Énergie au Costa Rica

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Énergie au Costa Rica
Image illustrative de l'article Énergie au Costa Rica
Barrage de la Angostura, Turrialba, province de Cartago (2011)
Bilan énergétique (2014)
Offre d'énergie primaire (TPES) 4,9 M tep
(205,4 PJ)
par agent énergétique pétrole : 48,1 %
électricité : 37,1 %
charbon : 1,3 %
Énergies renouvelables 36,8 %
Consommation totale (TFC) 3,5 M tep
(145,4 PJ)
par habitant 0,7 tep/hab.
(30,5 GJ/hab.)
par secteur ménages : 14,3 %
industrie : 25,2 %
transports : 47,3 %
services : 10,4 %
agriculture : 2 %
Électricité (2014)
Production 10,22 TWh
par filière hydro : 65,7 %
autres : 15,1 %
thermique : 10,2 %
éoliennes : 7,2 %
biomasse/déchets : 1,8 %
Commerce extérieur (2014 - ktep)
Importations électricité : 65
pétrole : 2547
charbon : 65
Exportations électricité : 48
Sources
Agence internationale de l'énergie[1]

Le secteur de l'énergie au Costa Rica se caractérise par la prédominance du pétrole, qui couvrait 62 % de la consommation finale d'énergie du pays en 2014, malgré les investissements très importants consacrés au développement des énergies renouvelables (EnR) : ces dernières couvraient 37 % de la consommation finale en 2014 (17,5 % biomasse-déchets, 14,7 % hydroélectricité, 3,4 % géothermie et 1,6 % éolien) ; elles ont progressé de 98 % entre 1990 et 2014, mais n'ont pas réussi à compenser l'explosion de la consommation de produits pétroliers : +164 % ; la part des EnR a donc reculé de 45,2 % en 1990 à 37,2 % en 2014.

La production d'énergie primaire au Costa Rica se répartit en 23,5 % d'hydraulique, 26,7 % de biomasse-déchets et 49,8 % pour les énergies nouvelles : géothermie, éolien et solaire.

La consommation d'énergie primaire du Costa Rica atteignait 1,03 tep/habitant en 2014, niveau inférieur de 45 % à la moyenne mondiale et de 23 % à celle de l'Amérique latine.

La production d'électricité a progressé de 195 % entre 1990 et 2014 ; elle se répartit en 2014 en 10,2 % de pétrole et 89,8 % d'EnR : hydraulique 65,7 %, géothermie 15,1 %, éolien 7,2 % et biomasse 1,8 %. Mais l'électricité ne représente que 22,4 % de l'énergie finale consommée, dominée par les produits pétroliers (59,5 %) et la biomasse (17,1 %). La consommation d'électricité par habitant du Costa Rica était en 2014 inférieure de 35 % à la moyenne mondiale et de 8 % à celle de l'Amérique latine.

Les émissions de CO2 liées à l'énergie au Costa Rica étaient en 2014 de 1,51 t CO2 par habitant, niveau inférieur de 66 % à la moyenne mondiale et de 38 % à celle de l'Amérique latine.

Vue d'ensemble[modifier | modifier le code]

Principaux indicateurs de l'énergie au Costa Rica[2]
Population Consommation
énergie primaire
Production Importation
nette
Consommation
électricité
Émissions
de CO2
Année Million Mtep Mtep Mtep TWh Mt CO2éq
1990 3,10 1,68 0,68 1,04 3,34 2,60
2000 3,93 2,87 1,22 1,76 5,97 4,50
2008 4,43 4,59 2,34 2,56 8,43 6,68
2009 4,49 4,56 2,37 2,34 8,34 6,36
2010 4,55 4,65 2,44 2,42 8,64 6,61
2011 4,60 4,65 2,41 2,45 8,74 6,76
2012 4,65 4,73 2,46 2,37 9,11 6,84
2013 4,71 4,84 2,47 2,53 9,20 7,13
2014 4,76 4,91 2,46 2,63 9,32 7,17
variation
1990-2014
+53,5 % +192 % +262 % +153 % +179 % +176 %

Production d'énergie primaire[modifier | modifier le code]

La production d'énergie primaire du Costa Rica en 2014 est entièrement composée d'énergies renouvelables : 23,5 % hydraulique, 26,7 % biomasse et 49,8 % géothermie, éolien et solaire. Son évolution a été la suivante :

