Farnham Maxwell-Lyte

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Farnham Maxwell-Lyte
F. Maxwell-Lyte.jpg

F. Maxwell-Lyte, vers 1870

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 78 ans)
LondresVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Photographe, ingénieur, ingénieur des minesVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
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Farnham Maxwell-Lyte (né le à Brixham, dans le Devon, en Angleterre, et mort le (à 78 ans) à Londres, dans le distric de Kensington et Chelsea, en Angleterre est un photographe et alpiniste britannique.

Chimiste de profession, il a appliqué ses connaissances à la photographie. Pyrénéiste, la majorité de ses photographies ont été réalisées dans ces montagnes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Farnham Maxwell-Lyte est le cinquième et dernier enfant de Henry Francis Lyte et de Anne Maxwell. En 1846, il entre au Christs College à Cambridge et devient ingénieur des mines. En 1851, il épouse Eleanora Julia Bolton (1828-1896). Ils auront cinq enfants.

En 1853, pour raisons de santé, il se rend en France, à Luz dans les Pyrénées. Puis il s’installe à Pau, parmi une importante société anglaise où il rencontre un groupe de photographes comme John Stewart, Jean-Jacques Heilmann et Pierre Langlumé, qu'on appellera le « groupe de Pau ». Certaines de ses photos seront publiées par Louis Désiré Blanquart-Evrard. Il vit en France de 1853 à 1880. En 1854, il est parmi les fondateurs de la Société française de photographie. Il est membre de la Photographic Society of Great-Britain. Ses paysages pyrénéens lui valent une médaille d'argent à Bordeaux en 1859.

En 1864, il fait partie des fondateurs de la société Ramond, installée à Bagnères-de-Bigorre. Contrairement à ce qui est souvent dit, il n’est pas certain qu’il ait participé à la fameuse réunion fondatrice, à l’hôtel des Voyageurs de Gavarnie, où se trouvaient Henry Russell, Charles Packe, Émilien Frossard et ses deux fils. Mais Maxwell-Lyte fut impliqué de près dans cette société, dont il fut vice-président.

C'est à l'initiative de la société Ramond que l'observatoire du Pic du Midi est créé. Maxwell-Lyte effectue lui-même des observations avec une grande lunette astronomique, et réalise la première opération astronomique : les photographies de l'éclipse de soleil du 18 juillet 1860.

Météorologiste, il détermine la température moyenne de Bagnères-de-Bigorre sur deux ans d'observations.

En tant que photographe, Maxwell-Lyte apporte de nombreux perfectionnements à la technique, travaillant avec le collodion et le papier à la cire, et un procédé de son invention qu’il appelle métagélatine et qui est adopté par plusieurs photographes. Il invente aussi une méthode pour insérer dans une photographie de paysage un ciel rapporté, ceci pour pallier les problèmes de sensibilité des plaques au collodion[1]. Il expose souvent ses photographies dans les années 1850-1860 et reçoit plusieurs prix internationaux.

Revenant à son métier d'origine, il achète les sources sulfureuses du Moudang, et une mine de sel, les salines de Dax, mais ces entreprises sont des échecs.

Il meut subitement, à son domicile dans le district de Kensington, à Londres.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dans une lettre au Moniteur de la Photographie (1861) il justifie son procédé : [1]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Paul Mironeau, Christine Juliat, Lucie Abadia, Pyrénées en images. De l'œil à l'objectif. 1820-1860 (cat. exp.), musée national du Château de Pau, 1996, 128 p., ill. NB.
  • Hélène Saule-Sorbé, Les Pyrénées photographiées de Farnham Maxwell Lyte, extrait du Bulletin de la Société Ramond 2004, cote : 8070.
  • Henri Beraldi, Cent ans aux Pyrénées, Paris, 1898-1904, sept volumes in-8°. Rééditions par « Les Amis du Livre Pyrénéen », Pau, 1977, puis par la « Librairie des Pyrénées et de Gascogne », Pau, 2001.