Valse minute

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Valse minute interprétée par Muriel Nguyen Xuan
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La Valse en ré bémol majeur, opus 64, nº 1, connue sous le surnom de « Valse minute » est une valse pour piano composée par Frédéric Chopin.

Le tempo indiqué est Molto vivace, mais généralement sans indication chiffrée.

Écrite et publiée vers 1846/1847, elle est le premier numéro de l'opus 64 (trois valses) et est dédicacée « à Madame la Comtesse Delphine Potocka ».

En dépit de son surnom, une exécution « normale » de l'œuvre dure environ d'une minute et demi à deux minutes (typiquement, la durée est de 1 min 40 - 1 min 45 ), voire deux minutes trois-quarts pour une interprétation lente de Claudio Arrau. Le surnom vient simplement de Breitkopf & Härtel, un des éditeurs de Chopin, qui trouvait l'œuvre courte, minuscule, c'est-à-dire comparable à une miniature, ce qui serait loin de signifier que cette composition musicale devrait être jouée en une minute. Il est d'ailleurs physiquement quasi impossible, sinon totalement impossible, de jouer cette valse en entier, avec reprises, et correctement en une minute ou moins.

La valse, bien que considérée par beaucoup comme brillante, n'est pas grandiose[réf. nécessaire]. Elle est bien plus jouable que beaucoup d'autres valses. Camille Bourniquel, un des biographes de Chopin rappelle que le compositeur cherchait avec cette valse à décrire un chien pourchassant sa queue[1]. Chopin, d'ailleurs, n'a jamais donné d'autre nom à cette valse que celui de « Valse du petit chien ».

L'œuvre est notamment l'indicatif de l'émission radiophonique de la BBC Just a Minute.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le chien en question n'était d'ailleurs pas n'importe quel petit chien, mais "Marquis", le chien de George Sand. Le compositeur et le chien s'étaient pris d'affection l'un pour l'autre, et Chopin le mentionne dans plusieurs de ses lettres, dont une écrite de Nohant, le 11 octobre 1846, et une autre de Paris, le 25 novembre 1846, dans laquelle il demande à G. Sand de remercier Marquis à qui il manque et qui renifle à la porte de sa chambre. In Selected Correspondence of Fryderyk Chopin, collected and annotated by Bronislaw Edward Sydow, translated and edited by Arthur Hedley, McGraw-Hill, New York, Toronto, London, 1963, pp. 267 & 272.

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