Polarimétrie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Vue de la vallée de la Mort prise par un radar à synthèse d'ouverture. L'image est colorisée en utilisant la polarimétrie.

La polarimétrie est la science de la mesure de la polarisation de la lumière. Un polarimètre est utilisé pour ce faire. La polarimétrie des couches minces et des surfaces est connue sous le nom d'ellipsométrie.

La polarimétrie peut être utilisée pour déterminer un grand nombre de propriétés d'un objet, parmi lesquelles on peut trouver la biréfringence circulaire (ou pouvoir rotatoire), la biréfringence linéaire, et le dichroïsme (circulaire ou linéaire).

Pour mesurer la polarisation de la lumière, les instruments les plus modernes font appel à l'interférométrie alors que la plupart font appel à des filtres polarisants.

Mesure de la rotation optique[modifier | modifier le code]

Des échantillons optiquement actifs, comme les solutions de molécules chirales, présentent souvent une biréfringence circulaire qui cause la rotation du plan de polarisation de la lumière quand elle traverse l'échantillon.

Un polarimètre simple pour mesurer la rotation est formé d'un long tube fermé à une extrémité par du verre plat, à l'intérieur duquel on place l'échantillon. On place un prisme de Nicol à chaque extrémité du tube. On fait ensuite passer la lumière dans le tube. On fait ensuite tourner un des prismes jusqu'à ce que toute la lumière soit bloquée. On a immédiatement l'angle de polarisation de l'échantillon.

Polarimétrie astronomique[modifier | modifier le code]

Lorsqu'elle est émise par une étoile, la lumière est non polarisée, c'est-à-dire que la direction selon laquelle l'onde lumineuse oscille est quelconque. Par contre, lorsque la lumière est réfléchie, par exemple par une planète, elle se polarise, et la manière dont elle se polarise dépend de la surface sur laquelle elle s'est réfléchie : végétation, nuages, océans[1]...

En analysant la polarisation de la lumière provenant de l'étoile et de sa planète (la lumière provenant de la planète étant de l'ordre d'un million de fois plus faible que celle provenant de l'étoile), il est possible de déterminer la signature chimique (oxygène moléculaire, méthane, eau, ...) de la surface de la planète[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Schmid, H. M.; Beuzit, J.-L.; Feldt, M. et al., « Search and investigation of extra-solar planets with polarimetry », Direct Imaging of Exoplanets: Science & Techniques. Proceedings of the IAU Colloquium #200, vol. 1, no C200,‎ 2006, p. 165–170 (DOI 10.1017/S1743921306009252, Bibcode 2006dies.conf..165S)
  2. (en) Michael F. Sterzik, Stefano Bagnulo et Enric Palle, « Biosignatures as revealed by spectropolarimetry of Earthshine », Nature, no 483,‎ 2012, p. 64–66 (DOI 10.1038/nature10778, Bibcode 2006dies.conf..165S)

Voir aussi[modifier | modifier le code]