Place aux jeunes

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Place aux jeunes ou Au crépuscule de la vie (Make Way for Tomorrow) est un film américain réalisé par Leo McCarey, sorti en 1937.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Lucy et Barkley Cooper vivent ensemble à New York depuis cinquante ans, mais leur vie devient difficile. Barkley, qui a largement dépassé la soixantaine ne trouve plus d'emploi, alors que leur maison est hypothéquée. Comme ils ne peuvent plus payer les traites, la banque va saisir leur demeure. Ils font appel à leur cinq enfants pour qu'ils les aident à trouver une solution. Trois d'entre eux ne peuvent rien faire, mais deux autres proposent une solution provisoire : ils ont l'un et l'autre un petit espace disponible pour chacun des deux parents, qui vont donc être séparés pour la première fois de leur existence. Au bout de quelques semaines de cette vie, Lucy et Barkley ont compris qu'ils sont une gêne pour leurs enfants. Lucy décide d'acquiescer au vœu de son fils de la placer en maison de retraite, et Barkley accepte de partir chez sa fille en Californie. Avant le départ de Barkley, le vieux couple s'offre une dernière soirée à New York. Ils dinent et passent la nuit à l'hôtel de leur nuit de noces. Au matin, sur le quai de la gare, ils s'embrassent sans savoir s'ils se reverront.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Appréciation critique[modifier | modifier le code]

« Le miracle dans ce film, c'est la justesse de ton avec laquelle sont exprimés les sentiments et les réactions des divers personnages. Les enfants ne sont nullement des monstres. À leur manière ils aiment bien leurs parents, c'est-à-dire qu'ils les aiment à distance et tant que ceux-ci ne viennent pas déranger leurs habitudes, leur confort, leur petite vanité sociale. Les malentendus qui naissent de la présence de la vieille dame au foyer de sa fille sont le fruit de gaffes minuscules, de maladresses à peine perceptibles. Ils suffisent pourtant à faire craquer le vernis de l'affection et de la simple piété filiale.[...]

Leo McCarey conduit son film d'une main sûre. La simplicité de son style, sa lucidité amère, son humour cruel, triomphent de toutes les embûches du scénario. Sans avoir l'air d'y toucher, il nous assène d'humbles vérités qui nous font frémir[1]. »

— Jean de Baroncelli, Le Monde, 6 octobre 1966

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Monde, 6 octobre 1966 (accès restreint)

Liens externes[modifier | modifier le code]