Prison du Luxembourg

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Le palais du Luxembourg marquait, vers le sud, une sorte de frontière de la ville de Paris encore en extension.

Faute de croître dans un bel effet de perspective, le domaine du Luxembourg va croître en largeur, dans une absorption de bâtiments se jouxtant et un développement du jardin s’achevait vers l’ouest par des effets d'arbres en quinconce et de vastes allées. Cette partie sera lotie pour l’édification des rues.

Depuis que Marie de Médicis avait fait du palais lui-même une copie du palais de Pitti de Florence, le lieu avait participé étroitement aux affaires de famille des Bourbons, puis des Orléans.

En en faisant une prison, la Convention ne le modifiait pas considérablement. Ce qui en faisait, comparativement aux autres prisons de Paris, un endroit plutôt plaisant. Ce sont les Girondins qui y vécurent leurs derniers jours et on y trouvera successivement Jacques-René Hébert, Georges Danton, Camille Desmoulins, François-Philippe-Nazaire Fabre d’Églantine, Jean-Marie Hérault de Séchelles, enfin à son tour, après le 9 thermidor an II (27 juillet 1794), le peintre Jacques-Louis David, qui s'était gravement compromis dans l'entourage de Maximilien de Robespierre, et qui y peignit l'un de ses rares paysages.

C’est au Luxembourg que devait être selon les volontés de l'Assemblée législative, enfermée la famille royale, au lendemain du 10 août 1792. Mais la Commune de Paris objecta que l’existence de souterrain, sous l’assise du palais rendait dangereuse son utilisation car elle n’excluait pas des tentatives d’évasion.