Production d'énergie primaire au Costa Rica par source (ktep)
Source 1990 % 2000 % 2010 % 2013 2014 % 2014 var.
2014/1990
Hydraulique 291 42,7 489 40,1 625 25,7 589 578 23,5 +99 %
Biomasse-déchets 391 57,3 248 20,4 802 32,9 674 658 26,7 +68 %
Géoth., solaire, éolien 481 39,5 1 010 41,5 1 204 1 225 49,8 ns
Total 682 100 1 218 100 2 436 100 2 467 2 461 100 +261 %
Source des données : Agence internationale de l'énergie[1].

Importations de produits pétroliers[modifier | modifier le code]

Le Costa Rica importe la totalité des produits pétroliers qui représentent la majeure partie de sa consommation d'énergie. L'entreprise Refinadora Costarricense de Petróleo (RECOPE)[3], nationalisée en 1974, est chargée d'importer et distribuer ces produits. En 2015, elle en a importé 18,9 Mbbl (millions de barils), dont 7,3 Mbbl de diesel, 7,1 Mbbl d'essence, 1,6 Mbbl de GPL (propane-butane), 1,5 Mbbl de kérosène, etc. 98,9 % de ces importations provenaient des États-Unis (93,7 % en 2014, où 4,6 % provenaient du Panama)[4].

Consommation intérieure brute d'énergie primaire[modifier | modifier le code]

La consommation d'énergie primaire du Costa Rica atteignait 4,91 Mtep en 2014, soit 1,03 tep/habitant, niveau inférieur de 45 % à la moyenne mondiale : 1,89 tep/hab et de 23 % à celle de l'Amérique latine : 1,33 tep/hab ; celle de la France était de 3,67 tep/hab, celle des États-Unis de 6,94 tep/hab[5]. Voici son évolution :

Consommation intérieure brute d'énergie primaire au Costa Rica par source (ktep)
Source 1990 % 2000 % 2010 % 2013 2014 % 2014 var.
2014/1990
Charbon 1 0,03 65 1,4 65 65 1,3 ns
Pétrole 981 58,5 1 696 59,0 2 143 46,1 2 306 2 362 48,1 +141 %
Hydraulique 291 17,4 489 17,0 625 13,5 589 578 11,8 +99 %
Biomasse-déchets 391 23,3 248 8,6 802 17,3 674 658 13,4 +68 %
Solaire, éolien, géoth. 481 16,7 1 010 21,7 1 204 1 225 25,0 ns
Total EnR 682 40,7 1 218 42,4 2 437 52,5 2 467 2 461 50,2 +261 %
Solde exp.électricité 14 0,8 -41 -1,4 2 0,04 4 18 0,4 +29 %
Total 1 677 100 2 874 100 4 646 100 4 843 4 906 100 +193 %
Source des données : Agence internationale de l'énergie[1].

Consommation finale d'énergie[modifier | modifier le code]

La consommation finale d'énergie au Costa Rica (après transformation en électricité, transport, etc) a évolué comme suit :

Consommation finale d'énergie au Costa Rica par source (ktep)
Source 1990 % 2000 % 2010 % 2013 2014 % 2014 var.
2014/1990
Charbon 1 0,04 34 1,0 35 35 1,0 ns
Produits pétroliers 798 54,4 1 536 67,8 1 942 55,7 2 058 2 103 59,5 +164 %
Biomasse-déchets 386 26,3 235 10,4 773 22,2 640 604 17,1 +56 %
Électricité 284 19,3 495 21,8 737 21,1 783 792 22,4 +179 %
Total 1 468 100 2 267 100 3 485 100 3 516 3 534 100 +141 %
Après ré-allocation de l'électricité à ses sources primaires :
Pétrole+charbon 805 54,8 2 184 2 219 62,8 +178 %
Biomasse-déchets 386 26,3 654 618 17,5 +60 %
Hydroélectricité 277 18,9 524 521 14,7 +83 %
Géothermie 116 119 3,4 ns
Éolien 37 57 1,6 ns
Total EnR 663 45,2 1 331 1 315 37,2 +98 %
Source des données : Agence internationale de l'énergie[1].

Les produits pétroliers sont surtout consommés dans les transports : 69,6 %, la production d'électricité : 9,8 %, et l'industrie : 9,8 %.

