Théorème de van Kampen

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En topologie algébrique, le théorème de van Kampen (en), également appelé théorème de Seifert (en)-van Kampen, est un résultat permettant de calculer le groupe fondamental d'un espace topologique qui se décompose en deux espaces plus simples dont les groupes fondamentaux sont déjà connus.

Sommaire

[modifier] Énoncé

Soient U1, U2 des ouverts connexes par arcs ainsi que leur intersection, alors le groupoïde fondamental de U1U2 est égal à la somme amalgamée[1],[2] de ceux de U1 et U2 au-dessus de celui de leur intersection :

\pi(U_1\cup U_2)=\pi(U_1)*_{\pi(U_1\cap U_2)}\pi(U_2),

et de même pour les groupes fondamentaux[3],[4] en un point x commun à ces deux ouverts connexes:

\pi_1(U_1\cup U_2, x)=\pi_1(U_1,x)\underset{\pi_1(U_1 \cap U_2, x)}{\bigstar}\pi_1(U_2,x).

Un cas particulier essentiel est celui où U1U2 est simplement connexe : π1(U1U2,x) est alors le produit libre π1(U1,x)∗π2(U2,x) des groupes fondamentaux de U1 et U2.

Par exemple, un tore percé d'un trou est homéomorphe à la réunion de deux cylindres d'intersection simplement connexe. Le théorème de van Kampen montre que son groupe fondamental est ℤ∗ℤ, c'est-à-dire le groupe libre sur deux générateurs. De façon similaire, le groupe fondamental du plan projectif est le groupe à deux éléments.

[modifier] Cas de deux sous-espaces fermés

Le théorème énoncé ci-dessus reste valide si U1, U2 et U1U2 sont des sous-espaces fermés connexes par arcs[5].

Soient V1, V2 des sous-espaces fermés connexes par arcs qui admettent des revêtements simplement connexes, ainsi que leur intersection, et soit x un point commun à ces deux fermés. Alors le groupe fondamental de V1V2 en x est égal à la somme amalgamée des groupes fondamentaux de V1 et V2 en x au-dessus de celui de leur intersection :

\pi_1(V_1\cup V_2,x)=\pi_1(V_1,x) *_{\pi_1(V_1\cap V_2,x)}\pi_1(V_2,x).

[modifier] Notes et références

  1. Zisman 1972
  2. N. Bourbaki, Éléments de mathématique, Algèbre, p. I.80-84
  3. A. et R. Douady, 2e éd., p. 252 (la somme amalgamée était appelée produit libre amalgamé dans le tome 2 de la première édition).
  4. André Gramain, Topologie des Surfaces, PUF, 1971, pp. 28-30.
  5. A. et R. Douady, tome 2, qui suppose que les espaces admettent un revêtement universel pointé.

[modifier] Bibliographie

  • Michel Zisman, Topologie algébrique élémentaire, A. Colin, 1972 
  • Adrien Douady et Régine Douady, Algèbre et théories galoisiennes [détail des éditions] 
  • André Gramain, Topologie des Surfaces, PUF, 1971
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