Portlligat

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42° 17′ 37.51″ N 3° 17′ 07.22″ E / 42.2937528, 3.2853389

Portlligat

Portlligat, ou Port Lligat, est un petit village de pêcheurs de la comarque d'Alt Empordà, dans la province de Gérone, au nord de la Catalogne, en Espagne. Il est situé sur le cap de Creus, parc naturel maritime et terrestre, à 2 km au nord de Cadaqués.

Dali[modifier | modifier le code]

Ce village est mondialement connu pour avoir abrité la résidence principale du peintre espagnol Salvador Dalí devenu depuis 1997 le musée Fondation Gala-Salvador Dalí. Le peintre se disait

« lié à jamais à ce Portlligat – qui veut dire port lié ‐ où j’ai défini toutes mes vérités crues et mes racines. Je ne suis chez moi qu’en ce lieu ; ailleurs je campe[1]. »

Le peintre a représenté en arrière-plan de nombre la plupart ses tableaux la plage, la crique et les rochers de fonds de la baie. Ces éléments devinrent récurent à partir du Grand Masturbateur (1927) jusqu'à ses œuvres les plus tardives, devenant d'après Robert Descharnes « toile de fond et rideau de scène » de l’œuvre de Dali.

Un second élément récurrent de l’œuvre dalinienne est pris à la baie de Portlligat : les rochers qu'il exploita à la fois en tant que tel, et à la fois comme autoportrait sous forme du Grand Masturbateur, notamment dans la toile homonyme (le Grand Masturbateur, 1927), voire sous les deux formes à la fois (La Persistance de la mémoire, 1931) tout au long de sa vie.

Ces éléments se retrouvent également dans ses œuvres du mystiques : Christ de saint Jean de la Croix (1951), La Madone de Port Lligat (1949), Corpus hypercubus (1954), La Dernière Cène (Salvador Dalí) (1955).

La Maison de Salvador Dalí[modifier | modifier le code]

Salvador Dalí y fit construire sa maison, devenue aujourd'hui un musée. Séduit par le lieu dès les années 1930, il acheta une petite cabane de pêcheurs qu'il transforma en « véritable structure biologique » d'après ses termes. Elle constitue son unique résidence stable, partagée avec sa femme Gala jusqu'en 1982.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anna Otero, Histoire d’un tableau : la Persistance de la mémoire, Centre d’Estudis Dalinians (lire en ligne)