La répartition par secteur de la consommation finale d'énergie a évolué comme suit :

Consommation finale d'énergie au Costa Rica par secteur (ktep)
Filière 1990 % 2000 % 2010 % 2013 2014 % 2014 var.
2014/1990
Industrie 494 33,7 570 25,1 876 25,1 893 874 24,7 +77 %
Transport 526 35,8 995 43,9 1 520 43,6 1 608 1 643 46,5 +212 %
Résidentiel 323 22,0 325 14,3 648 18,6 514 496 14,0 +54 %
Tertiaire 95 6,5 157 6,9 322 9,2 353 361 10,2 +280 %
Agriculture 21 1,4 149 6,6 65 1,9 68 68 1,9 +224 %
Non spécifié 1 0,1 7 0,3 20 0,6 24 31 0,9 ns
Usages non énergétiques (chimie) 8 0,5 63 2,8 34 1,0 56 61 1,7 +663 %
Total 1 468 100 2 267 100 3 485 100 3 516 3 534 100 +141 %
Source des données : Agence internationale de l'énergie[1].

On remarque la prédominance très marquée du secteur transport et sa progression très rapide. De 1980 à 2013, la flotte automobile est passée de 180 000 à 1,3 million de véhicules. Pour redresser la barre, le gouvernement mise sur un projet de construction d’un train électrique dans la zone métropolitaine de San José[6].

Secteur de l'électricité[modifier | modifier le code]

Siège de l'ICE (Instituto Costarricense de Electricidad), à Sabana Norte, San José (2008).

L'opérateur électrique public costaricain est le groupe ICE (Instituto Costarricense de Electricidad) créé par décret-loi en 1949 par le président José Figueres Ferrer par nationalisation de la production et de la distribution d'électricité[6], avec pour mission de mettre fin à la pénurie récurrente d'électricité en développant la production et les réseaux. En 1963, la mission d'ICE a été étendue au développement des télécommunications ; il s'est transformé progressivement en un groupe d'entreprises publiques[7], dont la branche électrique de la société mère, qui exploite 31 centrales, et la Compañía Nacional de Fuerza y Luz S.A. (CNFL) qui assure la distribution et la commercialisation de l'électricité dans la région de la capitale (Gran Área Metropolitana), soit 523 000 clients sur 921 km2[8].

Dans les années 1990, des lois ont ouvert le marché de l’électricité aux entreprises privées. Leur participation se limite à 30 % de la capacité de production sur un marché qui reste régulé par l’ICE, à la tête d’un quasi-monopole. Le pays affiche, avec 99,4 % des foyers connectés au réseau national, la meilleure couverture électrique d’Amérique latine avec l’Uruguay[6].

L'Asociación Costarricense de Productores de Energía (ACOPE), fondée en 1990 par un groupe de costaricains intéressés par les énergies renouvelables, regroupe la plupart des producteurs privés (surtout petite hydraulique) et autoproducteurs (sucreries en particulier)[9].

Le Consorcio Nacional de Empresas de Electrificacion de Costa Rica (Coneléctricas), fondé en 1989, regroupe quatre coopératives rurales d'électrification rurale créées de 1965 à 1972 pour alimenter en électricité des zones rurales grâce à des aménagements hydroélectriques, en particulier la centrale hydroélectrique de San Lorenzo (17,7 MW), mise en service en 1997, et la centrale Sigifredo Solis (projet hydroélectrique Pocosol - Agua Gata : 26 MW), construite de 2006 à 2010[10].

Production d'électricité[modifier | modifier le code]

De janvier à octobre 2015, l’électricité du Costa Rica a été produite à 98,7 % à partir d’énergies renouvelables, dont 74,6 % hydroélectriques, 12,9 % géothermiques, 10,3 % éoliennes, 0,89 % biomasse, 0,01 % solaire ; la part des énergies fossiles s'est trouvée réduite à 1,3 %. La puissance installée totale était de 2 885 MW en octobre 2015, pour une demande maximale de 1 632 MW[6].

