Fonction périodique

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En mathématiques, une fonction périodique est une fonction qui lorsqu'elle est appliquée à une variable, reprend la même valeur si on ajoute à cette variable une certaine quantité fixe appelée période. Des exemples de telles fonctions peuvent être obtenus à partir de phénomènes périodiques, comme l'heure indiquée par la petite aiguille d'une horloge, les phases de la lune, etc.

Définition[modifier | modifier le code]

La fonction sinus est périodique de période égale à 2\pi.

Une fonction f définie sur un ensemble \mathcal D \subset \R de nombres réels est dite périodique de période t \in \R^* (ou t-périodique) si et seulement si:

\forall x\in\mathcal D,\ x+t\in \mathcal D\quad\mathrm{et}\quad f(x+t)=f(x)\ .

Pour une fonction périodique, le graphe peut être tracé en recopiant de façon répétitive, une portion particulière de longueur une période, à intervalles réguliers : c'est une propriété d'invariance par translation.

Par exemple, la fonction partie fractionnaire f qui associe à un nombre réel sa partie fractionnaire définie par

\forall x\in\mathbb{R},\ f(x)=x-[x]

Ici, [x] désigne la partie entière de x. La fonction f est périodique et de période 1. Ainsi nous avons

f( 0,5 ) = f( 1,5 ) = f( 2,5 ) = \ldots = 0,5.

Si une fonction f est périodique de période t alors pour tout x appartenant à l'ensemble de définition de f et pour tout entier naturel n :

f( x + nt ) = f( x )

Ce résultat se démontre par récurrence.

Dans l'exemple précédent, la fonction étant de période 1, nous avons pour tout réel x

f( x ) = f( x + 1 ) = f( x + 2 ) \ldots

Si on considère l'ensemble des périodes strictement positives d'une fonction f et si f est continue et que cet ensemble n'admet pas de plus petit élément alors f est constante, sinon f admet une plus petite période strictement positive. Les fonctions sinus et cosinus sont périodiques et de période 2\pi.

La théorie des séries de Fourier cherche à écrire une fonction périodique arbitraire comme une somme de fonctions trigonométriques.

En physique, un mouvement périodique est un mouvement dans lequel la position (ou les positions) d'un système sont exprimables à l'aide de fonctions périodiques du temps, ayant toutes la même période.

Moyenne, dérivée et primitive des fonctions périodiques numériques[modifier | modifier le code]

Valeur moyenne[modifier | modifier le code]

La valeur moyenne d'une fonction périodique f intégrable de période T est la valeur suivante, qui est indépendante de a :

\mu = \frac{1}{T} {\int_0^T f(x)\mathrm{d}x}=\frac{1}{T} \int_a^{a+T} f(x)\mathrm{d}x

Ainsi la fonction cosinus est de moyenne nulle, son carré de moyenne 1/2.

Quitte à ajouter une constante à la fonction, on peut changer sa valeur moyenne.

Dérivée et primitive[modifier | modifier le code]

  • La dérivée d'une fonction \mathcal C^1, T-périodique, est T-périodique et de moyenne nulle
  • Une fonction f continue et T-périodique admet une primitive T-périodique si et seulement si f est de moyenne nulle (toutes les primitives sont alors périodiques, une seule étant de moyenne nulle).

Pour une étude plus précise des propriétés de la dérivation pour les fonctions périodiques, il faut introduire les séries de Fourier ; on peut alors démontrer l'inégalité de Wirtinger qui compare les normes de f et de sa dérivée.

Articles connexes[modifier | modifier le code]