Échancré

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Libythea celtis

L’Échancré (Libythea celtis) est une espèce d'insectes lépidoptères (papillons) qui appartient à la famille des Nymphalidae. C'est la seule espèce de la sous-famille des Libytheinae à être présente en Europe.

Description[modifier | modifier le code]

Imago[modifier | modifier le code]

Les ailes ont un dessin très découpé en particulier au niveau de l'apex des antérieures avec au niveau des postérieures un feston en pointe à chaque nervure. Il est marron orné de grandes taches orange présentes aussi sur le revers des ailes antérieures alors que le revers des postérieures est marron chez la femelle, marron grisé chez le mâle.

Chenille[modifier | modifier le code]

Au début, la chenille est marron à lignes claires, puis sa tête est ocre à vert jaune et son corps vert à marron avec une partie dorsale plus foncée ornée d'une ligne claire et sur les flancs une bande blanche[1].

Biologie[modifier | modifier le code]

Le Micocoulier de Provence, plante hôte larvaire de l'Échancré.

Période de vol et hivernation[modifier | modifier le code]

Il vole de juin à septembre, en une génération. Pendant l'été il se disperse sur une grande surface. C'est plus une stratégie de recherche de territoire qu'une migration vraie. Puis, dans certains lieux dès la fin août, il hiverne et réapparaît fin mars ou début avril[2].

L'Échancré pratique dans les régions sèches une migration verticale entre le maquis et les sapinières de montagne. Il émerge au printemps en plaine puis migre en altitude dans la montagne et y reste les mois d'été pour redescendre à l'automne en basse altitude[3].

Plantes hôtes[modifier | modifier le code]

Sa plante hôte est le Micocoulier de Provence (Celtis australis).

Distribution et biotopes[modifier | modifier le code]

Revers d'un imago posé sur une lamiacée, en Bulgarie.

Il est présent dans tout le sud de l'Europe (le Sud de l'Espagne, de la France, de l'Autriche, Italie, Grèce), la côte méditerranéenne de l'Afrique du Nord, toutes les îles de la Méditerranée, l'Asie mineure, la Sibérie, la Chine, le Japon, Taïwan.

En France métropolitaine, il est présent dans une quinzaine de départements du quart sud-est et en Corse[4].

Biotope[modifier | modifier le code]

Le papillon reste à proximité de la plante-hôte de sa chenille, ou y revient après avoir passé la saison sèche en altitude[réf. souhaitée].

Systématique[modifier | modifier le code]

L'espèce Libythea celtis a été décrite par l'entomologiste autrichien Johann Nepomuk von Laicharting en 1782 sous le nom initial de Papilio celtis[5]. La localité type est Bolzano (Italie).

Synonymes[modifier | modifier le code]

  • Papilio celtis Laicharting, 1782 Protonyme
  • Libythea celtis ab. pallida Dannehl, 1927
  • Libythea celtis ab. pygmaea Dannehl, 1927[6]

Taxinomie[modifier | modifier le code]

Sous-espèces
  • Libythea celtis celtis (Fuessly, 1782) présent en Europe, en Asie mineure et au Pakistan.
  • Libythea celtis amamiana (Shirozu, 1956)
  • Libythea celtis celtoides (Fruhstorfer, 1909
  • Libythea celtis chinensis (Fruhstorfer, 1909)
  • Libythea celtis formosana (Fruhstorfer, 1909) présent à Taïwan.
  • Libythea celtis leptoides (Moore) présent à Ceylan et en Inde.
  • Libythea celtis lepita (Moore, 1858) le Common Beak présent en Chine, Ceylan, et dans le sud de l'Inde[7]

Noms vernaculaires[modifier | modifier le code]

  • en français : l’Échancré ou la Libythée du micocoulier
  • en anglais : European Beak ou Nettle-tree Butterfly
  • en néerlandais : snuitvlinder
  • en turc : Çitlenbik Kelebeği[8]

L'Échancré et l'Homme[modifier | modifier le code]

Protection[modifier | modifier le code]

Pas de statut de protection particulier[9].

Philatélie[modifier | modifier le code]

La poste hongroise a émis une série sur les papillons comprenant Libythea celtis.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D.J. Carter (ill. B. Hargreaves), Guide des chenilles d'Europe, Paris, Delachaux et Niestlé, coll. « Les guides du naturaliste », , 311 p. (ISBN 978-2-603-01444-8)
  2. (Tolman et Lewington 1997)
  3. Tristan Lafranchis, « Quand les papillons changent d'habitat (2e partie) », Insectes, no 132,‎ , p. 23-5 (lire en ligne)
  4. Lépi'Net
  5. Laicharting, [1782] in Fuessly, Arch. Insectengesch. (Heft 2) (4): 1, pl. 8, f. 1-3
  6. Dannehl, 1927 Mitt. Münch. Ent. Ges. 17 (1-6) : 6
  7. funet
  8. Liste des papillons en Turquie
  9. INPN protection

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Liens taxonomiques[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]