Aide aux victimes des dérives de mouvements religieux en Europe et à leurs familles

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AVREF

Cadre
Forme juridique Association loi de 1901
But Aide aux victimes de dérives dans les mouvements religieux, surtout catholiques
Zone d’influence Europe
Fondation
Fondation 1998
Origine Réunion de parents et de proches de victimes d'abus dans des communautés religieuses
Identité
Siège Paris (France)
Président Aymeri Suarez-Pazos[1]
Méthode Accompagnements individuels de victimes de dérives ; interventions auprès des autorités ecclésiales et civiles ; actions de prévention auprès de la jeunesse
Membres 150 adhérents et soutiens
Site web http://www.avref.fr

Notes

L'AVREF est enregistrée sous le numéro R.N.A W923002787

L'AVREF, ou Aide aux victimes des dérives de mouvements religieux en Europe et à leurs familles, est une association qui, selon l'article 2 de ses statuts, « a pour objectif de prévenir, d’informer, d’aider et de réconforter toute personne ou son entourage, victime, directe ou collatérale, de dérives émanant de mouvements ou communautés diverses, à caractère philosophique ou religieux, notamment catholique. »[2]

En pratique, l'AVREF s'est plus particulièrement spécialisée dans la lutte contre les dérives sectaires et les abus sexuels au sein de l'Église catholique.

Le journal catholique La Croix cite l'AVREF parmi les trois principales associations qui peuvent être contactées par les victimes de dérives sectaires au sein de l'Église catholique[3]. Les deux autres associations étant l'UNADFI et le CCMM.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1998 des parents de religieux catholiques se sont retrouvés et ont partagé la même inquiétude sur le sort de leurs enfants, spécialement dans la Communauté Saint-Jean, craignant des dérives sectaires et d'emprise mentale. Ils se sont constitués en une « Association vie religieuse et familles », dont l'acronyme est AVREF[4],[5], avec pour objet de :

  • établir les liens d'entraide entre les familles
  • conseiller et soutenir les familles qui s'adressent à elles
  • informer les autorités ecclésiales des problèmes qui pourraient exister dans les relations entre des communautés et des familles
  • chercher à améliorer ces relations, chaque fois que cela est nécessaire, par un travail de réflexion mené avec les autorités, les responsables de communautés et toute personne susceptible de contribuer à cette amélioration

L'AVREF s'est ensuite ouverte à d'autres parents de religieux et religieuses sortis de communautés catholiques diverses, et elle s’est rajeunie.

De 1998 à 2013, l'AVREF reçoit près de 2000 appels. Lorsque les témoignages lui semblent concordants et probants, l’association informe la Miviludes et les autorités ecclésiales[6].

En 2013, l'AVREF fait évoluer son intitulé et devient « Aide aux Victimes de dérives dans les mouvements Religieux en Europe et à leurs Familles ». En même temps, elle élargit ses objectifs statutaires : « en termes d'alerte des autorités administratives, étatiques et ecclésiales et, le cas échéant, les médias, au sujet d'abus de faiblesse et/ou d'atteintes à la dignité de la personne humaine ou à ses droits fondamentaux » et « en termes de relations et, le cas échéant, de coordination active avec les associations et mouvements poursuivant des objectifs similaires, en France et à l'international ».

Dirigeants de l'AVREF[modifier | modifier le code]

D'avril 2012 à décembre 2013, Laurence Poujade a été enregistrée en préfecture comme présidente de l'AVREF.[7]

Depuis décembre 2013, l'AVREF est dirigée par Aymeri Suarez-Pazos, un ancien membre de l'Opus Dei[1],[8]. Aymeri Suarez-Pazos était jusqu'alors vice-président de l'AVREF. Il a fait partie des trois fondateurs de « l'Appel de Lourdes »[9],[10] en octobre 2013 contre les dérives sectaires dans l'Église catholique[11],[12].

Activités de l'AVREF[modifier | modifier le code]

Recueil de témoignages : l'AVREF a recueilli, depuis sa création, de très nombreux témoignages auprès de personnes se disant victimes des agissements de certaines communautés religieuses catholiques, ces personnes étant soit des membres de ces communautés, soit des parents de membres. Plusieurs témoignages de victimes sont en ligne sur le site Internet de l'AVREF.

