Acclimatation

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Originaire d'Amérique du Nord, le raton laveur a été introduit pour la dernière fois dans les années 1930 en Europe où il s'est parfaitement acclimaté et a proliféré en l'absence de ses prédateurs naturels (martre d’Amérique, lynx roux, puma, coyote). Considéré comme une menace pour la biodiversité, il a été classé par le Conseil de l’Europe comme espèce exotique envahissante dont l’éradication est conseillée en raison de son fort impact prédateur sur les faunes locales[1].

L'acclimatation est le fait, pour un organisme vivant, de s'installer dans une région géographique différente de son aire d'origine, de s'adapter avec succès au changement durable de son nouvel environnement (changement en particulier climatique, température, humidité, ressources), mais sans pouvoir s'y reproduire sexuellement[2].

L'intervention humaine est nécessaire pour assurer la reproduction sexuée de ces organismes. L'acclimatation totale aboutit à la naturalisation lorsque l'organisme se reproduit sans intervention humaine[3].

L'acclimatation se déroule sur une période courte, au plus égale à la durée de vie de l'organisme, ce qui la différencie de l'adaptation évolutive. Elle illustre la plasticité adaptative des organismes.

Certaines espèces végétales ou animales peuvent, grâce à l'acclimatation, supporter des conditions auxquelles elles ne pourraient survivre si elles y étaient brutalement exposées. L'acclimatation peut induire différents changements dans la physiologie des individus.

Chez l'homme[edit | edit source]

Chez l'homme, l'acclimatation définit de manière plus restrictive son adaptation à un nouveau milieu (acclimatation à l'altitude, à l'espace) et qui résulte des modifications physiologiques imprimées par ce milieu sur l'organisme. Quand ces modifications sont stabilisées, les physiologistes parlent d'acclimatement, terme parfois utilisé aussi comme synonyme d'acclimatation[4],[5].

Notes et références[edit | edit source]

  1. (fr) « Le raton laveur envahit la Belgique », La Libre Belgique,
  2. Antoine Da Lage, Georges Métailié, Dictionnaire de biogéographie végétale, CNRS Éditions, , p. 27.
  3. Biologie, Flammarion, , p. 1701-1703.
  4. Christophe Bonneuil, Du jardin d'essais colonial à la station expérimentale 1880-1930 : Éléments pour une histoire du CIRAD, Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, coll. « Autrefois l'agronomie », (ISBN 2-87614-131-0, lire en ligne [PDF]), p. 54.
  5. Jean Rivolier, Médecine et montagne, Arthaud, , p. 101

Articles connexes[edit | edit source]