Pora!

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PORA! (en ukrainien ПОРА! ce qui signifie « c'est l'heure ! ») est une organisation civique de la jeunesse en Ukraine de résistance non violente et préconisant l'instauration d'une vraie démocratie nationale, en opposition à ce qu'elle considérait alors comme le gouvernement autoritaire du président ukrainien Leonid Koutchma. Le groupe fut fondé en 2004, avec l'aide financière de George Soros[1], de la National Endowment for Democracy[2] et de l'Ambassadeur du Canada[3] pour coordonner l'opposition de la jeunesse au gouvernement de Koutchma. Les compétences spécifiques de ses 10000 cadres leur faisaient percevoir des émoluments de l'ordre de quelques milliers dollars mensuels[4],[5]. Il fut l'un des principaux mouvements de la révolution orange.

Le mode d'action des militants était typique de la méthode de Gene Sharp : Utilisation d'accessoires publicitaires tels que fanions, occupation pacifique de l'espace public par des tentes et des structures d'accueil[6], villages de tente dont le style rappelait le pacifisme de l'époque de Woodstock[7].

Ensuite, il se sépara en deux mouvements : Pora noir un mouvement de résistance civique de jeunes (et dont un certain essoufflement idéologique pourrait être révélé par la volonté de certains de ses membres de rejoindre l'Assemblée nationale ukrainienne - Autodéfense ukrainienne[8]), et Pora jaune, plus proche des partis politiques de la révolution[9].

Il existait une organisation jumelle, Znayu (je sais), dont le but était d'encourager la participation aux élections et de faciliter la vérification du scrutin[10]. Elle fut créée par des fondateurs d'Otpor : Stanko Lazendic et Aleksandar Maric qui sont maintenant interdits de séjour en Ukraine.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le financement des mouvements de jeunesEn Ukraine, Soros contribua $ 7 millions à Pora
  2. LE REMAKE IRANIEN DES REVOLUTIONS ROSE ET ORANGEAux États-Unis, le dossier ukrainien était entre les mains de Richard Armitage qui soutenait son candidat Yuschenko. Auparavant La NED/CIA avaient dépensé des millions de dollars pour soutenir l’association pro-Yuschenko, Pora(Il est temps). Les cadres de cette association ont été formés spécialement pour mener la contestation sitôt après la proclamation des résultats officiels.
  3. Le Canada a trempé dans l’organisation du « love in » ukrainien de 2004Selon le journaliste Mark MacKinnon, l’ambassadeur canadien alors en poste à Kiev, Andrew Robinson, a joué un rôle prépondérant dans ces événements. Il aurait versé dès le printemps 2004 la somme de 30 000 $ US au groupe Pora
  4. Les révolutions de couleur à l’assaut du Heartland
  5. Ukraine : la vraie fausse révolution orangele noyau dirigeant de " Pora " reçoit un salaire d'environ 2 000 dollars par mois venant des États-Unis sous forme d'" aide à la démocratie "
  6. Une version alternative de la « révolution orange » : transformations identitaires et « nation building spontané »la chaussée est occupée par les autobus et les tentes, dont la densité augmente à mesure que l’on s'approche du quartier général de PORA... Des dizaines de tentes de fabrication artisanale ont été installées sur le trottoir et, colorées par les manifestants, forment un kaléidoscope bariolé des différentes régions ukrainiennes.
  7. Dans l’ombre des « révolutions spontanées »Pora (C’est l’heure), installe des villages de tentes, dont la présence a été dûment préparée, sur l’artère principale de la ville, Khrechatik, qui prend des airs de Woodstock.
  8. Au cœur de la révolution orange - Épisode 2 : Les fils d’Ukraine Cette fois, Ochsana veut rentrer à l’UNSO, les forces nationale ukrainienne d’auto-défense, une autre milice qui gravite autour des camps, pour dit-elle « continuer à défendre la révolution ».
  9. Mouvements de jeunesse et « révolutions colorées » dans l’espace post-soviétique.Ainsi, le mouvement ukrainien Pora s’est scindé en deux mouvements. Le sous-groupe « Pora noir » reste un mouvement de résistance civique de jeunes, tandis que l’autre, le « Pora jaune », s’avère plus étroitement connecté aux partis politiques dits « orange ». Ce dernier s’est constitué en parti politique qui a fait alliance avec la coalition « Notre Ukraine » de Viktor Iouchtchenko en septembre 2007.
  10. Znayu (en géorgien, « Je sais »), une autre ONG ukrainienne, moins célèbre que la première, dont le but était d’organiser une campagne en faveur de la participation au scrutin et de proposer des méthodes pour déjouer les manipulations du vote. Philippe Mangeot, « Patte de Velours », in Vacarme, no 31, printemps 2005, [lire en ligne]
  11. La création de l'opposition «démocratique» en Ukraine

Liens externes[modifier | modifier le code]