Publication de dossiers et de "livres noirs" : l'AVREF a publié plusieurs études détaillées sur certaines communautés religieuses catholiques, notamment la communauté Saint-Jean, la famille monastique de Bethléem, les Travailleuses missionnaires, la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X.

Alerte des autorités religieuses catholiques : l'AVREF se veut être un lanceur d'alerte auprès des autorités ecclésiastiques tout comme des autorités administratives.

Organisation de journées annuelles d'études : depuis sa création l'AVREF organise régulièrement des journées annuelles d'études et d'échanges sur les problèmes du sectarisme dans le monde religieux[13]. Elle déclare faire un constat sombre de la situation d'anciens adeptes de communautés catholiques pour diverses raisons :

  • santé abîmée
  • troubles psychiques, tentations suicidaires, emprises tenaces
  • absence de moyens de subsistance

L'AVREF entretient des liens avec d'autres associations et institutions s'occupant de dérives sectaires[14] et apparaît s’être fait une spécialité des abus touchant plus spécialement le monde catholique[15], mais aussi sa périphérie avec la publication en 2016 d’un « livre noir » évoquant des questions de pédophilie au niveau de la Fraternité St-Pie X[16].

Publications[modifier | modifier le code]

L'AVREF a publié des dossiers et livres noirs présentant des témoignages relatifs à des communautés désignées :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Aymeri Suarez-Pazos, nouveau président de l’Avref », sur La Croix,
  2. http://www.avref.fr/qui-sommes-nous.html
  3. « Comprendre les dérives sectaires », sur La Croix.com,
  4. « L'Eglise se dote d'un service pour lutter contre les "dérives sectaires" », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 17 décembre 2017)
  5. « Enquête sur des dérives sectaires au sein de l'Eglise catholique », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 17 décembre 2017)
  6. L'AVREF sur le site de l'Unadfi, source : Le Pèlerin, janvier-février 2013.
  7. « Laurence Poujade, présidente de l'association Sentinelle », sur Youtube.com,
  8. « Aymeri Suarez-Pazos, nouveau président de l'Avref (complément) », sur La Croix.com,
  9. « Combattre les dérives sectaires dans l’Église », sur UNADFI.org,
  10. « Yves Hamant : "Je ne crois pas que les choses aient beaucoup changé" », sur La Vie.fr (consulté le 21 mars 2016)
  11. « Les victimes des dérives sectaires dans l’Église se disent « enfin entendues » », sur La Croix.com,
  12. « L’église de France reconnaît des dérives sectaires en son sein », sur UNADFI.org,
  13. « Guérir de dérives sectaires », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 17 avril 2018)
  14. « Site web de l'UNADFI »
  15. « Le difficile combat contre les dérives sectaires dans l'Église », sur religions.blogs.ouest-france.fr (consulté le 15 avril 2017)
  16. « Pédophilie dans l'Eglise: le livre noir des traditionalistes », sur Mediapart.fr,
  17. « Bethléem - témoignages recueillis », sur AVREF.fr,
  18. « Le livre noir de la Fraternité Saint-Jean », sur AVREF.fr,
  19. « La parole se libère, à visage découvert, sur des abus dans la vie religieuse », LExpress.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 17 décembre 2017)
  20. « Le livre noir de Fraternité sacerdotale Saint-Pie X », sur AVREF.fr,
  21. « Pédophilie dans l'Eglise: le livre noir des traditionalistes », sur Mediapart,
  22. « La Fraternité Saint-Pie-X mise en cause pour sa gestion des abus sexuels », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 17 décembre 2017)
  23. « Eau vive et espérances taries », sur AVREF.fr,
  24. « Travailleuses missionnaires "tout le monde en parle" », sur Golias News,
  25. « Eau vive et espérances taries, supplément, octobre 2014 », sur AVREF.fr,
  26. « L'association des Travailleuses missionnaires mise en examen pour travail illégal », FIGARO,‎ (lire en ligne, consulté le 7 décembre 2017)
  27. « À Épinal, les Travailleuses missionnaires mises en examen », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 7 décembre 2017)
  28. « Marseille : enquête au restaurant de Notre-Dame-la-Garde », LaProvence.com,‎ (lire en ligne, consulté le 7 décembre 2017)