Acide ellagique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Acide ellagique
Image illustrative de l’article Acide ellagique
Structure de l'acide ellagique.
Identification
Nom UICPA 2,3,7,8-Tetrahydroxy(1)benzopyrano (5,4,3-cde)-(1)benzopyran-5,10-dione
Synonymes

Benzoarique acide; Lagistase;
Gallogen;
C.I. 55005 ; C.I. 75270

No CAS 476-66-4
No ECHA 100.006.827
No EC 207-508-3
PubChem 5281855
SMILES
InChI
Propriétés chimiques
Formule brute C14H6O8  [Isomères]
Masse molaire[1] 302,1926 ± 0,014 g/mol
C 55,64 %, H 2 %, O 42,36 %,
Propriétés physiques
fusion >360 °C[2]
Solubilité <0,1 g·l-1 d'eau à 21 °C
Masse volumique 1,67 g·cm-3 (solide)
Précautions
Directive 67/548/EEC
Irritant
Xi


Données pharmacocinétiques
Biodisponibilité aucune

Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

L’acide ellagique est un polyphénol antioxydant présent dans de nombreux fruits et légumes tels que châtaignes, framboises, fraises, canneberges, noix, noix de pécan, grenades, etc. Il a de nombreuses vertus pharmacologiques[3].

Origine[modifier | modifier le code]

Les plantes produisent de l'acide ellagique et du glucose qui se combinent pour former des ellagitanins, composés solubles dans l'eau plus faciles à absorber dans l'alimentation pour les animaux et les humains.

L'acide ellagique est l'un des principaux constituants de nombreuses plantes à tanin produisant des tanins connus sous le nom d'ellagitanins.

Ces plantes comprennent Terminalia chebula et Terminalia belerica, deux espèces apparentées, qui sont des ingrédients principaux d'un tonique connu sous le nom de Triphala dans la médecine ayurvédique. Il contient également Emblica officinalis. Le Triphala contient les acides ellagique, chébulagique et chébulinique[4],[5]

L'acide ellagique a été découvert par Henri Braconnet en 1831[6] qui le nomma ainsi en retournant le mot galle pour le distinguer de l'acide gallique[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. (en) « Ellagic acid », sur ChemIDplus, consulté le 22 août 2009
  3. (en) José-Luis Ríos, Rosa Giner, Marta Marín et M. Recio, « A Pharmacological Update of Ellagic Acid », Planta Medica, vol. 84, no 15,‎ , p. 1068–1093 (ISSN 0032-0943 et 1439-0221, DOI 10.1055/a-0633-9492, lire en ligne)
  4. Reddy TC, Aparoy P, Babu NK, Kalangi SK, Reddanna P, « Kinetics and Docking Studies of a COX-2 Inhibitor Isolated from Terminalia bellerica Fruits », Protein Pept Lett,‎ (PMID 20441561)
  5. Pawar V, Lahorkar P, Anantha Narayana DB. Development of a RP-HPLC method for analysis of Triphala curna and its applicability to test variations in Triphala curna preparations. Indian J Pharm Sci [serial online] 2009 [cited 2010 Aug 1];71:382-6. Available from: http://www.ijpsonline.com/text.asp?2009/71/4/382/57286
  6. (en) Georg Grasser, Synthetic Tannins, London, The Technical Press Ltd., (lire en ligne), p 20
  7. Émile Littré ; François Gannaz (mise en forme), « Littré - ellagique - définition, citations, étymologie », sur www.littre.org (consulté le 11 octobre 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]