Église Notre-Dame de La Ferté-Milon

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église Notre-dame
Image dans Infobox.
Église Notre-Dame, vue prise coté nord depuis le bastion.
Présentation
Type
Destination actuelle
Culte catholique
Style
Roman - Gothique
Architecte
(en partie) Philibert Delorme
Construction
XIIe - XVIe
Hauteur
26m
Religion
Propriétaire
Commune
Patrimonialité
Classée Monument Historique en février 1920
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Coordonnées
Localisation sur la carte de France
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Localisation sur la carte de l’Aisne
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L'église Notre-Dame est une église située à La Ferté-Milon, en France[1]dans la région des Hauts-de-France et dans le département de l'Aisne (02).

Historique[modifier | modifier le code]

Située sur le flanc du plateau sur lequel était érigé le château-fort, l’église fut tout d’abord appelée chapelle Fouquet.

Celle-ci était de dimension bien inférieure à l’église actuelle. Des bas-côtés étaient reliés à la nef par d’énormes piliers carrés dont plusieurs (bas-côté gauche) existent encore témoignent de la première église. Cet ensemble date probablement de la seconde moitié du XIIe siècle.

En 1562, Catherine de Médicis est duchesse douairière de la forêt de Retz. Consciente de l’importance de l’Ourcq pour alimenter Paris en bois, céréales, eau et pierres, elle relance les travaux de canalisation de la rivière. Ce faisant, les marais s’assèchent peu à peu, permettant à la population de s’installer sur l’axe actuel de la rue de la Chaussée.

La population se déplace donc peu à peu, quittant le faubourg Saint-Waast. Les habitants, plus nombreux, trouvent à présent la chapelle Fouquet trop petite et en demandent alors un agrandissement. Catherine de Médicis fait donc adapter un chevet semi-circulaire, percé de cinq larges fenêtres, cet agrandissement est souvent attribué à Philibert Delorme.

En raison de la falaise d’un côté et de la déclivité importante du terrain de l’autre, l’allongement de l’église ne pouvait se faire qu’en créant une énorme base dans laquelle fut aménagée une chapelle, directement située sous le nouveau chœur.

Vu du dehors, le chevet se trouve délimité en sa hauteur par trois bandeaux horizontaux moulurés. Le bandeau supérieur est orné de fleurons. On peut y lire la date 1563, visible de la montée abrupte aux pavés moyenâgeux de la rue des Rats. Les grandes baies du sanctuaire sont cloisonnées par des meneaux, en quatre baies jumelles.

Localisation[modifier | modifier le code]

L'église est située sur la commune de La Ferté-Milon, dans le département de l'Aisne. Plus précisément dans la vieille ville, prêt du château. L'accès se fait soit par la rue des rats ou par la rue Jules Girbes.

Mobilier[modifier | modifier le code]

Mobilier classé en 1912[modifier | modifier le code]

- Le buffet de l'orgue en bois sculpté date du XVIIIe. Il provient à l'origine de l'abbaye de Coincy, offert aux Bénédictins par le Dauphin, père de Louis XVI. C'est durant la Révolution française, le 2 juin 1792 que la ville de la Ferte-Milon en fait l'achat auprès du district de Château-Thierry pour la somme de 630 livres. il comporte un ensemble de 8 jeux, un clavier et un pédalier en tirasse fixe.

Buffet de l'orgue de l'église Notre-Dame de La Ferte-Milon, XVIIIe.
Détail des rocailles sur le buffet de l'orgue


- L'Aigle lutrin situé dans la chapelle de la Sainte-Vierge (bas-coté sud), également en bois sculpté du XVIIIe.

- Statue en bois de Saint-Bruno, fondateur de l'ordre des Chartreux. À dater de la fin du XVIIe. Située au-dessus de l'aigle lutrin provenant certainement de la chartreuse de Bourgfontaine.

- Une ravissante Visitation en bois polychrome du XVIe. Située dans le bas-coté sud dans un ancien lavabo, sous le vitrail des Litanies.

- Un important lustre, au centre de la nef datant de la seconde moitié du XVIIIe siècle, en bronze doré et cristal de roche.

Autre mobilier non classé[modifier | modifier le code]

- Dans la nef, à gauche, deux statues représentant une Vierge à l'enfant en bois sculpté.

- L'impressionnant confessionnal néo-gothique provient de l'ancienne Chartreuse de Bourgfontaine. Il intègre l'église lorsque le mobilier se trouve saisi à la Chartreuse, lors de la Révolution française.

Confessional néo-gothique

Vitraux[modifier | modifier le code]

L'église possède quatorze verrières classées allant du XIIIe au XVIe siècle[2]. Sur le bas-coté nord nous pouvons observer la plus ancienne d'entre elles. Celle-ci représentent saint-Denis et saint-Waast en deux panneaux du début XIIIe siècle. Au sommet nous pouvons y observer le blason de la ville (la plus ancienne représentation connue). Près de l'autel de Sacré-cœur, c'est la légende de saint Hubert qui est représentée.

Vitrail de Saint-Hubert, XVIe.

Sur le bas-coté sud la verrière des Litanies est l'une des plus intéressante. Fourmillant de détails et de symbolique.

Il y a aussi dix médaillons du XVIe siècle dispersés sur plusieurs verrières. Le vitrail de la Passion, au niveau de la chapelle de la Sainte-Vierge a pour légende Jeanne de Rubenpré, Dame de Bonneval, veuve de Messire Jacques de Longueval, Bastard de Vendosme, en son vivant chambellan de Roy, gouverneur de Valois, Capitaine Darques, bailly de Vermandois, donna cette de verriere en l'an mil cinq cens er XXVIII, reconstitution due à l'abbé Lecomte.

La rosace au dessus de la tribune de l'orgue a été restaurée en 2014 ainsi que les 3 baies romanes sur la façade ouest donnant sur l'ancienne sacristie des enfants de choeurs.

Clocher[modifier | modifier le code]

Équipement campanaire[modifier | modifier le code]

Le clocher possède un ensemble de 6 cloches. Les plus anciennes datant de 1614, sont fixes et ne servent qu'à la sonnerie des quarts d'heure par l'horloge. Elles sont situées au sommet des deux baies nord du clocher, au dessus des abats-son et visible depuis la rue.

Les quatre autres cloches sont montées dans un important beffroi en partie d'origine (XVIe), formant deux chambres à deux travées. Sonnant à la volée par moteur électrique.

La sonnerie fut totalement électrifiée en 1974.

Horloge[modifier | modifier le code]

La tour est encore équipée de son horloge mécanique datant de 1866, provenant des ateliers de l'horloger-mécanicien Renard à Ferrières dans l'Oise (actuellement entreprise Huchez). Sonnant les quarts d'heures sur les deux plus petites cloches mais aussi les plus anciennes (1614), et sonnant le décompte des heures sur la plus grosse cloche (+/- 600kg).

A l'arrêt depuis au moins 1968, elle fut restaurée et remise en service en juin 2019 par l'association Murs, Remparts et Patrimoine Milonais (MRPM).

Horloge mécanique du clocher, 1866.
Vue partielle des cloches et du beffroi
Horloge, avant restauration.

Annexes[modifier | modifier le code]

  • Maurice Lecomte, (abbé) Les Vitraux de Notre-Dame de la Ferté-Milonin : Bulletin de la Société archéologique, historique et scientifique de Soissons, 1853, t. VII.

Liens internes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]