Production d'électricité au Costa Rica par source (GWh)
Source 1990 % 2000 % 2010 % 2013 2014 % 2014 var.
2014/1990
Pétrole 86 2,5 59 0,9 641 6,7 1 196 1 043 10,2 +1113 %
Hydraulique 3 382 97,5 5 684 82,2 7 262 75,8 6 851 6 717 65,7 +99 %
Biomasse 17 0,2 145 1,5 183 181 1,8 ns
Géothermie 976 14,1 1 176 12,3 1 517 1 538 15,1 ns
Éolien 183 2,6 359 3,7 485 735 7,2 ns
Solaire 3 3 0,03 ns
Total EnR 3 382 97,5 6 860 99,1 8 942 93,3 9 039 9 174 89,8 +171 %
Total 3 468 100 6 919 100 9 583 100 10 235 10 217 100 +195 %
Source des données : Agence internationale de l'énergie[11].

Le plan de développement 2014-2035 de la production d'électricité prévoit de porter la puissance installée du parc costaricain de 2 727 MW fin 2013 à 2 953 MW fin 2015, 3 664 MW fin 2019 et 6 124 MW fin 2035. Les projets de centrales hydrauliques sont nombreux, les principaux étant ceux de Reventazón (306 MW en 2016) et de Diquís (623 MW en 2016) ; plusieurs projets géothermiques sont prévus, dont Pailas 2 (55 MW en 2019), Borinquen 1 (55 MW en 2023), Borinquen 2 (55 MW en 2024) et trois projets non dénommés de 330 MW au total en 2030-2032. L'introduction du gaz naturel est prévue pour alimenter deux centrales à cycle combiné de 80 MW en 2021 et 2022, puis une 3e de 160 MW en 2035[12].

Centrales thermiques classiques[modifier | modifier le code]

Énergies renouvelables[modifier | modifier le code]

Le Costa Rica compte atteindre 100 % d'électricité « verte » en 2016 grâce à la mise en service de la centrale hydroélectrique de Reventazón, alors qu'en 2014 les centrales thermiques produisaient encore 10,4 % de l'électricité du pays. Cependant, électricité propre ne signifie pas mix énergétique propre : l’électricité ne représente qu’un quart de la consommation énergétique du pays, le reste provient des combustibles fossiles. Les transports consomment près de 60 % de l’énergie produite[6].

Hydroélectricité[modifier | modifier le code]
Vue du lac Arenal depuis Tierras Morenas, 2006.
Barrage de Cachi, Cachi, province de Cartago, 2010.
Barrage de Cachí.
Barrage et centrale hydroélectrique de Pirrís, 2011.

L’hydraulique est la première source d’électricité du pays, situé dans une zone tropicale très pluvieuse. Mais le réchauffement climatique et le phénomène météorologique d’El Niño menacent la régularité des pluies[6].

Le lac de Cachí, créé par le barrage de même nom, dans la province de Cartago, a été l'un des premiers projets hydroélectriques du pays ; sa puissance installée de 102 MW est composée de trois unités dont deux de 32 MW et une de 37 MW mises en service en 1966, 1967 et 1978 ; il est en cours d'extension à 160 MW. Cette installation fait partie de l'aménagement à but multiple des rivières Macho et Reventazon, qui comprend aussi les centrales de Rio Macho (141 MW, 1959-1978), d'Angostura (171 MW, 2000), de La Joya (51 MW, 2006) et de Pirris-Garita (128 MW, 2011)[13].

La centrale Miguel Dengo Benavides (alias Corobici), mise en service en 1982 dans la province de Guanacaste, a une puissance de 180 MW et produit 730 GWh/an[13].

Le barrage du Lac Arenal[14] (ou barrage Sangregado), construit de 1974 à 1979 à l'ouest du volcan Arenal pour agrandir le réservoir, dont la surface a été presque triplée, est la pièce maîtresse du projet à buts multiples Proyecto de Riego Arenal-Tempisque (PRAT) géré par le Servicio Nacional de Aguas Subterráneas, Riego y Avenamiento (SENARA) ; cet aménagement détourne les eaux du lac Arenal vers le bassin Pacifique, alors qu'à l'origine elles s'écoulaient vers le bassin caribéen ; une cascade de trois centrales exploite ce nouveau cours d'eau ; la centrale hydroélectrique Arenal de 157 MW est gérée par ICE et produisait à l'époque 70 % de l'électricité du pays (12% )[13].

