Triades galloises

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Les Triades galloises (en langue galloise Trioedd Ynys Prydein, signifiant littéralement « Triades de l'île de Bretagne »), sont un groupe de textes inclus dans des manuscrits médiévaux gallois, dans lesquels sont conservés des fragments de culture galloise ancienne[1]concernant l'histoire aussi bien que la mythologie celtique. Il s'agit de listes de personnages groupés par trois selon une caractéristique commune (ex: Les trois beaux princes de l'île de Bretagne : Owain mab Urien, Rhun mab Maelgwn, Rhufawn mab Dewrarth Wledig, le Radieux). Parfois la triade est suivie d'un texte les détaillant ou développant leur légende. Ces triades seraient un regroupement par thème effectué par les bardes pour favoriser la mémorisation des récits.

Contenu[modifier | modifier le code]

Les textes contiennent des références au roi Arthur et à d’autres personnages de Bretagne insulaire ou de Bretagne armoricaine

Elles attestent ainsi de l'ancienneté et d'une continuité d'une tradition culturelle et littéraire bretonne des deux côtés de la Manche.

Certaines triades ne donnent que des listes de trois personnages qui ont quelque chose en commun, (ainsi « les trois poètes frivoles de l'île de Bretagne ») alors que d'autres donnent quelques explications. Il semble que ces triades sont nées chez les poètes gallois de l'époque comme procédé mnémotechnique dans la composition de poèmes et contes, puis sont devenues forme rhétorique de la littérature galloise médiévale, dont on retrouve un écho dans certaines pièces bretonnes du Barzaz Breiz.

Le conte Culhwch ac Olwen comporte ainsi plusieurs triades[réf. nécessaire].

Anciens recueils[modifier | modifier le code]

Le recueil le plus ancien de triades galloises est contenu dans le manuscrit Peniarth 16, aujourd'hui dans la National Library of Wales, que l’on date du troisième quart du XIIIe siècle et qui contient 46 des 86 triades éditées par Rachel Bromwich.

D’autres manuscrits importants contiennent le Peniarth 45 (écrit vers 1275), avec

Autres recueils[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle, l'écrivain et érudit gallois Iolo Morganwg rassembla une collection de triades, qu’il assurait avoir recueilli dans sa collection de manuscrits personnelle. Certaines sont semblables à ce que l'on a trouvé dans des manuscrits médiévaux, d’autres sont si personnelles qu’on pense généralement qu’il les a inventées.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Selon Rachel Bromwich, les Triades dans leur forme actuelle remontent au plus tard au IXe siècle, mais leur origine pourrait remonter aux VIe-VIIe siècles

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]