.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Voyez notamment le Discours prononcé par M. Borgnet, recteur de l’Université de Liège, à la cérémonie de la réouverture des cours de cette université, le 29 octobre 1849, Bruxelles, Delevingne et Callewaert, imprimeur-éditeurs, 1849, 24 p.
  2. Lettre à Monsieur le Baron de Reiffenberg, Conservateur en chef de la bibliothèque royal de Bruxelles, membre de l’Académie royale des sciences, des belles-lettres et des beaux-arts de Belgique, de l’Institut de France (Académie des inscriptions et belles-lettres), de l’Académie royale de Turin, des Sociétés des Antiquaires de de Londres, de France, de Normandie et de Morinie, l’un des vingt-neuf de la Société des Bibliophiles français, de celle des Bibliophiles du Hainaut, de la Société de l’histoire de France, de l’Institut historique, des Académies de Rouen et de Lyon, de la Société de statistique universelle, de celle de statistique de Marseille, des Sociétés asiatique, polytechnique et philotechnique de Paris, de la Société historique grand’ducale de Fribourg, de la Société grand-ducale d’Iéna, de celles de Batavia (Asie) et de Rhode Island (Amérique du Nord), de la Société maritime d’Angleterre, des Sociétés académiques de Leyde, Utrecht, Toulon, Évreux, Blois, Douai, Boulogne sur mer, Cambrai, Valenciennes, Anvers, Liège, Gand, Bruxelles et du Hainaut, secrétaire de la Commission royale d’histoire, etc. connu dans l’univers et dans mille autre lieux. Fragment d’un air d’opéra, par Bonaventure Pimpurniaux. Membre de la Société du Casino de Namur et de nulle autre Société savante, Liège, Imprimerie de N. Redouté, 1846, 12 pp..

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 1876 : Alphonse Le Roy, « Notice sur Charles-Joseph-Adolphe Borgnet », dans l’Annuaire de l’Académie royale de Belgique, t. 42, p. 123-172.
  • 1956 : Victor TOURNEUR, notice dans la Biographie nationale, t. 29 (1956), col. 324-326.
  • 1964 : Félix ROUSSEAU, Propos d'un archiviste sur l'histoire de la littérature dialectale à Namur, Ière partie : des origines à 1880, Namur, Édition "Les Cahiers wallons", 116 p., spéc. p. 60-65.
  • 1999 : Marie-Louise BOUVY COUPERY DE SAINT-GEORGES-NEYS, Les Borgnet, ces Mosans. Évolution sociale d'une famille, Bruxelles, Office généalogique et héraldique de Belgique (Recueil, 47), spéc. p. 20-35.
  • 1999 : Guy PHILIPPART DE FOY, notice dans Françoise JACQUET-LADRIER (dir.), Dictionnaire biographique namurois, Namur, Le Guetteur wallon (numéro spécial), p. 43.
  • 2000 : André-M. GOFFIN, « La Dewézade (1822) », dans Luc HIERNAUX (coord.), De l'École du Faucon à l'Athénée François Bovesse, Namur, Union des Anciens et Amis de l'Athénée et du Lycée de Namur, 2000, p. 89-94.