Philippe de Toulouse

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Philippe de Toulouse (ou Philippa de Toulouse), morte en 1117, est une duchesse d’Aquitaine par mariage, ayant épousé le duc Guillaume IX le Troubadour[1]. Elle était fille de Guillaume IV[2], comte de Toulouse et d’Emma de Mortain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son grand-père, le comte Pons de Toulouse avait indiqué dans son testament que si son fils aîné Guillaume décédait sans fils, le comté de Toulouse et ses autres biens reviendraient à son fils cadet Raymond de Saint-Gilles. C’est ce qui arrive en 1094, quand Guillaume meurt au cours d’un pèlerinage en Terre Sainte.

Son oncle la marie[3] peu après à Guillaume IX le Troubadour (v. 1070 † 1127), duc d’Aquitaine, de Gascogne et comte de Poitiers. De ce mariage sont nés :

En 1098, Guillaume profite de l’éloignement de Raymond de Saint-Gilles et des imprudences de son fils Bertrand pour occuper le comté de Toulouse, qu’il revendique au nom de sa femme, mais Bertrand profite du départ en croisade de ce dernier pour reprendre Toulouse. Guillaume tente de prendre encore Toulouse de 1113 à 1119, profitant de la jeunesse d’Alphonse Jourdain, sans plus de succès durable.

En 1115, Guillaume le Troubadour s’éprend de Maubergeonne de l’Isle-Bouchard, épouse d’un de ses vassaux, Aymeric Ier, vicomte de Chatellerault, et répudie Philippe qui se retire dans un couvent. Elle meurt le 28 novembre 1117. Guillaume, excommunié par le pape, ne pourra pas épouser sa maîtresse pour autant, car celle-ci reste mariée. Les droits de Philippe sur le comté de Toulouse ne sont pas oubliés pour autant, car sa petite-fille Aliénor, reine de France par son mariage avec Louis VII tenta par la suite d’en faire la conquête en 1141. Le second mari d'Aliénor, Henri II Plantagenêt, et leur fils Richard Cœur de Lion tentent également d'annexer le comté de Toulouse.

Jusqu’à la fin du XVIe siècle, le prénom de Philippe est aussi un prénom féminin. La forme féminisée de ce prénom, Philippa, la plus couramment utilisée actuellement n’apparaît qu’au XVIIe siècle en Angleterre et au XIXe siècle en France. La forme Philippine elle, apparaît en début du XVIIIe siècle.[réf. nécessaire]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Guillaume IX d’Aquitaine
  2. Guillaume IV de Toulouse
  3. Comme ses parents se sont mariés aux alentours de 1080, elle n’est pas âgée de plus de quatorze ans.