Portlligat

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42° 17′ 37.51″ N 3° 17′ 07.22″ E / 42.2937528, 3.2853389

Vue générale de la baie de Portlligat
Portlligat

Portlligat, ou Port Lligat, est un petit village de pêcheurs de la comarque d'Alt Empordà, dans la province de Gérone, au nord de la Catalogne, en Espagne. Il est situé sur le cap de Creus, parc naturel maritime et terrestre, à 2 km au nord de Cadaqués.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Portlligat littéralement en catalan « Port Lié », ou « Port Fermé », est une référence au port construit sur une baie fermée par des îles[1]. Les graphies Port Lligat et Port-Lligat sont répandues, bien que pour la mairie du village, seule l'orthographe Portlligat soit correcte[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

L'orographie de Portlligat est caractérisée par une petite baie séparée de la Méditerranée par une grande île - le « tap » (bouchon) ou « Illa del Correu », île du courrier. Elle constitue l'île principale de Port Lligat et fut immortalisée par Dali dans plusieurs de ses œuvres La madonna de Portlligat, Christ de Saint-Jean de la Croix et La Dernière scène. Une seconde île sépare le port de la mer, la petite île de Sa Farnera.

L'entré principale de la baie par la mer se fait par le canal formé par l'île de Sa Farnera et le littoral, bien qu'il existe un autre accès via un petit chemin entre l'Île de Portlligat et le littoral (Ses Buquelles) bien que sa faible profondeur et la grande quantité de rochers en limite l'usage aux petites embarcations.

Portlligat est l'une de les zones où l'on rencontre le lépidolite.

Dali[modifier | modifier le code]

Ce village est mondialement connu pour avoir abrité la résidence principale du peintre espagnol Salvador Dalí devenu depuis 1997 le musée Fondation Gala-Salvador Dalí. Le peintre se disait

« lié à jamais à ce Portlligat – qui veut dire port lié ‐ où j’ai défini toutes mes vérités crues et mes racines. Je ne suis chez moi qu’en ce lieu ; ailleurs je campe[3]. »

Le peintre a représenté en arrière-plan de nombre la plupart ses tableaux la plage, la crique et les rochers de fonds de la baie. Ces éléments devinrent récurent à partir du Grand Masturbateur (1927) jusqu'à ses œuvres les plus tardives, devenant d'après Robert Descharnes « toile de fond et rideau de scène » de l’œuvre de Dali.

Un second élément récurrent de l’œuvre dalinienne est pris à la baie de Portlligat : les rochers qu'il exploita à la fois en tant que tel, et à la fois comme autoportrait sous forme du Grand Masturbateur, notamment dans la toile homonyme (le Grand Masturbateur, 1927), voire sous les deux formes à la fois (La Persistance de la mémoire, 1931) tout au long de sa vie.

Ces éléments se retrouvent également dans ses œuvres du mystiques : Christ de saint Jean de la Croix (1951), La Madone de Port Lligat (1949), Corpus hypercubus (1954), La Dernière Cène (Salvador Dalí) (1955).

La Maison de Salvador Dalí[modifier | modifier le code]

Salvador Dalí y fit construire sa maison, devenue aujourd'hui un musée. Séduit par le lieu dès les années 1930, il acheta une petite cabane de pêcheurs qu'il transforma en « véritable structure biologique » d'après ses termes. Elle constitue son unique résidence stable, partagée avec sa femme Gala jusqu'en 1982.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anna Otero, Histoire d’un tableau : la Persistance de la mémoire, Centre d’Estudis Dalinians (lire en ligne)