Préville

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Jean-César Fenouil, Portrait du comédien Préville (1751), musée des beaux-arts de Marseille.

Préville, pseudonyme de Pierre-Louis Dubus, né à Paris le 19 septembre 1721 et mort à Beauvais le 18 décembre 1799, est un acteur français.

Il est le grand-père de l'écrivain Alexandre Furcy Guesdon (1780-1856), connu sous le nom de plume « Mortonval ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Attribué à Jean-Baptiste Massé, Pierre Louis Dubus (1721–1799), dit Préville, de la Comédie-Française, New York, Metropolitan Museum of Art.

Alors qu’il joue dans une médiocre troupe de province, Jean Monnet découvre les talents naissants de Préville à Rouen et l’engage pour la Foire Saint-Laurent de 1743. Il repart en province et reçoit un ordre de début pour la Comédie-Française où il paraît le dans le rôle de Crispin du Légataire universel de Regnard et dans celui du valet de la Famille extravagante de Legrand. C’est une révélation : la diction, le geste, le regard, tout est vrai chez Préville et il ne tarde pas à représenter le type du comédien parfait, capable de rendre les personnages les plus divers.

Le Mercure de France de novembre 1753 écrit de lui : « M. Préville est bien fait, il a une jolie figure, de la jeunesse, une intelligence supérieure, une mémoire admirable, une grande aisance au théâtre, beaucoup de précision dans son jeu, & un jeu qui est entièrement à lui ; il a peut-être plus d’agilité que de vivacité, & plus d’épanouissement dans la physionomie que de fond de gaieté ».

On cite souvent ce mot de Louis XV au duc de Richelieu, après avoir vu jouer Préville à Fontainebleau : « Jusqu’ici j’ai reçu les comédiens pour vous ; je reçois celui-ci pour moi. Vous pouvez le lui annoncer ».

Dès 1769, il part en tournée en province pendant la période de relâche, à la fin de la saison théâtrale, et joue plusieurs fois à Bruxelles où le prince Charles-Alexandre de Lorraine l’acclame et le couvre de cadeaux.

De 1753 à 1786, il crée plus de soixante rôles à la Comédie-Française, dont les plus remarquables sont ceux de Géronte du Bourru bienfaisant (Goldoni, 1771), de Michau de La Partie de chasse de Henri IV (Collé, 1773), du Barbier de Séville (Beaumarchais, 1775) et de Bridoison du Mariage de Figaro (Beaumarchais, 1784), l’un de ses derniers rôles.

Ami de David Garrick, qui le surnommait l’« Enfant de la nature », il avait épousé Madeleine-Angélique-Michelle Drouin (1731-1794), fille et sœur de comédiens. Il forma à l'art dramatique le jeune peintre Louis-Alexandre Péron (1776-1855)[1]

Ses Mémoires ont été publiés par Henri-Alexis Cahaisse en 1812.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L.-M. Moultat, Société libre des beaux-arts de Paris. Notice biographique sur Louis-Alexandre Péron. Lue à la séance de la Société libre des beaux-arts, le 4 décembre 1855, Hachette Livre BNF, édition originale : 1856.
  2. Notice de l'œuvre sur le site du Metropolitan Museum of Art.