Société mulhousienne des cités ouvrières

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La première réalisation de la SOciété Mulhousienne des Cités Ouvrières. Collections des Archives de Mulhouse.

La Société Mulhousienne des Cités Ouvrières (SOMCO) est créée, le 10 juin 1853 à l’initiative de Jean Dollfus, patron de Dollfus-Mieg et Compagnie pour répondre à la pression démographique du à l’essor industriel de la ville de Mulhouse et dans la logique philanthropique et paternaliste de l’époque[1].

Éléments historiques

Carré Mulhousien vers 1855. Collections des Archives de Mulhouse.

Parmi les douze fondateurs–actionnaires, des Dollfus, des Koechlin, des Zuber, et quatre fabriques dont deux d’impressions sur étoffes et deux filatures[2].

La cité ouvrière de Mulhouse est un quartier réalisé pour la classe ouvrière, dans la périphérie nord/nord-ouest de la ville, dans la deuxième moitié du XIXe siècle.

Le modèle d’habitation retenu est une maison accolée sur deux côtés avec un jardin appelé le carré mulhousien, et conçu par l’architecte Émile Muller.

Ces logements sont destinés à loger en priorité les ouvriers des filature. Mais aussi, dans un souci d’intégration à la ville d’autres métiers y sont représentés.

Son système d’accession à la propriété, la location-vente, permet aux acquéreurs de devenir propriétaires du logement en quinze ans en échange d’un acompte de 250 francs minimum et d’un crédit d’environ 20 francs par mois. La société souhaite vendre les maisons au prix de revient. L’ouvrier qui n’a pas les moyens reste locataire[3].

Devenue société anonyme d’HLM en 1923, la SOMCO possède aujourd’hui un patrimoine immobilier qui s’étend à sur toute l’Alsace et gère environ 5 650 logements sociaux dont une cité jardin de soixante maisons de ville proposées à des loyers au barème HLM et signées par quelques grands noms et jeunes pousses de l’architecture : Jean Nouvel (Paris), Shigeru Ban (Tokyo) et Jean de Gastines (Paris), Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal (Bordeaux/Paris), Duncan Lewis (Angers) et Matthieu Poitevin[4].

Notes et références

Notes

Références

  1. Myriam Ait-sidhoum, « Une nouvelle cité ouvrière à Mulhouse », sur Université Maurice Schumann de Strasbourg (consulté le )
  2. André Studer, « Historique de la cité ouvrière de Mulhouse », sur crdp-strasbourg.fr, (consulté le )
  3. Françoise Tromeur, « 1853, et l'’ouvrier eut droit de cité », sur Université Robert Schumann de Strasbourg (consulté le )
  4. Nicole Gauthier, « Mulhouse met du neuf dans son HLM », sur liberation.fr, (consulté le )

Bibliographie

  • Henri Cetty, La famille ouvrière en Alsace, Rixheim,1883.
  • David Changey, La cité idéale: projet de 1853, mémoire de maîtrise, Strasbourg, 1992-93.
  • Georges Duveau, La vie ouvrière en France sous le Second Empire, Tours, 1946.
  • Stephan Jonas, La cité de Mulhouse (1853-1870) : un modèle d’habitation économique et social du XIXè siècle, Strasbourg, 1981.
  • Raymond Oberlé, Mulhouse ou la genèse d’une ville, Besançon, 1985. (ISBN 978-2863390160)
  • Achille Penot, Les cités ouvrières de Mulhouse et du département du Haut-Rhin, Mulhouse, 1867.
  • Marie-Claire Vitoux, Paupérisme et assistance à Mulhouse au XIXe siècle (1800 - 1870), Strasbourg, 1989. (ISBN 978-2868207357)

Voir aussi

Liens externes