Émilie Claeys

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Émilie Claeys
Fonctions
Éditrice de Vooruit
Membre du Conseil général du POB
Rédactrice pour De Vrouw
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Gand
Date de décès (à 87 ans)
Lieu de décès Gand
Nationalité Belge
Parti politique Parti ouvrier belge

Émilie Claeys, née le à Gand et décédée le , était une activiste belge des droits des femmes, membre du Parti ouvrier belge[1]. Elle était ouvrière dans la région de Gand, en Belgique, et mère célibataire de deux filles[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1886, Claeys devint présidente du Socialistische Propagandaclub voor vrouwen (Club de propagande socialiste pour les femmes[3]), qui faisait partie du Parti ouvrier belge (POB). Grâce à l'intervention de ce club, le parti a inclus le droit de vote des femmes dans son programme en 1893 (mais il a été révisé par la suite, et finalement seulement réalisé en Belgique en 1948).

Une de la première édition de De Vrouw du 15 juillet 1893

En 1893, Claeys fut élue au Conseil national du POB et représenta la Flandre au Congrès de Zurich de l'Internationale ouvrière. La même année, elle devient éditrice du journal socialiste Vooruit (1884-1991) et fonde avec Nellie van Kol le Hollandsch-Vlaamsche Vrouwenbond (Union des femmes néerlandaises et flamandes) et son mensuel De Vrouw (La femme). En plus de l'égalité des droits et des chances pour les femmes, Claeys et Kol ont également été impliquées dans la planification familiale et la contraception, plaçant De Vrouw en Belgique dans l'index catholique des lectures interdites. Elle a signé ses articles sur la contraception sous le nom de Lilian.

En lien avec les revendications de la Ligue belge du Droit des femmes, elle demande "une responsabilité égale de l'homme et de la femme dans l'amour", c'est-à-dire le droit à effectuer une recherche de paternité pour un enfant né hors-mariage. En effet, la recherche de paternité est à ce moment interdite par la loi, ce qui déresponsabilise les hommes en leur ôtant toute obligation envers leurs enfants biologiques mais illégitimes[2].

Elle démissionne en 1895 du Conseil national du POB pour protester contre l'attentisme des socialistes en matière de droits des femmes. En 1896, elle est exclue du parti pour avoir été prise en flagrant délit d'adultère[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire des femmes belges: XIXe et XXe siècles, Eliane Gubin, p. 104-107
  2. a et b Coenen, Marie-Thérèse., Corps de femmes : sexualité et contrôle social, De Boeck université, (ISBN 2804139476 et 9782804139476, OCLC 154656060, lire en ligne)
  3. « Journée (inter)nationale des femmes : des femmes belges, sources d’inspiration », sur Stannah, (consulté le 10 novembre 2018)
  4. Coenen, Marie-Thérèse., Corps de femmes : sexualité et contrôle social, De Boeck université, (ISBN 2804139476 et 9782804139476, OCLC 154656060, lire en ligne)