Le Barrage de Reventazón, dans la province de Limón, à une centaine de kilomètres à l’est de la capitale, est le plus grand chantier d’Amérique centrale, après ceux des canaux de Panama et de Nicaragua. Il a mobilisé 4 000 ouvriers pour construire un barrage de 130 mètres de haut et un réservoir de 118 millions de m3 d’eau. La première de ses quatre turbines devrait être mise en service en mars 2016. Les investisseurs internationaux, dont la Banque mondiale, ont mis 1,4 milliard de dollars sur la table pour réaliser cette centrale de 306 MW qui alimentera 525 000 foyers en électricité[6].

La future centrale d’El Diquis, dans le sud du pays, évaluée à deux milliards de dollars, aura une puissance de 650 MW en 2025, soit le double de celle de Reventazon. Mais le chantier provoque l’opposition des populations indiennes de la région, qui devront être consultées avant de lancer les premiers bulldozers. En cas de refus, le pays devra sans doute importer du gaz naturel liquide pour répondre à ses besoins croissants[6].

Géothermie[modifier | modifier le code]

Les cinq centrales du champ géothermique de Miravalles sont disséminées sur les flancs boisés du volcan éponyme. Sur ce site, 42 km de tuyaux relient les turbines aux 25 puits de production, forés à plus de 1 600 mètres de profondeur. La puissance des cinq centrales atteint 163,5 MW en 2015. L’ICE a lancé le projet d’une septième centrale géothermique, prévue en 2019 sur les flancs du volcan Rincon de la Vieja, au nord-ouest du pays. L'ICE évalue le potentiel géothermique du pays à 850 MW[6].

Éolien[modifier | modifier le code]
Éoliennes à Tierras Morenas au bord du lac Arenal, 2006.

Le Costa Rica se situe fin 2015 au 6e rang en Amérique latine pour sa puissance installée éolienne avec 268 MW, loin derrière le Brésil (8 715 MW). Cette puissance s'est accrue de 70 MW (+35 %) au cours de l'année 2015[15].

La base de données The WindPower[16] fournit en février 2016 une liste de 13 parcs éoliens costaricains totalisant 327 MW, dont le plus grand, celui d'Orosi, a une puissance de 50 MW.

Le Costa Rica comptait en 2015 neuf parcs éoliens et prévoit d’en construire huit autres d’ici à 2017[6].

Solaire[modifier | modifier le code]

La centrale solaire Miravalles, de 1 MW, est la première centrale photovoltaïque en Amérique centrale ; construite par ICE en coopération avec le gouvernement japonais, elle a été inaugurée en octobre 2012 ; elle se compose de 4 300 panneaux de 235 W et occupe une surface de 2,7 hectares[12].

Réseaux électriques[modifier | modifier le code]

Le SIEPAC (espagnol : Sistema de Interconexión Eléctrica de los Países de América Central) est un système d'interconnexion des réseaux électriques de six pays d'Amérique Centrale. Le projet fut discuté dès 1987 et le traité fondateur fut ratifié en 1997-98. Le SIEPAC est constitué de 1 789 km de lignes de transport à haute tension (230 kV), dont 493 km au Costa Rica, qui connectent 37 millions de consommateurs au Panama, au Costa Rica, au Honduras, au Nicaragua, au Salvador et au Guatemala. Sa construction s'est achevée en octobre 2014[17]. Ce système est géré par l'entreprise Empresa Propietaria de la Red (EPR) dont les actionnaires sont les entreprises d'électricité des six pays membres, ainsi que celles du Mexique, de la Colombie, et l'italo-espagnol Enel[18].

L'opérateur des réseaux costaricains est le groupe ICE (Instituto Costarricense de Electricidad)[7].

Consommation finale d'électricité[modifier | modifier le code]

La consommation d'électricité par habitant du Costa Rica était en 2014 de 1 958 kWh, inférieure de 35 % à la moyenne mondiale (3 030 kWh) et de 8 % à celle de l'Amérique latine (2 125 kWh)[5]. La répartition par secteur de la consommation finale d'électricité a évolué comme suit :

Consommation finale d'électricité au Costa Rica par secteur (GWh)
Secteur 1990 % 2000 % 2010 % 2013 2014 % 2014 var.
2014/1990
Industrie 759 23,0 1 400 24,3 1 828 21,3 1 898 1 858 20,2 +145 %
Transport 15 0,5 0 0 0 -100 %
Résidentiel 1 560 47,2 2 508 43,6 3 356 39,2 3 466 3 516 38,2 +125 %
Tertiaire 813 24,6 1 564 27,2 3 004 35,1 3 349 3 450 37,5 +324 %
Agriculture 138 4,2 250 4,3 312 3,6 321 314 3,4 +128 %
Non spécifié 17 0,5 31 0,5 64 0,7 69 69 0,7 ns
Total 3 302 100 5 753 100 8 564 100 9 103 9 207 100 +179 %
Source des données : Agence internationale de l'énergie[11].

