Société mulhousienne des cités ouvrières

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La première réalisation de la Société Mulhousienne des Cités Ouvrières. Collections des Archives de Mulhouse.

La Société mulhousienne des cités ouvrières (SOMCO) est une société d’HLM créée le à l’initiative de Jean Dollfus, patron de Dollfus-Mieg et Compagnie pour répondre à la pression démographique due à l’essor industriel de la ville de Mulhouse et dans la logique philanthropique et paternaliste de l’époque[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Parmi les douze fondateurs–actionnaires de la Société mulhousienne des cités ouvrières, des Dollfus, des Koechlin, des Zuber, et quatre fabriques dont deux d’impressions sur étoffes et deux filatures[2].

Carré Mulhousien vers 1855. Collections des Archives de Mulhouse.

Construite par la SOMCO dans la deuxième moitié du XIXe siècle à la périphérie nord/nord-ouest de la ville, la cité ouvrière de Mulhouse est un quartier dont les logements sont destinés en priorité aux ouvriers des filatures, mais d’autres métiers y sont représentés dans un souci d’intégration à la ville.

Le modèle d’habitation retenu est une maison accolée sur deux côtés avec un jardin appelé le carré mulhousien, et conçu par l’architecte Émile Muller.

Le système d’accession à la propriété, la location-vente, permet aux acquéreurs de devenir propriétaires du logement en quinze ans en échange d’un acompte de 250 francs minimum et d’un crédit d’environ 20 francs par mois. La société souhaite vendre les maisons au prix de revient. L’ouvrier qui n’a pas les moyens reste locataire[3].

Devenue société anonyme d’HLM en 1923, la SOMCO possède aujourd’hui un patrimoine immobilier qui s’étend à sur toute l’Alsace et gère environ 5 650 logements sociaux dont une cité jardin de soixante maisons de ville proposées à des loyers au barème HLM et signées par quelques grands noms et jeunes pousses de l’architecture : En 2005 réalisation de la Cité Manifeste de Mulhouse Mulhouse (Haut-Rhin), ensemble de 61 logements sociaux expérimentaux confiés par la Société mulhousienne des cités ouvrières (SOMCO), à cinq agences d'architectes Jean Nouvel (AJN, Paris); Duncan Lewis Scape Architecture & Block (Angers, Nantes), Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal (Paris) Matthieu Poitevin et Pascal Reynaud (Art'M Architecture, Marseille), Shigeru Ban et Jean de Gastines (Paris)[4],[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Myriam Ait-sidhoum, « Une nouvelle cité ouvrière à Mulhouse », sur Université Maurice Schumann de Strasbourg (consulté le 22 octobre 2012)
  2. André Studer, « Historique de la cité ouvrière de Mulhouse », sur crdp-strasbourg.fr, (consulté le 22 octobre 2012)
  3. Françoise Tromeur, « 1853, et l'’ouvrier eut droit de cité », sur Université Robert Schumann de Strasbourg (consulté le 22 octobre 2012)
  4. Nicole Gauthier, « Mulhouse met du neuf dans son HLM », sur liberation.fr, (consulté le 22 octobre 2012)
  5. Cité Manifeste de Mulhouse

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Cetty, La famille ouvrière en Alsace, Rixheim, 1883.
  • David Changey, La cité idéale: projet de 1853, mémoire de maîtrise, Strasbourg, 1992-93.
  • Georges Duveau, La vie ouvrière en France sous le Second Empire, Tours, 1946.
  • Stephan Jonas, La cité de Mulhouse (1853-1870) : un modèle d’habitation économique et social du XIXè siècle, Strasbourg, 1981.
  • Raymond Oberlé, Mulhouse ou la genèse d’une ville, Besançon, 1985. (ISBN 978-2863390160)
  • Achille Penot, Les cités ouvrières de Mulhouse et du département du Haut-Rhin, Mulhouse, 1867.
  • Marie-Claire Vitoux, Paupérisme et assistance à Mulhouse au XIXe siècle (1800 - 1870), Strasbourg, 1989. (ISBN 978-2868207357)

Liens externes[modifier | modifier le code]