Émilien Frossard

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Émilien Frossard
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Émilien Frossard

Émilien Benoît Daniel Frossard né le à Paris, mort le à Bagnères-de-Bigorre, est pasteur de l’Église réformée. Il est également pyrénéiste, dessinateur, et fondateur de la société Ramond.


Biographie[modifier | modifier le code]

Il exerce son ministère de pasteur à Nîmes, puis il est directeur du séminaire de la faculté de théologie protestante de Montauban, et enfin pasteur à Bagnères-de-Bigorre, où il découvre les Pyrénées. En 1826, il épouse Isabelle Trye à Bath (Angleterre). Ils ont trois enfants : Charles-Louis, Émilien-Sigismond, et Jeanne-Amélie (1835-1921).

Émilien Frossard est d’abord un esprit curieux, ouvert à toutes les disciplines, géologie, botanique, météorologie Il fonde en 1865 la société Ramond avec ses deux fils (Charles-Louis et Émilien-Sigismond) ainsi que Henry Russell, Charles Packe, Farnham Maxwell-Lyte. Par son action, il est à l’origine de la création de l’observatoire du pic du Midi de Bigorre. Il crée aussi la société d’encouragement à l’agriculture et à l’industrie de Bagnères de Bigorre.

Dessinateur, il publie en 1829, 25 vues prises dans les Pyrénées françaises, lithographiées par Jourdan. En 1839, il publie le Tableau pittoresque des Pyrénées françaises, un texte accompagné de 22 vignettes.

Descendance[modifier | modifier le code]

Charles-Louis, né le à Nîmes et mort le à Bagnères-de-Bigorre, pasteur à Lille, puis à Orthez, fixé à Bagnères en 1868, s'intéresse aux sciences de la terre et à la géologie, ainsi qu'à l’archéologie préhistorique, rassemblant d’importantes collections qui jointes à celles de son père enrichissent le Muséum de Bagnères. Il livre 78 communications à la société Ramond, totalisant 304 pages du bulletin. Il a publié par ailleurs plusieurs d'ouvrages sur la religion protestante.

Émilien-Sigismond (1829-1898), pasteur et dessinateur, commence les ascensions à partir de 1864. En août 1868, il tente l’ascension du Vignemale par le couloir du Clot de la Hount, avec les guides Sarrettes et Barane. C’est une ascension dans une redoutable pente de glace, qu’il faut entailler avec une hachette : il n’y a pas encore de piolet. Ils ne sont pas loin de l’arrivée quand le découragement les gagne, les obligeant à redescendre. Cette ascension est réussie en 1879 par Henri Brulle, avec Bazillac, Sarrettes et Bordenave.

Émilien-Sigismond entreprend le , avec Barane, l'ascension du pic d'Enfer par le sud-est et le glacier, se retrouve sur l'extrémité de l'arête, qu'il parcourt de bout en bout. Faute d'avoir réussi la « première », que Russell avait escaladé avant lui et celle du pic central. Il réalise l'intégrale des pics d'Enfer. En 1871, il réussit l'Arbizon par le nord. À la fin de sa vie, il se fait naturaliser anglais, devient pasteur anglican et chapelain à Bordeaux.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Beraldi, Cent ans aux Pyrénées, Paris, 1898-1904, sept volumes in-8°. Rééditions par « Les Amis du Livre Pyrénéen », Pau, 1977, puis par la « Librairie des Pyrénées et de Gascogne », Pau, 2001.

Liens externes[modifier | modifier le code]