Pendule double
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[modifier] Présentation

Exercice classique de mécanique, il s'agit d'un pendule à l'extrémité duquel on accroche un autre pendule. On a donc deux tiges de longueur
et
, de masse nulle et deux masses
et
.
[modifier] Mise en équation utilisant l'approche lagrangienne
L'énergie cinétique vaut :
![T=\frac{1}{2}m_1v_1^2+\frac{1}{2}m_2v_2^2=\frac{1}{2}m_1l_1^2\dot{\theta}_1^2 +
\frac{1}{2}m_2[l_1^2\dot{\theta}_1^2+l_2^2\dot{\theta}_2^2 +
2l_1l_2\dot{\theta}_1\dot{\theta}_2\cos(\theta_1-\theta_2)]](http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/math/8/2/8/82815b8fa0e0172639137e3e863cccb1.png)
où
est l'angle par rapport à la verticale et
la vitesse du pendule
.
L'énergie potentielle vaut :
(
étant l'altitude de la masse
), ou
.
Le lagrangien vaut donc :
, soit

En appliquant les équations de Lagrange, on obtient les équations du mouvement :
(1) 
(2) 
Ce système possède des solutions périodiques décomposables en deux modes, mais il est chaotique, c’est-à-dire qu'il possède aussi des solutions ni périodiques ni pseudo-périodiques, mais présentant en permanence un mouvement original, et qu'il est alors sensible aux conditions initiales.
[modifier] Mise en équation utilisant l'approche newtonnienne
L'affixe de l'extrémité du premier pendule est
et celle de l'extrémité du deuxième :
où
.
L'accélération de cette dernière vaut donc
.
La relation fondamentale de la dynamique en
permet de dire que
est colinéaire à
, et que donc
est réel. L'écriture de la nullité de sa partie imaginaire donne l'équation (2) ci-dessus.
La relation fondamentale de la dynamique en
s'écrit
où
est l'affixe de la tension de la première tige agissant sur
et
celle de la deuxième tige agissant sur
.
étant colinéaire à
, l'écriture de la nullité de la partie imaginaire de
donne l'équation (1).
[modifier] Pendule à entraînement circulaire uniforme
Une autre exercice classique concerne le cas où la première tige se meut d'un mouvement uniforme autour de son axe. On a alors
et l'équation différentielle du mouvement, issue de (2), s'écrit, en posant
:
.
Pour de petites oscillations et
, l'équation se linéarise en
et le système se comporte donc en oscillateur harmonique forcé :

Mais si dans ce cas on choisit
, on obtient un phénomène de résonance ; par définition, les petites oscillations ne restent pas petites, et l'on tombe en fait dans un mouvement chaotique :
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