Impact environnemental[modifier | modifier le code]

Les émissions de CO2 liées à l'énergie au Costa Rica étaient en 2014 de 7,17 Mt CO2, soit 1,51 t CO2 par habitant, niveau inférieur de 66 % à la moyenne mondiale : 4,47 t/hab et de 38 % à celle de l'Amérique latine : 2,44 t/hab[5].

Évolution des émissions de CO2 liées à l'énergie
1971 1990 2013 var.
2013/1971
var.
2013/1990
var.Monde
2013/1990
Émissions[h 1] (Mt CO2) 1,3 2,6 7,1 +446 % +174 % +56 %
Émissions/habitant[h 2] (t CO2) 0,68 0,85 1,46 +115 % +73 % +15,8 %
Source : Agence internationale de l'énergie

Voici la répartition de ces émissions par secteur, comparée à celle de l'Union européenne :

Émissions de CO2 liées à l'énergie par secteur de consommation*
Émissions 2012 part du secteur Émissions/habitant Émiss./hab. UE-28
Secteur Millions tonnes CO2 % tonnes CO2/hab. tonnes CO2/hab.
Industrie et construction 1,2 17 % 0,24 1,67
Transport 4,8 68 % 0,98 1,74
Résidentiel 0,5 7 % 0,10 1,58
Autres 0,6 8 % 0,12 1,17
Total 7,1 100 % 1,46 6,91
Source : Agence internationale de l'énergie[h 3]
* après ré-allocation des émissions de la production d'électricité et de chaleur aux secteurs de consommation

Alors que les émissions par habitant sont 10 fois moindres qu'en Europe dans le tertiaire et 15 fois moindres dans le secteur résidentiel, secteurs consommant surtout de l'électricité et de la biomasse, elles sont à 56 % du niveau européen dans les transports, qui consomment uniquement des produits pétroliers.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. p.50
  2. p.98
  3. p.69
  • Autres références
  1. a, b, c, d et e (en)Costa Rica : Balances for 2014, Agence internationale de l’énergie, 16 octobre 2016.
  2. (en)Costa Rica : Indicators for 2014, Agence internationale de l’énergie, 16 octobre 2016.
  3. (es)RECOPE, site officiel.
  4. (es)Datos Estadísticos Anuales de Importación y Exportación, RECOPE.
  5. a, b et c (en) [PDF] Agence internationale de l’énergie (AIE - en anglais : International Energy Agency - IEA) Key World Energy Statistics 2016, 16 octobre 2016.
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Au Costa Rica, 98,7 % de l’électricité produite est « verte », Le Monde, 20 octobre 2015.
  7. a et b (es)Historia del ICE, site du groupe ICE consulté le 25 janvier 2016.
  8. (es)Empresas del Grupo ICE, site du groupe ICE consulté le 25 janvier 2016.
  9. (es)Acerca de ACOPE, site de l'association ACOPE.
  10. (es)Historia, Coneléctricas.
  11. a et b (en)Costa Rica : Electricity and Heat for 2014, Agence internationale de l'énergie, 16 octobre 2016.
  12. a et b (es) [PDF] Plan de Expansión de la Generación Electrica 2014-2035, Grupo ICE, avril 2014.
  13. a, b et c (en)Hydroelectric Plants in Costa Rica, Industcards.
  14. (en)Lake Arenal Dam, site touristique du volcan Arenal.
  15. [PDF] (en) « Global Wind Statistics 2015 », Global Wind Energy Council (GWEC), (consulté le 28 février 2016)
  16. (en)Costa Rica, The WindPower, février 2016.
  17. (es)Descripción: Línea SIEPAC, site d'EPR (Empresa Propietaria de la Red), consulté le 25 janvier 2016.
  18. (es)Accionistas, site d'EPR (Empresa Propietaria de la Red), consulté le 25 janvier 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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