Papier vélin

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Le papier vélin est un papier sans grain, soyeux et lisse qui a la particularité de ne pas laisser apparaître de vergeures. Ce papier évoque le parchemin de luxe, qui est fabriqué avec la peau du veau mort-né, le vélin. Pour rendre cet effet, les vergeures de la forme sur laquelle est coulée la pâte à papier sont remplacées par une fine toile métallique qui ne laisse aucune empreinte visible sur le papier.

En 1780, François-Ambroise Didot mit au point, avec les papetiers Johannot d’Annonay, la fabrication du papier vélin en France[réf. nécessaire].

C’est Benjamin Franklin (1706-1790), imprimeur de métier, qui le lui aurait fait connaître, car ce papier avait été inventé en Angleterre, vers 1750, par John Baskerville. Lorsqu’il séjourna en France comme ambassadeur des jeunes États-Unis d’Amérique, entre 1776 et 1785, il fit venir une presse dans sa maison de Passy. Il tint aussi à visiter l’imprimerie de François Ambroise Didot et lui confia son petit-fils auquel Firmin Didot enseigna la gravure et la fonte des caractères. Benjamin Franklin était également un membre assidu de l’Académie des sciences.

Le papier vélin, très lisse et moelleux, convenait particulièrement bien à l’impression avec les nouveaux caractères Didot, fins et légers, de style néoclassique, mais son coût élevé le réservait à des tirages de luxe.

Voir aussi[modifier | modifier le code]